Poèmes Aristophanesques, 1904· Dix-huit ballades familières pour exaspérer le mufle
Ballade a mots couverts de l’infantile Paraguante
Hi sunt qui cam mulieribus
non sunt coinquinati ; et in ore
eorum non est inventum mendacium.— Les SS. Innocents. A nonne.
Calamiteux et menant la « postige »,Sur le trottoir que Barrés a dompté,Le camelot secoueur de vertige,Bardache mais nullement breveté,Garrulle avec impétuosité.Journaux, poil à gratter en macédoine,Préservatifs amoureux pour chanoine,Que ne vend-il, le ribaud triomphant ?Son leit motive est à charmer idoine :Joli cadeau à faire à un enfant.
Pierre Loti, par qui Zola s’afflige,Baisa les Sarimpis couleur de thé,Aux négrillons infusa la voltigeEt fit crever quelque jaune beautéDe l’Orénoque ou du Palais d’Été.Mais, pour bailler à son courtaud l’avoine,Le conjouir et le tirer d’essoine,Yves est là que l’Institut défend.Le matelot de cet écrivain coine,Joli cadeau à faire à un enfant.
Frère Bitard, dont l’avant-bras fustigePlus d’un puceau très Las déculotté,De Sainte Église avère le prestigeEt Rabaroust, magistrat, fut citéPour l’ingénu de sa lubricité.Le gros vicaire avec le paillard moine,Sans bézoard, jayet, ni calcédoine.Brisent la porte et le mur de refend.O leurs engins valant tel patrimoine,Joli cadeau à faire à un enfant.
Princes, Argis, cueillant sauge et pivoine.Chez Henri Laus rencontre Papavoine :Seigneurs bougrins, sonnez votre olifant !Le mal de Naple et le feu Saint Antoine,Joli cadeau à faire à un enfant.
35 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes Aristophanesques, Paris, Mercure de France, 1910· numérisation archive.org· Sources