Fin d’œuvre, 1919· Poésies anciennes
Madone d’amour
Chère Idole, Madone à moi,Étanche enfin ma soif de toi !Console un vieux mélancoliqueIngénuement diabolique.
Prends mon cœur, ma vie et ma foiObéissants et pleins d’émoi :Laisse ta bonne âme angéliqueExaucer ma tendre supplique.
Use de mon indépendanceEt sers-toi de ma volonté,Je suis soumis à ta beauté !
Très adorable Providence,Règne sur moi jusqu’à la mortEt sauve-moi du mauvais sort !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fin d’œuvre, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1919· numérisation crcrosnier.fr· Sources