Premiers poèmes, 1885‑1890· Sites 1887
II. « Nous n’arriverons pas, ô mon âme, au revers »
Nous n’arriverons pas, ô mon âme, au reversDo la colline d’où l’on voit en la valléeLa maison qui fait choir au sable de l’alléeSon ombre et la défleuraison des jasmins verts ;
C’était pourtant ainsi charmant de fuir et versCelle qui fut la sœur des roses de l’année ;Sur la foi d’un refrain de chanson surannéeVers Elle, malgré le mensonge des vieux vers :
« Elle t’attend, là-bas, à la maison des treilles,« Comme la paille au toit d’une ruche d’abeilles« Sa chevelure est blonde et son amour t’attend… »
Mais la route dévie et dans le crépuscule,Avec un bruit sinistre d’ailes, on entendUn moulin qui se désespère et gesticule
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources