Le plaisir des jours, 1914
Inquiétude
JE te sens là, tout près de moi… Tu dors, sans doute :Il est tard ; notre amour veille en moi, doucement.Je suis sûr de mon cœur, du tien ; je ne redouteAucune ombre de peine à ton visage aimant.
Je sais que le bonheur fera toujours plus brèves .Pour notre cher désir les heures qui viendront…Tu dors ; et je veux mettre un baiser sur ton front,Car je n’ai peur pour toi que de tes mauvais rêves.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources