Le plaisir des jours, 1914
Croquis d’Été
QUATRE heures de l’après-midi…Le soleil lentement décline ;Déjà sur la plaine a grandiL’ombre fraîche de la colline.
Le vent se lève ; et, peu à peu,Se rouvrent les fleurs desséchées ;Un ruisseau jette un éclair bleuAu milieu des herbes penchées.
Les peupliers dans le lointainSemblent hausser leurs silhouettes…Le ciel s’emplit, comme au matin,Du chant léger des alouettes.
Et, déposant le battoir prompt,Les laveuses agenouillées,En bavardant, s’essuient le frontDu revers de leurs mains mouillées.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources