Recueil intime, 1881· II
Saule pleureur
POUR sujet proféré,‖ les poètes de ChineOnt le saule pleureur‖ se suspendant sur l’eau.Ou dirait une vierge‖ à taille souple et fine,Que de ses longs cheveux‖ courberait le fardeau.
Chaque fleur d’une étoile‖ a la pâleur divine ;Chaque feuille au zéphir‖ tremble comme un oiseau ;Et la nappe immobile‖ oh l’arbre se dessine,A l’air d’un grand œil triste‖ oit se mire un tombeau.
Sous son ombre, vers l’heure‖ où le soleil décline,Quand d’obliques rayons‖ dorent chaque rameau,Celui qui vient songer,‖ les bras sur la poitrine,
Sent fleurir dans son cœur‖ quelque chose de beauEt comprend votre culte,‖ ô poètes de Chine,Pour le saule pleureur‖ se suspendant sur l’eau.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab aba bab
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Chine / fine féminine, classiqueb l’eau / fardeau masculine, classiquea divine / dessine féminine, classiqueb oiseau / tombeau masculine, classiquea décline / poitrine / Chine féminine, classiqueb rameau / beau / l’eau masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Recueil intime, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1881· numérisation poesies.net· Sources