Poèmes Aristophanesques, 1904· Dix-huit ballades familières pour exaspérer le mufle
Ballade pour assainir la chose littéraire
Le sang, la bile, toutes les
humeurs qui s’écoulent des reins
et de la peau sont constamment
empoisonnés ; la santé, la vie
même sans cesse menacées par
la production ininterrompue de
ces venins humains, tout aussi
redoutables que ceux des reptiles
les plus dangereux.Almanach du du Rural pour l’an 1890.
Odeur de pieds, senteur de bouches,Et ridicule énormément,C’est Péladan-Tueur-de-Mouches.Pour l’escadre et le régiment,Pierre Loti, ce diamant,Quitte Nana, voire Isabelle.Ces pasquins manquent d’agrément :Nous les mettrons dans la poubelle.
Pas de phrases, ni de retouches !Valabrègue prêta sermentD’égayer les femmes en couches.Pompon gai comme un lavement,Dubrujeaud couillon alarmant,Et Poitrasson que ne rebelleOncques nazarde au fondement :Nous les mettrons dans la poubelle.
Oh ! les chasser, telles des mouchesA viande ! Sus, bon Nécromant !Icelui transforme en babouches.L’un en porc et l’autre en caïman !Ils sont le plus bel ornementDu Gil Blas ! mais, sous cette ombelle,Cueille-les rigoureusement :Nous les mettrons dans la poubelle.
Prince, un dieu les garde. CommentLes trucider par ribambelle ?N’ayant plus l’essorillement,Nous les mettrons dans la poubelle.
28 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes Aristophanesques, Paris, Mercure de France, 1910· numérisation archive.org· Sources