Œuvres complètes, 1659· Dernier recueil de diverses poésies.
L’atlas en cadran
Où les heures sont representées en Nimphes sur un globe qu’il porte.
Quel faix au plus puissant qu’estre chargé de filles !Il n’est point de bon dos qu’il ne fasse courber.Pensez-y, chefs d’amples familles :Tout Atlas que je suis, je crains d’y succomber,Moy qui jadis le Ciel ay gardé de tomber.Mesme parfois sous les meilleuresJe passe d’assez tristes heures.Pour les femmes, je n’en dis rien ’.Hercule, qui gousta des vertes et des meures,Ne l’apprit que trop bien.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· Sources