Œuvres complètes, 1659· Première partie.
Sonnet
Fagotté plaisamment comme unvray Simonnet,Pied chaussé, l’autre nud, main au nez, l’autre en poche,J’arpente un vieux grenier, portant sur ma cabocheUn coffin de Hollande en guise de bonnet.
Là, faisant quelquefois le saut du sansonnet,Et dandinant du eu comme un sonneur de cloche,Je m’esgueule de rire, escrivant d’une brocheEn mots de Pathelin ce grotesque sonnet.
Mes esprits, à cheval sur des cocquesigrues,Ainsi que papillons s’envollent dans les nues,Y cherchant quelque fin qu’on ne puisse trouver.
Nargue : c’est trop resver, c’est trop ronger ses ongles ;Si quelqu’un sçait la ryme, il peut bien l’achever.
13 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. JANNET Libraire, 1855· numérisation numelyo.bm-lyon Bibliothèque numérique de Lyon· Sources