Rimes familières, 1890· Sonnets
Charles Gounod
Son art a la douceur,‖ le ton des vieux pastels.Toujours il adora‖ vos voluptés bénies,Cloches saintes, concert‖ des orgues, purs autels :De son œil clair il voit‖ les beautés infinies.
Sur la lyre d’ivoire,‖ avec les Polymnies,Il dit l’hymne païen,‖ cher aux Dieux immortels.« Faust » qui met dans sa main‖ le sceptre des géniesÉgale les Juans,‖ les Raouls et les Tells.
De Shakspeare et de Goethe‖ il dore l’auréole ;Sa voix a rehaussé‖ l’éclat de leur parole :Leur œuvre de sa flamme‖ a gardé le reflet.
Échos du mont Olympe,‖ échos du ParacletSont redits par sa Muse‖ aux langueurs de créole :Telle vibre à tous vents‖ une harpe d’Éole.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef fgg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pastels / autels masculine, classiqueb bénies / infinies féminine, classiquea Polymnies / génies féminine, classiqueb immortels / Tells masculine, classiquea l’auréole / parole féminine, classiqueb reflet / Paraclet masculine, classiqueb créole / d’Éole féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Rimes familières, Paris, Calmann Lévy, 1890· numérisation wikisource.org· Sources