Le plaisir des jours, 1914
Arrivée
LE train s’arrête… Enfin ! me voici revenu !Tu te penches vers moi ; ta main déjà me toucheDu geste qui l’agite au bout de ton bras nu,Et ton baiser, de loin, me sourit sur ta bouche.
Douce étreinte où je sens ma fièvre s’apaiser !Un dernier rayon rose autour de toi se joue,Et, longuement, je goûte, en ce premier baiser,La fraîcheur du jardin demeurée à ta joue.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources