La Justice, 1878· Seconde partie Appel au cœur
Dixième veille
LA CITÉ
Le poète.
Je respire ! Il est clos,‖ le combat singulier,Si long, si rude en moi,‖ du cœur et de la tête !Il cesse comme on voit,‖ après une tempête,La falaise et le flot‖ se réconcilier
Je sens à ma raison‖ mes vœux se rallierPour me rendre ma flamme‖ et mon nom de poète ;Les voix qui l'étouffaient‖ lui font maintenant fête,Et se changent pour elle‖ en écho familier.
Ces voix, je souffrais tant‖ de les repousser toutes !Les plus douces surtout,‖ qui parlaient à mes doutesComme un chant de nourrice‖ humble, antique et puissant !
En elles vibre au cœur‖ la vérité vivante,Qui communique un souffle‖ à celle qu'on invente,Et prête à la parole‖ un invincible accent.
Chœur des voix.
Sources vives, ruisseaux, fontaines,Dont, par les midis accablants,Les pèlerins aux pieds sanglantsAspirent les fraîcheurs lointaines !
Torrents sonores, gais à voir,Dont la poudre humide, au passage,Est bonne et saine à recevoirEn fouets de perles au visage !
Puits cachés sous de verts arceaux,Que l'oreille, à travers le lierre,Connaît au choc profond des seaux,Aux clapotements sur la pierre !
Vous semblez moins délicieuxÀ qui boit votre onde et s'y lave,Que la vérité n'est aux yeuxDe lumière altérés suave !
Le poète.
Ô terre, nul mortel,‖ même entre les meilleurs,Bien que de tous ses dons‖ la vertu le décore,Si fort, si grand soit-il,‖ n'est ton chef-d'œuvre encore :Tous ses frères, unis,‖ lui sont supérieurs !
Libre concert de bras‖ et d'esprits travailleurs,La cité, mieux qu'un homme,‖ en florissant t'honore ;Une fibre isolée‖ est vainement sonore,Thèbes sort de tes flancs‖ à l'accord de plusieurs.
Ô terre ! La cité,‖ c'est la puissance humaine,Élite, somme et nœud‖ de tes forces, qui mèneTon tournoîment aveugle‖ à son suprême but !
C'est en elle qu'enfin‖ s'ennoblit ta corvée,Et qu'au progrès du monde‖ acquittant ton tribut,Tu vois ta mission‖ sidérale achevée !
Le chœur.
Les hommes sentent la valeurDe l'astre dont ils ont l'empire,Et sa fin, conforme à la leur,Par le culte qu'il leur inspire ;
Le paysan, âpre au labour,Aime en avare la campagne ;Le chevrier, de sa montagneGarde l'inaltérable amour ;
Dans sa grossière houppelandeLe pâtre, sur son grand bâtonPenché, les mains sous le menton,Est l'amant rêveur de la lande ;
Le bûcheron chérit les bois,Le matelot l'onde marine ;De tous leurs amours à la foisLe poète emplit sa poitrine !
Le poète.
La bête hésite à boire‖ un sang pareil au sien,Et ne cherche en son rut‖ qu'un amant de sa race ;D'un solidaire instinct‖ c'est la première trace,Et des êtres vivants‖ le nœud le plus ancien.
Les carnassiers entre eux‖ n'ont pas d'autre lien,Endurcis par le meurtre,‖ isolés par la chasse ;Mais l'herbage a formé‖ le troupeau moins rapace,La fourmi fait déjà‖ penser au citoyen.
La ruche, et de son miel‖ la commune industrie,Ont préparé la terre‖ à devenir patrie ;Mais l'homme est obligé‖ de s'inventer des lois :
Artisan douloureux‖ de sa propre excellence,Pour fonder la justice‖ il éprouve les poids,Et semble en tâtonnant‖ affoler la balance.
Le chœur.
Durant la tourmente, les eauxVont, en montagnes révoltées,Par-dessus digues et jetées,Toucher la cime des vaisseaux ;
Mais la mer retombe à sa place.Les vents ont beau l'écheveler,Tous les atomes de sa masseNe tendent qu'à la niveler ;
La vague, plus longue et moins haute,Aux agrès déjà n'atteint plus,Déjà de la rade à la côteLes mouchoirs se font des saluts !
Et tout à l'heure les navires,Par la lame à peine léchés,Comme des patineurs penchés,Y glisseront sous les zéphires…
Le poète.
Dans les bandes d'oiseaux‖ unis pour voyager,Chacun soumet son aile‖ au vol des autres ailes,Comme au pas du troupeau‖ chacune des gazellesAsservit de ses bonds‖ le caprice léger ;
Ces tribus, poursuivant‖ sans nul guide étrangerL'air plus doux, ou le champ‖ plus prodigue envers elles,Vont au but pressenti,‖ par un concert de zèlesQu'un sens éclos du groupe‖ a l'air de diriger.
Ainsi le genre humain,‖ bien qu'il dévie et doute,Vers l'idéal climat,‖ dont il rejoint la route,Porte son guide issu‖ de sa propre unité.
Le couple fait le sang,‖ la cité le génie,Et peut-être naît-il‖ de la fraternitéEn des âmes sans nombre‖ une force infinie.
Le chœur.
Vierge, de tes bras délicatsOse enlacer le jeune athlèteQu'aux derniers jeux tu remarquas :La vie à deux seule est complète !
Enfant, qui déjà sais courir,Aide à marcher ton petit frère ;Préparez-vous à secourirL'aïeul qui vous portait naguère.
La plaine est grande, le blé haut,Et la saison courte, ô familles !Unissez toutes les faucilles,Et vous engrangerez plus tôt.
Ô peuples, abaissez les hersesQue dresse la guerre entre vous,Pour jouir tous des biens de tousPar de sûrs et libres commerces !
Le poète.
Une suprême fin‖ lie entre eux tous les cœurs ;Elle se cache à nous‖ et pourtant nous attire,Par le même idéal‖ hantés, sans nous le dire,Dans nos communs transports,‖ dans nos vagues langueurs.
Cet idéal émeut‖ jusques à ses moqueurs,Sur la place publique,‖ aux jours de saint délireOù d'un peuple, vibrant‖ comme une immense lyre,L'âme unique s'exhale‖ en formidables chœurs !
Nous pressentons alors‖ quelque cité dernière,Où s'uniront nos mains,‖ nos fronts dans la lumière,Tous frères, et rois tous‖ par un sacre pareil ;
C'est dans notre tourmente‖ une vive éclaircie,Dont nous reste longtemps‖ la splendeur obscurcie,Comme aux yeux refermés‖ luit un profond soleil.
Le chœur.
Quand défilent dans la grand'rue,Clairons levés, chevaux piaffants,Aux cris de la foule accourue,Les vieux escadrons triomphants,
Ou quand passent les funéraillesD'un illustre et pur magistrat,Un frisson court jusqu'aux entraillesDu plus lâche et du plus ingrat !
Les âmes sont dans l'air ! Il sembleQue de longs fils éoliensRattachant tous les citoyensTressaillent ébranlés ensemble ;
Et le douteur indifférent,Le railleur même aux froids sarcasmes,Suivent, poussés par le torrentDes civiques enthousiasmes.
Le poète.
Peuple inhabile à vivre,‖ un jour nous florissons,Pour languir et déchoir,‖ bien que sans cesse abondeDans nos champs, que le soc‖ de plus en plus féconde,Le trésor séculaire‖ et croissant des moissons :
Les blés offrent leur masse‖ à tous leurs nourrissons,Invitant la justice‖ à combler tout le monde,Sans qu'à leur noble appel‖ la justice réponde,Sans que les peuples morts‖ nous servent de leçons.
Ah ! N'en accusons pas‖ l'ordre de la nature,Du peuple accru la faim‖ débordant la culture :L'homme par son génie‖ élargit son séjour.
Mais pour juger l'effort,‖ l'ouvrage et le salaire,La loi sans âme attend‖ qu'on l'échauffe et l'éclaireAu flambeau du savoir,‖ au foyer de l'amour.
Le chœur.
Déjà les lois sont moins barbares,Et tous les cris mieux entendus ;D'âge en âge se font moins raresLes arrêts par le cœur rendus.
Salomon, sage, en ouvrit l'ère,Quand jadis il eut devinéQu'on est sûr de trouver la mèreEn menaçant le nouveau-né ;
Puis, clément au pauvre qui pleure,Jésus a largement payéL'ouvrier de la dernière heure,Dont Caton n'eût pas eu pitié ;
Enfin le juste Marc-Aurèle,Cœur indulgent, sévère esprit,Sentinelle du droit écrit,Médite la loi naturelle.
Le poète.
Une mère varie‖ à l'infini ses soinsPour l'enfant délicat‖ et pour l'enfant robuste ;C'est à force d'amour‖ que sa mamelle est juste,Pressentant le devoir‖ d'allaiter plus ou moins ;
Des indices légers‖ lui sont de sûrs témoins ;Car ce n'est pas sans but‖ que la nature incrusteDans l'albâtre vivant‖ de la poitrine augusteL'or du cœur maternel‖ qui sait tous les besoins.
Mais il manque à la loi,‖ ce maternel organe !Le vrai droit de chaque homme‖ est un intime arcaneOuvert pour la tendresse‖ et clos pour la rigueur ;
La loi demeure inique‖ et mauvaise nourriceAvec des seins égaux‖ où ne bat pas un cœur,Et son indifférence‖ a l'effet du caprice.
Le chœur.
Que les droits soient égaux ou non,Dès qu'on s'entr'aime on se respecte :Le prisonnier fait d'un insecte,D'un brin d'herbe, son compagnon ;
Et dans cet être qui partageSon eau trouble ou son pain frugal,L'humble ami, moins fort qu'un égal,Lui devient sacré davantage.
Les faibles ont pour bouclier,Bien plus que leur droit, leur faiblesse :Quel est l'orphelin que délaisseLe cœur le moins hospitalier ?
Et quelle est la femme frappéeOu qu'une insulte fait rougir,Qui ne fait aussitôt surgirUn bras d'homme offrant une épée ?
Le poète.
Crains, pour te gouverner,‖ la plèbe autant qu'un roi :D'ignorance et d'envie‖ elle est trop coutumière.La justice est l'amour‖ guidé par la lumière ;Elle ne règne point‖ par l'équerre et l'effroi.
Nul ne peut se vanter‖ d'être juste envers toi,S'il n'a jamais sondé‖ l'esprit et la matière,Si dans ton corps entier,‖ si dans ton âme entièreIl ne lit clairement‖ quelle est ta propre loi ;
Car les lois justes sont‖ les vrais rapports des choses ;Et la nature seule‖ a des urnes bien closesOù ne tombe aucun vote‖ aveugle ni pervers.
Ah ! Quiconque proclame‖ égaux les droits de l'hommeEst hardi pour lui-même‖ et pour toi, quand il nommeD'un seul et même nom‖ deux êtres si divers !
Le chœur.
Penseurs, seuls vrais aristocrates,Seuls vrais rois, seuls vrais empereurs,Dont les fautes sont des erreurs,Jamais des œuvres scélérates,
Vous dont sans cesse, pour monter,Le trône éternel se déplace,Bienfaiteurs de la populace,Qui l'élevez pour la dompter,
Seuls vrais conquérants, vos provincesSont de sublimes régions,Vos invincibles légionsDes rêves qui défont les princes ;
Et sans vous, sans luth ni levier,Sans Archimède et sans Homère,Les princes ont beau guerroyer,Leur tombeau même est éphémère !
Le poète.
Orientons d'abord,‖ d'un œil froid, mais altier,Le point de l'univers,‖ dont l'homme auguste est l'hôte.Comme un navigateur,‖ près de quitter la côte,Mande à ses pieds hardis‖ l'horizon tout entier.
Faisons de notre îlot‖ l'école et le chantierOù s'arment sans répit‖ la nef et l'argonauteQui, vers d'autres splendeurs,‖ sur une mer plus haute,Se fraieront dans la nuit‖ un lumineux sentier.
Appareillons au port‖ pour l'étoile future,Réglons le gouvernail,‖ assurons la mâture,Dressons un équipage‖ au vaisseau bien muni !
Que la terre, où l'orgueil‖ inassouvi déprave,Nous soit, par la science‖ aventureuse et grave,Un quai d'embarquement‖ au seuil de l'infini !
Le chœur.
Avant que le vaisseau s'élance,Règne un bruit d'agrès, de ballots,De cris, de pas,… puis le silence,Quand la proue a fendu les flots.
Ainsi l'humanité préludeEn tumulte à son calme essorVers le climat et le trésor,Prix de la guerre et de l'étude !
Son désordre n'est qu'apparent ;La terre n'est qu'un lieu d'attenteOù se fait la commune ententeD'une espèce entière émigrant !
Guide et salut de l'équipage,La science y maintient l'accord,Veillant seule au livre de bordPlus rassurant de page en page.
Le poète.
Nous naissons pour régner,‖ et n'abdiquons jamais.Du serf, ancien vaincu‖ rêvant les parts égales,Au seigneur, indigné‖ des barrières légales,Nul homme de plein gré‖ ne dit : « je me soumets. »
Et c'est peu d'être libre,‖ on dit : « si je primais !Maître à mon tour, exempt‖ des besognes banales ! »Vœu que réveille, en bas,‖ le cri des saturnales,En haut, l'appel tentant‖ des glorieux sommets.
Hé bien ! Tous compagnons‖ d'une même infortune,Tous prétendants captifs,‖ dans la chaîne communePour nos titres gardons‖ un respect mutuel ;
Vivons sur terre en rois‖ dont n'a pas sonné l'heure,Qui, par grâce accueillis‖ dans quelque humble demeure,S'y font l'esprit plus sage‖ et le cœur moins cruel.
Le chœur.
Si l'indice de la misèreEst un front pâle et soucieux,Combien manquent du nécessaireAvec tout l'or de leurs aïeux !
Que d'hommes ont la lèvre blêmeAvec du pain blanc dans la main !L'appétit fait le goût du painPlus encore que le blé même.
Hélas ! Hélas ! Pour déciderQui mérite louange ou blâme,Et qui plaindre ou féliciter,Apprenons à lire dans l'âme !
À force d'étude et d'amourNous la rendrons moins insondable ;Quand nous y lirons tous un jour,La loi n'aura plus d'autre table.
Le poète.
L'âme, c'est le vrai nous,‖ monde proche et lointainDu monde où le pied marche‖ et la bouche respire,Espace intérieur,‖ inviolable empireQu'un refus du vouloir‖ barre même au destin.
Nul mineur n'y pénètre‖ avec sa lampe en main,Aucun n'a sous la terre‖ affronté de nuit pire ;Dante, qui des enfers‖ a descendu la spire,N'a pu qu'interroger‖ les âmes en chemin.
Jour levant, ô science,‖ ô conscience, étoile !Que, par vous révélé,‖ tout l'homme se dévoileAux yeux de la justice‖ à peine dessillés !
Seuls flambeaux de la loi,‖ dissipez l'ombre en elle,Dans l'esprit qui la guide‖ en même temps brillez,Et guidez pour l'écrire‖ une main fraternelle.
Le chœur.
Le sang pur versé tant de foisPour la fraternité rêvéeAttiédit le bronze où des loisLa lettre, qui tue, est gravée :
Un jour les cœurs, tous envahisPar le grand flux d'amour qui monte,De s'être si longtemps haïsN'auront plus que surprise et honte.
Il nous semble que le présentN'offre que rapine et carnage ;Toujours pourtant il en surnageUn nouveau dogme bienfaisant.
Toujours les causes magnanimesOnt leur triomphe, lent ou prompt :Fumés par le sang des victimes,Les oliviers triompheront !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 49[abba] 11[aa] 28[abab]
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (176 de 8, 154 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 77 quatrains, 11 distiques
- Mots à la rime
- a singulier / réconcilier masculine, classiqueb tête / tempête féminine, classiquea rallier / familier masculine, classiqueb poète / fête féminine, classiquea toutes / doutes féminine, classiqueb puissant / accent masculine, classiquea vivante / invente féminine, classiquea fontaines / lointaines féminine, classiqueb accablants / sanglants masculine, classiquea voir / recevoir masculine, classiqueb passage / visage féminine, classiquea arceaux / seaux masculine, classiqueb lierre / pierre féminine, classiquea délicieux / yeux masculine, classiqueb lave / suave féminine, classiquea meilleurs / supérieurs masculine, classiqueb décore / encore féminine, classiquea travailleurs / plusieurs masculine, classiqueb t'honore / sonore féminine, classiquea humaine / mène féminine, classiqueb but / tribut masculine, classiquea corvée / achevée féminine, classiquea valeur / leur masculine, classiqueb l'empire / inspire féminine, classiquea labour / amour masculine, classiqueb campagne / montagne féminine, classiquea houppelande / lande féminine, classiqueb bâton / menton masculine, classiquea bois / fois masculine, classiqueb marine / poitrine féminine, classiquea sien / ancien masculine, classiqueb race / trace féminine, classiquea lien / citoyen masculine, classiqueb chasse / rapace féminine, classiquea industrie / patrie féminine, classiqueb lois / poids masculine, classiquea excellence / balance féminine, classiquea eaux / vaisseaux masculine, classiqueb révoltées / jetées féminine, classiquea place / masse féminine, classiqueb l'écheveler / niveler masculine, classiquea haute / côte féminine, classiqueb plus / saluts masculine, classiquea navires / zéphires féminine, classiqueb léchés / penchés masculine, classiquea voyager / léger masculine, classiqueb ailes / gazelles féminine, classiquea étranger / diriger masculine, classiqueb elles / zèles féminine, classiquea doute / route féminine, classiqueb unité / fraternité masculine, classiquea génie / infinie féminine, classiquea délicats / remarquas masculine, classiqueb athlète / complète féminine, classiquea courir / secourir masculine, classiqueb frère / naguère féminine, classiquea haut / tôt masculine, classiqueb familles / faucilles féminine, classiquea herses / commerces féminine, classiqueb vous / tous masculine, classiquea cœurs / langueurs masculine, classiqueb attire / dire féminine, classiquea moqueurs / chœurs masculine, classiqueb délire / lyre féminine, classiquea dernière / lumière féminine, classiqueb pareil / soleil masculine, classiquea éclaircie / obscurcie féminine, classiquea grand'rue / accourue féminine, classiqueb piaffants / triomphants masculine, classiquea funérailles / entrailles féminine, classiqueb magistrat / ingrat masculine, classiquea semble / ensemble féminine, classiqueb éoliens / citoyens masculine, classiquea indifférent / torrent masculine, classiqueb sarcasmes / enthousiasmes féminine, classiquea florissons / moissons masculine, classiqueb abonde / féconde féminine, classiquea nourrissons / leçons masculine, classiqueb monde / réponde féminine, classiquea nature / culture féminine, classiqueb séjour / l'amour masculine, classiquea salaire / l'éclaire féminine, classiquea barbares / rares féminine, classiqueb entendus / rendus masculine, classiquea l'ère / mère féminine, classiqueb deviné / nouveau-né masculine, classiquea pleure / heure féminine, classiqueb payé / pitié masculine, classiquea Marc-Aurèle / naturelle féminine, classiqueb esprit / écrit masculine, classiquea soins / moins masculine, classiqueb robuste / juste féminine, classiquea témoins / besoins masculine, classiqueb incruste / auguste féminine, classiquea organe / arcane féminine, classiqueb rigueur / cœur masculine, classiquea nourrice / caprice féminine, classiquea non / compagnon masculine, classiqueb respecte / insecte féminine, classiquea partage / davantage féminine, classiqueb frugal / égal masculine, classiquea bouclier / hospitalier masculine, classiqueb faiblesse / délaisse féminine, classiquea frappée / épée féminine, classiqueb rougir / surgir masculine, classiquea roi / l'effroi masculine, classiqueb coutumière / lumière féminine, classiquea toi / loi masculine, classiqueb matière / entière féminine, classiquea choses / closes féminine, classiqueb pervers / divers masculine, classiquea l'homme / nomme féminine, classiquea aristocrates / scélérates féminine, classiqueb empereurs / erreurs masculine, classiquea monter / dompter masculine, classiqueb déplace / populace féminine, classiquea provinces / princes féminine, classiqueb régions / légions masculine, classiquea levier / guerroyer masculine, classiqueb Homère / éphémère féminine, classiquea altier / entier masculine, classiqueb l'hôte / côte féminine, classiquea chantier / sentier masculine, classiqueb l'argonaute / haute féminine, classiquea future / mâture féminine, classiqueb muni / l'infini masculine, classiquea déprave / grave féminine, classiquea s'élance / silence féminine, classiqueb ballots / flots masculine, classiquea prélude / l'étude féminine, classiqueb essor / trésor masculine, classiquea qu'apparent / émigrant masculine, classiqueb d'attente / entente féminine, classiquea l'équipage / page féminine, classiqueb l'accord / bord masculine, classiquea jamais / soumets masculine, classiqueb égales / légales féminine, classiquea primais / sommets masculine, classiqueb banales / saturnales féminine, classiquea infortune / commune féminine, classiqueb mutuel / cruel masculine, classiquea l'heure / demeure féminine, classiquea misère / nécessaire féminine, classiqueb soucieux / aïeux masculine, classiquea blême / même féminine, classiqueb main / pain masculine, classiquea décider / féliciter masculine, classiqueb blâme / l'âme féminine, classiquea d'amour / jour masculine, classiqueb insondable / table féminine, classiquea lointain / destin masculine, classiqueb respire / empire féminine, classiquea main / chemin masculine, classiqueb pire / spire féminine, classiquea étoile / dévoile féminine, classiqueb dessillés / brillez masculine, classiquea elle / fraternelle féminine, classiquea fois / lois masculine, classiqueb rêvée / gravée féminine, classiquea envahis / haïs masculine, classiqueb monte / honte féminine, classiquea présent / bienfaisant masculine, classiqueb carnage / surnage féminine, classiquea magnanimes / victimes féminine, classiqueb prompt / triompheront masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
330 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Justice, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources