Poèmes Aristophanesques, 1904· Dix-huit ballades familières pour exaspérer le mufle
Ballade itérative sur la concupiscence qui nous tient du proboscide a ma tante Viaud
On ne lit guère au Parc Saint-MaurL’œuvre Sidoine Apollinaire,Ni Fulgence, ni Raban Maur.Mais, loin du muf stellionaire,Moi qui reviens de Saint-LunaireAux fins d’être un peu diverti,Parmi les groins qu’on vénère,Je veux voir la trogne à Loti.
La jambe faite en cyclamor,Peint d’un rouge extraordinaire,Et fameux chez les gars d’Armor,Loti, mignon quadragénaire,A des brosseurs qu’il rémunèreEt des gabiers d’O’Taïti.Yann Nibor charge son tonnerre,Je veux voir la trogne à Loti.
A Sinaïa comme à Windsor,Des rois il est le partenaire ;Bourget n’a pas un tel essor .Jean Aicard, babouin congénère,Chasse les mouches de son airePar l’odeur dont il fut loti.Ainsi qu’un astre sublunaire,Je veux voir la trogne à Loti.
Princes d’un lourd dictionnaire,Les vieilles gens du quai ContiCélébreront son millénaire :Je veux voir la trogne à Loti,
28 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes Aristophanesques, Paris, Mercure de France, 1910· numérisation archive.org· Sources