Œuvres complètes, 1659· Seconde partie
Cazal secouru
Jusqu’aux cieux, ô Cazal ! pousse des cris de joye !Te voilà garanty d’un eternel affront :Le brave et grand Harcourt, aux combats fier et pront,Contre tes oppresseurs sa vaillance deploye.
Tel qu’un aigle irrité qui fond dessus la proye,Il fond sur l’Espagnol, il le heurte, il le ront,Et d’un bras glorieux se couronnant le front,Du superbe ennemy les lauriers il foudroye.
Les isles du Levant avoient connu son cœur,Quand il s’en vint chercher, sous un astre vainqueur,En un plus ample champ une plus noble guerre ;
Mais, à voir les exploits qu’il a faits aujourd’huy,Je pense avec raison qu’enfin toute la terreSera, comme la mer, trop estroite pour luy.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· numérisation numelyo.bm-lyon Bibliothèque numérique de Lyon· Sources