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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Les Musardises, 1893· I La chambre d’étudiant

XIII. Souvenirs de vacances

Edmond Rostand· quatrains, octosyllabes et alexandrins, 318 vers

I Le tambourineur

A l'heure où l'invisible‖ orchestre des cigalesN'exerce pas encor‖ ses petites cymbales,Quand l'horizon est rose‖ et vert, de bon matin,Par les sentiers pierreux‖ de la blanche colline,En jouant un vieil air‖ lentement s'achemineLe tambourineur, beau‖ comme un pâtre latin.Sous les pins parasols‖ d'où pleuvent les aiguillesQui rendent les sentiers‖ glissants, il fait des trillesSur le fin gaboulet,‖ comme un merle siffleur.Sa longue caisse aux flots‖ de rubans verts ballante.Il s'en va pour donner‖ une aubade galanteA la belle qui l'a‖ choisi pour cajoleur.

Il souffle dans son fifre‖ un air très gai de danse,Pendant qu'il frappe avec‖ la baguette, en cadence,La peau du tambourin‖ qui ronfle sourdement.Le petit galoubet‖ d'ivoire rossignole,Et le tambourin, suit‖ l'alerte, farandoleD'un monotone, un peu‖ triste, accompagnement.Tambourineur d'Amour,‖ comme je te ressemble !Je vais jouant du triste‖ et du gai tout ensemble :Le tambourin sonore‖ et grave, c'est mon cœur,Rien plus lourd à porter,‖ va, que ta caisse lourde !Mais, toujours, cependant‖ qu'il fait sa plainte sourde,Sifflote mon esprit,‖ ce galoubet moqueur !

II L’étang

L'étang, dont le soleil‖ chauffe la somnolence,Est fleuri ce matin‖ de beaux nénuphars blancs.Les uns, sortis de l'eau,‖ semblent offrir, tremblants.Leur assiette de Chine‖ où de l'or se balance.

D'autres n'ont pu fleurir,‖ mais purent émerger,Et, pointe autour de quoi‖ l'onde en cercles se plisse,Leur gros bouton bronzé‖ qui commence à nagerEst une cassolette‖ avant d'être un calice.

D'autres, encor plus loin‖ du moment de surgir,Promesse de boutons‖ par l'eau glauque couverte,Se bercent d'un remous‖ sous l'ample feuille verteQu'on voit, comme un plateau‖ de laque, s'élargir.

Ainsi sont mes pensers‖ dans leur floraison lente.Il en est d'achevés‖ que leur tige me tend,Complètement éclos,‖ comme, sur cet étang,Les nénuphars berçant‖ leur soucoupe indolente.

D'autres n'ont encor pu‖ qu'atteindre le niveau…Et ce sont eux surtout‖ que, poète, on caresse,Qu'on laisse à fleur d'esprit‖ flotter avec paresse,Comme les nénuphars‖ qui pointent à fleur d'eau.

Mais je sens la poussée‖ en moi, vivace et sourde,D'autres pensers‖ germes mystérieusement,Qui montent en secret‖ vers leur achèvement,Comme les nénuphars‖ qui dorment sous l'eau lourde.

III Les papillons

En Mai, quand les brises roucoulent,Quand fleurissent toutes les fleurs,Les papillons sont grands buveurs :Les petits papillons se soûlent.

Souvent, au crépuscule gris,A l'heure où le couchant se clore,On en voit balocher encore :C'est tout simplement qu'ils sont gris.

Le regard les suit et s'étonneDe les voir, dans le jour tombant,S'en aller d'un vol titubant,D'un vol qui zigzague et festonne.

Les pauvrets se sont attardésA boire dans toutes les roses ;Pour chasser les ennuis morosesIls se sont un peu pochardés.

Au sortir de leur chrysalideFaisant dehors leurs premiers pas,Pour les parfums n'avaient-il pasEncor la tête assez solide ?

Avaient-ils des chagrins d'amour,Ces papillons ? Voulaient-ils boirePour se consoler d'un déboire ?Mon Dieu, ça se voit chaque jour !

Ou par des amis en goguetteSe laissèrent-ils emmenerDe fleur en fleur biberonner,Comme de guinguette en guinguette ?

Eux, les élégants papillons,Si corrects près des marguerites,Ils sont, en regagnant leurs gîtes,Dépoudrés de leurs vermillons !

Et gris à rouler sous les roses,Lorsqu'il leur faut rentrer chez eux,Ils s'en reviennent deux par deux…Et voilà qu'ils disent des choses !…

Ils se détaillent leurs amours,Se vantent de leurs prétentaines,Mettent de travers leurs antennes,S'attendrissent, font des discours ;

Eux, les doux frôleurs de corolles,Les petits Platons de l'air pur,Amis des lys et de l'azur,Ils racontent des gaudrioles !

Quand les nectars et les rayonsOnt troublé leur âme sensible,Il n'y a rien de plus terribleQue l'ivresse des papillons !

Dons Juans récitant leurs listes,Ils révèlent soudain aux fleursQuelles âmes d'écornifleursIls cachaient, ces idéalistes !

Battant des ailes de pastel,Chacun, avant la nuit, aspireUn dernier lys avec sa spire,Ainsi que l'on hume un cocktail !

Les roses ayant une essenceQui grise mieux que le trois-six,Ce qu'au buisson dit le TircisEst de la plus rare indécence.

Les Machaons sont déchaînés.Et les hautaines AtalantesNe fuient qu'avec des ailes lentesQui semblent leur dire : « Venez ! »

Le Mars, gai comme un soir de solde,Dit au Tabac d'Espagne : « Ohé ! »Le Daphnis change de Chloé.Le Tristan se trompe d'Ysolde.

A demain matin les pardons !Il faudra qu'on s'y reconnaisse.Mais, ce soir, plus d'une VanessePour les phlox trahit les chardons.

Un obscur papillon d'avoineTutoie un lilas de jardin.Le papillon du chou, soudain,Appelle : « Mon chou ! » la pivoine.

Le désordre règne. Il n'y aPlus de lois ni de protocoles »L'Argus parle argot. « Tu me colles ! »Dit l'Argynne au pétunia.

Le Demi-Deuil n'est plus sévère.Et : « Ma primevère n'est pasGrande », dit le Sylvain tout bas,« Mais je bois dans ma primevère ! »

IV Déjeuner de soleil

Le soleil hume la roséeQui s'évapore lentement.Vers lui, dans le matin charmant,Elle monte, vaporisée,

L'aurore fait le firmamentD'une teinte exquise et rosée.Le soleil hume la roséeQui s'évapore lentement.

Sur chaque brin d'herbe est poséeUne goutte arc-en-cieliséeDe plus de feux qu'un diamant…Et, comme il en est très gourmand,Le soleil hume la rosée.

V Les cochons roses

Le jour s'annonce à l'OrientDe pourpre se coloriant ;Le doigt du matin souriantOuvre : les roses ;Et sous la garde d'un gaminQui tient une gaule à la main,On voit passer sur le cheminLes cochons roses,

Lé rose rare au ton charmantQu'à l'horizon, en ce moment,Là-bas, au fond du firmament,On voit s'étendre,Ne réjouit pas tant les yeux,N'est pas si frais et si joyeuxQue celui des cochons soyeuxD'un rose tendre.

Le zéphyr, ce doux maraudeur,Porte plus d'un parfum rôdeur,Et, dans la matinale odeurDes églantines,Les petits cochons transportésOnt d'exquises vivacitésEt d'insouciantes gaîtésPresque enfantines.

Heureux, poussant de petits cris,Ils vont par les sentiers fleuris,Et ce sont des jeux et des risRemplis de grâces ;Ils vont, et tous ces corps charnusSont si roses qu'ils semblent nus,Comme ceux d'amours ingénusAux formes grasses.

Des points noirs dans ce rose clairSemblant des truffes dans leur chairLeur donnent vaguement un airDe galantine,Et leur petit trottinementA cette graisse, incessamment,Communique un tremblotementDe gélatine.

Le long du ruisseau floflottantIls suivent, tout en ronflotant,La blouse au large dos flottantDe toile bleue ;Ils trottent, les petits cochons,Les gorets gras et folichonsRemuant les tire-bouchonsQue fait leur queue.

Et quand les champs sans papillonsExhaleront de leurs sillonsLes plaintes douces des grillonsToujours pareilles,Les cochons, rentrant au bercail,Défileront sous le portail,Agitant le double éventailDe leurs oreilles.

Puis, quand, là-bas, à l'Occident,Croulera le soleil ardent,A l'heure où le soir descendantTouche les roses,Paisiblement couchés en rond,Près de l'auge peinte en marron,Bien repus, ils s'endormiront,Les cochons roses…

VI Le petit chat

C'est un petit chat noir,‖ effronté comme un page.Je le laisse jouer‖ sur ma table, souvent.Quelquefois il s'assied‖ sans faire de tapage ;On dirait un joli‖ presse-papier vivant.

Rien de lui, pas un poil‖ de sa toison ne bouge.Longtemps il reste là,‖ noir sur un feuillet blanc,A ces matous, tirant‖ leur langue de drap rouge,Qu'on fait pour essuyer‖ les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est‖ extrêmement comique.Pataud et gracieux,‖ tel un ourson drôlet.Souvent je m'accroupis‖ pour suivre sa mimiqueQuand on met devant lui‖ la soucoupe de lait.

Tout d'abord, de son nez‖ délicat il le flaire,Le frôle ; puis, à coups‖ de langue très petits,Il le lampe ; et dès lors‖ il est à son affaire ;Et l'on entend, pendant‖ qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue,‖ et sans faire une pause,Et ne relève enfin‖ son joli museau platQue lorsqu'il a passé‖ sa langue rêche et rosePartout, bien proprement‖ débarbouillé le plat.

Alors, il se pourlèche‖ un moment les moustaches,Avec l'air étonné‖ d'avoir déjà fini ;Et, comme il s'aperçoit‖ qu'il s'est fait quelques taches.Il relustre avec soin‖ son pelage terni.

Ses yeux jaunes et bleus‖ sont comme deux agates ;Il les ferme à demi,‖ parfois, en reniflant,Se renverse, ayant pris‖ son museau dans ses pattes.Avec des airs de tigre‖ étendu sur le flanc.

Mais le voilà qui sort‖ de cette nonchalance,Et, faisant le gros dos,‖ il a l'air d'un manchon ;Alors, pour l'intriguer‖ un peu, je lui balance,Au bout d'une ficelle‖ invisible, un bouchon.

Il fuit en galopant‖ et la mine effrayée,Puis revient au bouchon,‖ le regarde, et d'abordTient suspendue en l'air‖ sa patte repliée,Puis l'abat, et saisit‖ le bouchon, et le mord.

Je tire la ficelle,‖ alors, sans qu'il le voie ;Et le bouchon s'éloigne,‖ et le chat noir le suit,Faisant des ronds avec‖ sa patte qu'il envoie,Puis saute de côté,‖ puis revient, puis refuit.

Mais dès que je lui dis :‖ « Il faut que je travaille ;Venez vous asseoir là,‖ sans faire le méchant ! »Il s'assied… Et j'entends,‖ pendant que j'écrivaille,Le petit bruit mouillé‖ qu'il fait en se léchant.

VII Ballade du petit bébé

Il fait un gazouillis suave,Un chantonnement continu,Sans souci du ton, de l'octave.Son crâne au seul frison ténuEst si blond qu'il paraît chenu.Par une prudente planchetteDans son haut fauteuil retenu,Le petit bébé fait risette.

Et puis il désigne, très brave,Le gros chat, de son doigt menu.Et puis, quand sa bonne le laveEt poudre tout son corps charnu,De vive force maintenuJambes en l'air, sans chemisette,En montrant son derrière nuLe petit bébé fait risette.

Après quoi, longuement, il bave.Et comme un objet inconnuIl contemple, rêveur et grave,Son pied dans ses deux mains tenu.Et, pris du désir saugrenuDe sucer son bout de chaussetteAuquel il n'est pas parvenu,Le petit bébé fait risette.

Épousez-vous, couple ingénu,Comme Marius et Cosette.Tout rit lorsque, nouveau venu,Le petit bébé fait risette.

VIII Crépuscule

Au bord de l'horizon‖ les collines boiséesOndulent, en prenant‖ des teintes ardoisées,Cependant qu'un dernier‖ reflet, comme un micaPiqué sur les coteaux,‖ scintille clans leur brume,Et que, timidement,‖ une étoile s'allumeDans l'azur pâle et délicat.

Les arbres, sur le ciel,‖ de leurs grêles membrures,Font un dessin pareil‖ à celui des nervuresD'une feuille. A présent,‖ les étoiles sont deux,Et luisent à travers‖ la vapeur violetteComme des yeux de femme‖ à travers la voilette…Les arbres ont un air frileux.

Tous les contours ont des‖ finesses d'aquarelle.Les fonds sont des lavis‖ très clairs. Un clocher — frêleS'effile exquisement‖ sur le lointain bleuté.Les étoiles sont trois.‖ La campagne repose,Et dans le ciel vert d'eau‖ monte une lune roseComme un cuivre désargenté.

De larges bandes d'or‖ l'horizon se chamarre.Mais le dernier reflet‖ s'est éteint sur la mare.On croit voir des cyprès‖ dans les hauts peupliers.Le jour traîne un moment‖ encor son agonie.Les crapauds font un chant‖ d'une plainte infinie…Les étoiles sont des milliers.

IX On souffle

On souffle, et vous vous envolez,Duvet des chandelles de neige !Le souffle qui vous désagrègeMet à nu des cœurs désolés !

Par un jeu bête et sacrilègePauvres cœurs désauréolés !On souffle, et vous vous envolez,Duvet des chandelles de neige !

Rayons blancs dont sont étoilésNos cœurs naïfs (au mien que n'ai-jeVotre poids encor, qui l'allège !)Ainsi, vous nous êtes volés :On souffle, et vous vous envolez !

Versification

Forme
Quatrains
Rimes
2(aabccbddeffe) 30(abba) 13(abab) 1(aabba) 8(aaabcccb) 3(ababbcbc) 4(aabccb) 1(abbaa)
Mètre
Octosyllabes et alexandrins (190 de 8, 112 de 12, 16 de 4)· profil 4, 8, 6=6
Strophes
43 quatrains, 11 huitains, 4 sizains, 2 douzains, 2 quintils
Mots à la rime
a cigales / cymbales féminine, classiqueb matin / latin masculine, classiquec colline / s'achemine féminine, classiqued aiguilles / trilles féminine, classiquee siffleur / cajoleur masculine, classiquef ballante / galante féminine, classiquea danse / cadence féminine, classiqueb sourdement / accompagnement masculine, classiquec rossignole / farandole féminine, classiqued ressemble / ensemble féminine, classiquee cœur / moqueur masculine, classiquef lourde / sourde féminine, classiquea somnolence / balance féminine, classiqueb blancs / tremblants masculine, classiquea émerger / nager masculine, classiqueb plisse / calice féminine, classiquea surgir / s'élargir masculine, classiqueb couverte / verte féminine, classiquea lente / indolente féminine, classiqueb tend / étang masculine, non classiquea niveau / d'eau masculine, classiqueb caresse / paresse féminine, classiquea sourde / lourde féminine, classiqueb mystérieusement / achèvement masculine, classiquea roucoulent / soûlent féminine, classiqueb fleurs / buveurs masculine, classiquea gris masculine, classiqueb clore / encore féminine, classiquea s'étonne / festonne féminine, classiqueb tombant / titubant masculine, classiquea attardés / pochardés masculine, classiqueb roses / moroses féminine, classiquea chrysalide / solide féminine, classiqueb pas masculine, classiquea d'amour / jour masculine, classiqueb boire / déboire féminine, classiquea goguette / guinguette féminine, classiqueb emmener / biberonner masculine, classiquea papillons / vermillons masculine, classiqueb marguerites / gîtes féminine, classiquea roses / choses féminine, classiqueb eux / deux masculine, classiquea amours / discours masculine, classiqueb prétentaines / antennes féminine, classiquea corolles / gaudrioles féminine, classiqueb pur / l'azur masculine, classiquea rayons / papillons masculine, classiqueb sensible / terrible féminine, classiquea listes / idéalistes féminine, classiqueb fleurs / d'écornifleurs masculine, classiquea pastel / cocktail masculine, classiqueb aspire / spire féminine, classiquea essence / indécence féminine, classiqueb trois-six / Tircis masculine, classiquea déchaînés / Venez masculine, classiqueb Atalantes / lentes féminine, classiquea solde / d'Ysolde féminine, classiqueb Ohé / Chloé masculine, classiquea pardons / chardons masculine, classiqueb reconnaisse / Vanesse féminine, classiquea d'avoine / pivoine féminine, classiqueb jardin / soudain masculine, classiquea a / pétunia masculine, classiqueb protocoles / colles féminine, classiquea sévère / primevère féminine, classiqueb pas / bas masculine, classiquea rosée / vaporisée féminine, classiqueb lentement / charmant masculine, classiquea firmament / lentement masculine, classiqueb rosée féminine, classiquea posée / arc-en-cielisée / rosée féminine, classiqueb diamant / gourmand masculine, classiquea l'Orient / coloriant / souriant masculine, classiqueb roses féminine, classiquec gamin / main / chemin masculine, classiquea charmant / moment / firmament masculine, classiqueb s'étendre / tendre féminine, classiquec yeux / joyeux / soyeux masculine, classiquea maraudeur / rôdeur / odeur masculine, classiqueb églantines / enfantines féminine, classiquec transportés / vivacités / gaîtés masculine, classiquea cris / fleuris / ris masculine, classiqueb grâces / grasses féminine, classiquec charnus / nus / ingénus masculine, classiquea clair / chair / air masculine, classiqueb galantine / gélatine féminine, classiquec trottinement / incessamment masculine, classiqued tremblotement / floflottant masculine, classiqueb ronflotant / flottant masculine, classiquec bleue / queue féminine, classiqued cochons / folichons masculine, classiquee tire-bouchons / papillons masculine, classiqueb sillons / grillons masculine, classiquec pareilles / oreilles féminine, classiqued bercail / portail / éventail masculine, classiquea l'Occident / ardent / descendant masculine, classiquec rond / marron / s'endormiront masculine, classiquea page / tapage féminine, classiqueb souvent / vivant masculine, classiquea bouge / rouge féminine, classiqueb blanc / ressemblant masculine, classiquea comique / mimique féminine, classiqueb drôlet / lait masculine, classiquea flaire / affaire féminine, classiqueb petits / clapotis masculine, classiquea pause / rose féminine, classiqueb plat masculine, classiquea moustaches / taches féminine, classiqueb fini / terni masculine, non classiquea agates / pattes féminine, non classiqueb reniflant / flanc masculine, classiquea nonchalance / balance féminine, classiqueb manchon / bouchon masculine, classiquea effrayée / repliée féminine, classiqueb d'abord / mord masculine, classiquea voie / envoie féminine, classiqueb suit / refuit masculine, classiquea travaille / j'écrivaille féminine, classiqueb méchant / léchant masculine, classiquea suave / l'octave féminine, classiqueb continu / ténu masculine, classiquec chenu / retenu masculine, classiqued planchette / risette féminine, classiquea brave / lave féminine, classiqueb menu / charnu masculine, classiquec maintenu / nu masculine, classiqued chemisette / risette féminine, classiquea bave / grave féminine, classiqueb inconnu / tenu masculine, classiquec saugrenu / parvenu masculine, classiqued chaussette / risette féminine, classiquea ingénu / venu masculine, classiqueb Cosette / risette féminine, classiquea boisées / ardoisées féminine, classiqueb mica / délicat masculine, classiquec brume / s'allume féminine, classiquea membrures / nervures féminine, classiqueb deux / frileux masculine, classiquec violette / voilette féminine, classiquea d'aquarelle / frêle féminine, classiqueb bleuté / désargenté masculine, classiquec repose / rose féminine, classiquea chamarre / mare féminine, classiqueb peupliers / milliers masculine, classiquec agonie / infinie féminine, classiquea envolez / désolés masculine, classiqueb neige / désagrège féminine, classiquea sacrilège / neige féminine, non classiqueb désauréolés / envolez masculine, classiquea étoilés / volés / envolez masculine, classiqueb n'ai-je / l'allège féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

318 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Musardises, E. Fasquelle (Paris), 1911· numérisation gallica.bnf.fr· Sources