Le plaisir des jours, 1914
La Montée
Nous montons, pas à pas, la venelle grimpante ;J’aperçois le portail et le jardin en penteQui fait à la maison comme un socle de fleurs…Les tilleuls, qu’ont jaunis les premières chaleurs,Relèvent dans le soir leurs têtes fatiguées ;Derrière les buissons des voix d’enfants sont gaies :On devine, l’on sent, dans cette fin de jour,Que toutes les maisons s’éclairent d’un retour.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources