Les apparitions, 1896
Les paysages
La Nature ne rend heureuxQue les innocents et les sagesParce que regardant en euxIls retrouvent ses paysages.
La vision de sa beautéDouce ou grave se continueEn leur conscience ingénueRéfléchissant sa pureté.
Mais le pervers, lui, n’a point d’yeuxPour le roc, l’eau, l’arbre et les cieux :Il contemple en son être infâme
Le cauchemar plein de frissonsEt le stagnant dégoût qui sontLes paysages de son âme.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources