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un seul est le mot juste.

La Justice, 1878· Première partie Silence au cœur !

Sixième veille

FATALISME ET DIVINITÉ

René-François Sully Prudhomme· strophes variées, octosyllabes et alexandrins, 300 vers

Le chercheur.

Ce soir, comme un enfant‖ que sa sœur a boudé(La muse au rendez-vous‖ n'étant pas la première),Je n'ai pas su chanter‖ sans l'aide coutumière ;À ma fenêtre alors‖ je me suis accoudé.

Mais l'infini non plus‖ ne m'a rien accordé :Dans l'archipel sublime‖ aux îles de lumière,Où l'âme au vent du large‖ enfle sa voile entière,J'ai promené l'espoir,‖ et n'ai pas abordé.

De l'Ourse et des Gémeaux‖ mes yeux ne sont plus ivres,Depuis que, refroidis‖ à la pâleur des livres,Dans ces cruels miroirs‖ ils cherchent des leçons.

Le ciel s'évanouit‖ quand la raison se lève ;Les couleurs n'y sont plus‖ que de subtils frissons,Et toute sa splendeur‖ a moins d'être qu'un rêve.

Une voix.

Courbé sous ton pâle flambeau,Que de chimères tu te crées,Pendant qu'aux plaines éthéréesLa nuit mène son clair troupeau !

Poète, la lyre et le cygneDorent le voile aérien ;Tes astres mêmes te font signe,Et tu ne leur réponds plus rien.

Tous les soleils auxquels tu pensesRegarde-les se balancer ;Contemple ces magnificencesPlus douces à voir qu'à penser !

Poète ingrat, ton cœur se blaseSur les ravissements d'en haut.

Le chercheur.

Malheur aux vaincus ! Il le faut.Les nuits ne sont plus à l'extase.

Je contemplais les nuits‖ sans nul présage amer,Quand, jadis, me leurrait‖ leur promesse illusoire,Comme un enfant qui suit,‖ du haut d'un promontoire,Les feux rouges et bleus‖ des fanaux sur la mer.

Mais aujourd'hui j'ai peur‖ de l'uniforme éther :Depuis que ma terrasse‖ est un observatoire,Je songe, connaissant‖ la terre et son histoire,Que tout astre, sans doute,‖ a son âge de fer.

Tu seras terre aussi,‖ toi qu'on nomme céleste,Et tu te peupleras‖ pour la guerre et la peste,Étoile ; et je te crains,‖ car j'ignore où je vais :

J'ai peur que les destins‖ ne soient partout les mêmes,Puisque le sort du monde‖ est quelque part mauvais,Et que les fins pour moi‖ sont toutes des problèmes.

Une voix.

Ne crois pas que les habitantsDes sphères où tu te fourvoies,Y vivent tristes ou contentsPar nos douleurs ou par nos joies :

Autres sphères, autres désirs !Et tes présomptions sont vaines ;Cherche ailleurs nos futurs plaisirs,Comme aussi nos futures peines.

Hors du lieu, les âmes des mortsAuront toutes, selon leurs fautes,Des demeures plus ou moins hautes,Dans un monde inconnu des corps.

Ne la cherche pas dans l'espace,La justice accomplie en Dieu !

Le chercheur.

Je ne conçois rien hors du lieu,Notre avenir entier s'y passe.

Contre le ciel, titans‖ nouveaux, nous guerroyons ;Où la fougue échoua,‖ triomphe la tactique ;Un triangle l'atteint,‖ debout sur l'écliptique,Un cristal l'analyse‖ en brisant ses rayons ;

Nous savons maintenant,‖ par leurs échantillons,Que les astres sont tous‖ de matière identique,Comme ils sont tous régis,‖ dans leur fuite elliptiquePar un même concert‖ de freins et d'aiguillons.

De ces deux vérités‖ la rigueur m'épouvante :L'une ôte aux paradis‖ que l'espérance inventeL'éclat surnaturel‖ qu'admire l'œil fermé ;

L'autre me fait douter‖ si mes vœux et mes gestesSont plus libres sur terre,‖ où mon être a germé,Que le vol de ce bloc‖ dans les déserts célestes.

Une voix.

Dieu seul fait le geste vivant !Le fougueux élan de la terreNe fait pas l'essor volontaireDe la ronde où chante l'enfant ;

L'orbe immense que doit décrireCe vaste bloc inanimé,Ne fait pas le pli du sourire,Seul volontaire et seul aimé.

Non ! C'est une force princièreQui dans toute chair veut et sent ;C'est, mélangée à la poussière,Une haleine du tout-puissant !

Et ce souffle à chaque être assigneAvec sa dignité son rang.

Le chercheur.

Où le destin règne en tyranEst-il rien de digne ou d'indigne ?

L'enfant prête un vouloir‖ libre et capricieuxAu papillon qu'il suit‖ et qui toujours recule,La fleur suit le soleil‖ de l'aube au crépuscule,Le zéphyr semble errer‖ comme un lutin joyeux,

Chaque être a l'air d'agir‖ comme il l'aime le mieux,Cependant chaque atome‖ aveuglément circule :De l'haleine des vents‖ la moindre particuleDoit son vol et sa route‖ au branle entier des cieux ;

La plante est une horloge ;‖ et sans se dire : « où vais-je ? »Le papillon voltige‖ ainsi que flotte un liège,D'équilibre et d'instinct‖ tout son caprice est fait ;

Et la main qui l'a pris‖ n'a pu faire autre chose.Nul acte qui ne soit‖ un nécessaire effet,Nul effet révolté‖ contre sa propre cause !

Une voix.

Par je ne sais quoi de brutalEt d'hostile à toute noblesse,Un monde absolument fatalDans ma conscience me blesse !

Non ! Le courage et la fiertéNe permettront jamais qu'on nieL'incompréhensible harmonieDes lois et de la liberté !

Si le mystère que tu creusesConfond les plus puissants esprits,De simples âmes généreusesLe prouvent sans l'avoir compris !

Arrière ta philosophie !Moi je sais dès que mon cœur sent.

Le chercheur.

Pour moi, qui ne sais qu'en pensant,Sentir à penser me convie.

Seul le plus fort motif‖ peut enfin prévaloir :Fatalement conçu‖ pendant qu'on délibère,Fatalement vainqueur,‖ c'est lui qui seul opèreLa fatale option‖ qu'on appelle un vouloir.

En somme, se résoudre‖ aboutit à savoirQuelle secrète chaîne‖ on suivra la dernière ;Toute l'indépendance‖ expire à la lumière,Puisqu'on saisit l'anneau‖ sitôt qu'on l'a pu voir.

Tout ce qu'un être veut,‖ son propre fond l'ordonne,Mais l'ordre, irrésistible‖ à son insu, lui donneLe sentiment flatteur‖ qu'il est sollicité.

Ainsi la liberté,‖ vaine horreur de tutelle,N'est que l'essence aimant‖ le dernier joug né d'elle,L'illusion du choix‖ dans la nécessité.

Une voix.

Debout ! Debout ! ô Macchabées !Ô Léonidas, ô Brutus !Ô Christ ! ô victimes tombéesPour les droits ou pour les vertus !

Debout ! Grands saints et grands stoïques !Et de toute votre hauteurLaissez vos linceuls héroïquesDescendre sur cet imposteur !

Qu'il sente sur sa tête infâmeLeur poids grossir comme un remords !Qu'il entende sourdre en son âmeL'anathème indigné des morts !

J'irai sans lui, d'un seul coup d'aile,Droit au cœur de la vérité.

Le chercheur.

Sous l'anathème imméritéJ'y rampe, explorateur fidèle.

Mais j'achève, déçu,‖ sans avoir débarqué,Cette exploration‖ que nul vent ne seconde ;Et mon espoir se brise‖ et s'abîme sous l'onde,Comme succombe un mât‖ par la tempête arqué.

Si l'ordre universel‖ dans l'atome est marqué,Plus rien, pas même Dieu,‖ n'est responsable au monde ;Et j'erre, moi qui cherche,‖ entraîné par ma sonde,Dans l'orbite de l'astre‖ où mon poids m'a parqué.

Si le vouloir, jouet‖ d'une invincible amorce,N'est plus qu'un vœu fatal‖ complice de la force,À quoi bon demander‖ la justice au destin ?

