Les vierges, 1890‑1894· Les extases
Au Cloître
A Georges Guyot.
DANS la chapelle sombre où n’entrent que les Vierges,Les parfums de l’encens et la ferveur des ciergesDe l’autel recueilli montent pieusement.Le crépuscule en deuil agonise aux verrières,Et dans l’ombre, comme un vague chuchotement,On sent frémir tout bas des lèvres en prières, —Tandis qu’ouvrant son âme au divin Fiancé,Qui, du haut de la croix, lui sourit et l’embrasse,La sœur pâle, en tremblant, penche son front lasséVers la robe aux longs plis qui recèle sa, grâce.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources