Les apparitions, 1896
Les pendants
Conseillé par le vin perfideL’homme en reboit un dernier coup,Puis, se passant la corde au cou,Tire la langue dans le vide.
Il froidit là, sous la solive,Quand, parallèlement arrive,Acrobate mince et subtil,L’araignée au bout de son fil.
Alors, devant l’énorme masseQui flotte lourde et qui grimace,Elle dit, bénissant son sort,
Narquoise en sa philosophie :– « C’est pourtant vrai que c’est la MortQui fait le pendant de la Vie ! »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources