Œuvres complètes, 1659· Dernier recueil de diverses poésies.
Autre sonnet
A Monsieur Chahut sur le sujet precedent.
Enfin je me retrouve en ces terres perdues,Où Cybelle et Thetis s’entr’usurpent leurs bords ;Où leur sceptre est douteux, et de qui les discordsExigent des humains les veilles assidues.
J’admire de nouveau ces plaines confondues,Ces lieux où les maisons sont presqu’autant de ports,Ces havres dont les nefs sont les mobiles fortsQui bravent l’Ocean à voiles estendues.
J’admire, ô mon Chanut, ce repos intestin ;J’admire cette arene, où notre beau destinBastit une amitié si ferme et si durable.
Mais, cecy passe tout, sans rien exagerer,J’y trouve chaque objet à tel point admirableQue mon ravissement n’y sçait plus qu’admirer.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· Sources