L'égoïsme partout,‖ qui se masque ou s'étale ;Partout l'activité‖ criminelle ou fatale !De mon périple ingrat‖ voilà donc le butin !

Une voix.

Que la raison fait le jour triste !Mais où finit son examenQuelque chose de grand subsiste :Le battement du cœur humain.

Si rien de noble ne demeure,Quand on a criblé l'univers,D'où vient en moi le fou qui pleureSur des maux qu'il n'a pas soufferts.

Ce fou, plus grand que ma personne,Des blessures d'autrui saignant,Qui fait taire, quand je raisonne,Ma raison même, en s'indignant ?

Ah, crois-moi ! Son délire auguste,C'est du juge infini l'arrêt !

Le chercheur.

L'équité, si l'arrêt est juste,Même sans Dieu, le dicterait.

Les deux poids suspendus,‖ que la barre oscillanteBerce avec symétrie‖ autour d'un de ses points,Ne s'alignent qu'après‖ s'être fuis et rejoints :La plus juste balance‖ est aussi la plus lente ;

Mais quand elle a dicté‖ sa sentence indolente,Entre les deux plateaux,‖ immobiles témoins,L'équilibre, établi,‖ ne l'est pas plus ou moins.Il n'est pas d'équité‖ qu'un droit meilleur supplante.

Un droit surnaturel‖ est un dogme insensé !Que par l'homme ou les dieux‖ le droit soit dispensé,Entre toutes les mains‖ la balance est unique.

La créature y peut‖ juger le créateur ;Et quiconque a senti‖ l'ordre du monde inique,S'il n'est pas un athée,‖ est un blasphémateur.

Une voix.

Toi par qui, suprême inconnue,Le grand problème se résout,Qui que tu sois, cause de tout,Où chaque essence est contenue !

Tu n'es pas nulle, car je suis,Et n'ai d'être que par toi-même,Et, rien qu'en sondant le problème,Je t'atteste quand tu me fuis.

Et tu n'es pas imaginaire,Toi, source unique du réel ;Tu n'habites pas un vain ciel :C'est toi qu'on craint dans le tonnerre,

C'est toi qu'on prie en tous les dieux,Seule forte et seule immortelle !

Le chercheur.

Sa puissance éclate à tes yeux ;Mais sa justice, où donc est-elle ?

J'écrase un moucheron‖ sans peur d'être honni,Exempté des soucis‖ de la miséricorde,Sans même que la bête‖ innocente me morde,Sans raison, par le droit‖ du caprice impuni.

Mais l'homme, qui s'érige‖ en roi dans l'infini,N'a pas l'immunité‖ du haut rang qu'il s'accorde.Des pressoirs de la mort‖ son propre sang déborde,À quelque énorme soif‖ incessamment fourni.

Qui sait ? Ne suis-je point‖ insecte pour un autre ?Pour l'habitant d'un monde‖ où s'abîme le nôtre,Géant dont l'œil baissé‖ me semble être un ciel bleu ?

J'y songe ! Et si parfois‖ sur le bord de ma tableSe pose un moucheron,‖ le sentant respectable,Je l'épargne pour croire‖ à la bonté d'un dieu.

Une voix.

Oui ; toi-même un géant t'épie ;Mais il n'est pas capricieux :Avant d'écraser un impieIl le suit longuement des yeux.

N'abuse pas de son silence,Car il pourrait bien se fâcher…Je sens son poing qui se balance,Comme un fardeau qu'on va lâcher.

Nul n'a prévu ce qu'il décide,Son calme immuable est trompeur,Et malgré son dédain placideTon impiété me fait peur !

Crois donc à la bonté suprêmePuisqu'en la défiant tu vis !

Le chercheur.

Les doutes sont-ils des défis ?Et l'angoisse est-elle un blasphème ?

Des vivants, qu'il fait naître‖ et dont il n'a pas soin,L'économe éternel‖ trompe la confiance :Le besoin donne un droit,‖ le droit une créance ;Ils sont tous créanciers‖ de l'auteur du besoin.

L'universelle faim,‖ dont il est le témoin,Réclame chaque jour‖ une ample redevance ;À lui seul incombait‖ d'y pourvoir à l'avance,D'apporter la pâture,‖ ou d'y veiller de loin.

Si donc il est un dieu,‖ l'appétit constitue,Dans chaque être apte à vivre‖ et que le jeûne tue,Un droit à s'assouvir,‖ dont lui répond ce dieu !

Mais partout je ne trouve,‖ en l'absence du maîtreQue d'impuissants pasteurs‖ qui règnent en son lieuParasites sacrés‖ du troupeau qu'ils font paître.

Une voix.

La bête, rampant sous le ciel,N'a, dans l'orage ou l'éclaircie,Rien qu'elle invoque ou remercie,Nul recours providentiel ;

Mais l'homme au loin se cherche une aideEn de sublimes régions.Seul être que l'azur obsède,Il a seul des religions ;

Prolongeant le temps et l'espace,Il craint, pour le crime impuni,Qu'ailleurs l'éternité n'amasseDes colères dans l'infini.

Les cultes ont rendu moins frustesL'âme et les mœurs de leurs croyants.

Le chercheur.

Ils ont fait plus de mendiantsEt de meurtriers que de justes.

Par ses religions‖ au meurtre convié,L'homme, même en tuant,‖ croit faire une œuvre pie :De la gorge des bœufs,‖ du sein d'Iphigénie,Coulait jadis à flots‖ le sang sacrifié ;

Et tout à l'heure encore‖ un prêtre a confiéÀ ta lèvre, ô chrétien !‖ La victime infinie,Et dans la lâche paix‖ de la faute impunieTu savoures un dieu‖ pour toi crucifié !

Il faut pour ton salut‖ qu'il souffre et qu'il expire,Et qu'au trou de son flanc,‖ comme un cruel vampire,Ton péché sanguinaire‖ aspire un paradis.

Quelle que soit la pourpre‖ où le bonheur se vautre,Tout vivant qui jouit‖ en martyrise un autre :C'est le destin pareil‖ des saints et des maudits.

Une voix.

Pourquoi donc enfoncer les pointesD'une ironie âpre et sans foiAu cœur de ceux qui, les mains jointes,Veulent prier même pour toi,

Qui pratiquent, fût-ce à grand'peineEt par la seule peur du feu,La charité, si surhumaineQu'elle suffit à prouver Dieu ?

Ah ! C'est grâce à la foi sincère,Par un œil humblement baissé,Que sur notre immense misèreLe premier baume fut versé.

Je vois une larme qui monte,Au bord de tes cils affleurant…

Le chercheur.

Je la laisse couler sans honte ;Mais on y voit trouble en pleurant.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
39[abba] 10[aa] 31[abab]
Mètre
Octosyllabes et alexandrins (160 de 8, 140 de 12)· profil 8, 6+6
Mots à la rime
a boudé / accoudé masculine, classiqueb première / coutumière féminine, classiquea accordé / abordé masculine, classiqueb lumière / entière féminine, classiquea ivres / livres féminine, classiqueb leçons / frissons masculine, classiquea lève / rêve féminine, classiquea flambeau / troupeau masculine, classiqueb crées / éthérées féminine, classiquea cygne / signe féminine, classiqueb aérien / rien masculine, classiquea penses / magnificences féminine, classiqueb balancer / penser masculine, classiquea blase / l'extase féminine, classiqueb haut / faut masculine, classiquea amer / mer masculine, classiqueb illusoire / promontoire féminine, classiquea éther / fer masculine, classiqueb observatoire / histoire féminine, classiquea céleste / peste féminine, classiqueb vais / mauvais masculine, classiquea mêmes / problèmes féminine, classiquea habitants / contents masculine, classiqueb fourvoies / joies féminine, classiquea désirs / plaisirs masculine, classiqueb vaines / peines féminine, classiquea morts / corps masculine, classiqueb fautes / hautes féminine, classiquea l'espace / passe féminine, classiqueb Dieu / lieu masculine, classiquea guerroyons / rayons masculine, classiqueb tactique / l'écliptique féminine, classiquea échantillons / d'aiguillons masculine, classiqueb identique / elliptique féminine, classiquea m'épouvante / invente féminine, classiqueb fermé / germé masculine, classiquea gestes / célestes féminine, classiquea vivant / l'enfant masculine, classiqueb terre / volontaire féminine, classiquea décrire / sourire féminine, classiqueb inanimé / aimé masculine, classiquea princière / poussière féminine, classiqueb sent / tout-puissant masculine, classiquea assigne / d'indigne féminine, classiqueb rang / tyran masculine, non classiquea capricieux / joyeux masculine, classiqueb recule / crépuscule féminine, classiquea mieux / cieux masculine, classiqueb circule / particule féminine, classiquea vais-je / liège féminine, classiqueb fait / effet masculine, classiquea chose / cause féminine, classiquea brutal / fatal masculine, classiqueb noblesse / blesse féminine, classiquea fierté / liberté masculine, classiqueb nie / harmonie féminine, classiquea creuses / généreuses féminine, classiqueb esprits / compris masculine, classiquea philosophie / convie féminine, classiqueb sent / pensant masculine, classiquea prévaloir / vouloir masculine, classiqueb délibère / opère féminine, classiquea savoir / voir masculine, classiqueb dernière / lumière féminine, classiquea l'ordonne / donne féminine, classiqueb sollicité / nécessité masculine, classiquea tutelle / d'elle féminine, classiquea Macchabées / tombées féminine, classiqueb Brutus / vertus masculine, classiquea stoïques / héroïques féminine, classiqueb hauteur / imposteur masculine, classiquea infâme / âme féminine, classiqueb remords / morts masculine, classiquea d'aile / fidèle féminine, classiqueb vérité / immérité masculine, classiquea débarqué / arqué masculine, classiqueb seconde / l'onde féminine, classiquea marqué / parqué masculine, classiqueb monde / sonde féminine, classiquea amorce / force féminine, classiqueb destin / butin masculine, classiquea s'étale / fatale féminine, classiquea triste / subsiste féminine, classiqueb examen / humain masculine, classiquea demeure / pleure féminine, classiqueb l'univers / soufferts masculine, classiquea personne / raisonne féminine, classiqueb saignant / s'indignant masculine, classiquea auguste / juste féminine, classiqueb l'arrêt / dicterait masculine, classiquea oscillante / lente féminine, classiqueb points / rejoints masculine, classiquea indolente / supplante féminine, classiqueb témoins / moins masculine, classiquea insensé / dispensé masculine, classiqueb unique / inique féminine, classiquea créateur / blasphémateur masculine, classiquea inconnue / contenue féminine, classiqueb résout / tout masculine, classiquea suis / fuis masculine, classiqueb toi-même / problème féminine, classiquea imaginaire / tonnerre féminine, classiqueb réel / ciel masculine, classiquea dieux / yeux masculine, classiqueb immortelle / est-elle féminine, classiquea honni / impuni masculine, classiqueb miséricorde / morde féminine, classiquea l'infini / fourni masculine, classiqueb s'accorde / déborde féminine, classiquea autre / nôtre féminine, classiqueb bleu / dieu masculine, classiquea table / respectable féminine, classiquea t'épie / impie féminine, classiqueb capricieux / yeux masculine, classiquea silence / balance féminine, classiqueb fâcher / lâcher masculine, classiquea décide / placide féminine, classiqueb trompeur / peur masculine, classiquea suprême / blasphème féminine, classiqueb vis / défis masculine, classiquea soin / besoin masculine, classiqueb confiance / créance féminine, classiquea témoin / loin masculine, classiqueb redevance / l'avance féminine, classiquea constitue / tue féminine, classiqueb dieu / lieu masculine, classiquea maître / paître féminine, classiquea ciel / providentiel masculine, classiqueb l'éclaircie / remercie féminine, classiquea aide / obsède féminine, classiqueb régions / religions masculine, classiquea l'espace / n'amasse féminine, classiqueb impuni / l'infini masculine, classiquea frustes / justes féminine, classiqueb croyants / mendiants masculine, classiquea convié / sacrifié masculine, classiqueb pie / d'Iphigénie féminine, classiquea confié / crucifié masculine, classiqueb infinie / impunie féminine, classiquea expire / vampire féminine, classiqueb paradis / maudits masculine, classiquea vautre / autre féminine, classiquea pointes / jointes féminine, classiqueb foi / toi masculine, classiquea grand'peine / surhumaine féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea sincère / misère féminine, classiqueb baissé / versé masculine, classiquea monte / honte féminine, classiqueb affleurant / pleurant masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

300 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Justice, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources