Œuvres complètes, 1659· Troisiesme partie
Sonnet
A la Santé, pour le second mariage de la Serenissime reine de Pologne.
Gracieuse Santé, deesse de la vie,Qui tiens seule en ta main le sceptre des appas,Avance vers le Nort tes secourables pas,Avecques tous les biens dont ta gloire est suivie.
Un zele ardent et juste en larmes t’y convie,Pour de l’honneur du trosne esloigner le trespas ;Hymen y joint ses vœux : ne les refuse pas,Ou l’on t’accuseroit et de haine et d’envie.
Ce dieu des saints liens n’attend plus qu’après toyA renouer Louise, à faire sous sa loyD’une royale sœur une royale espouse.
Consens au grand destin de cette autre Junon ;Exauce un Jupiter ; vaincq la Parque jalouse,Et sur l’azur du pole en or luira ton nom.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· numérisation numelyo.bm-lyon Bibliothèque numérique de Lyon· Sources