Poèmes élégiaques, 1907· Épigrammes
Épigrammë
Le tout petit enfant qui gît sous cette pierre,Et mêle sa chair blonde aux floraisons de mai,Mourut avant d’avoir salué la lumièreEt rendu leur sourire à ceux qui l’ont aimé.Le tout petit enfant, parmi les ifs moroses,Sommeille. Le Printemps entre ses bras l’endort.Et les grands papillons, semblables à des roses,Sur son dernier berceau tendent leurs ailes d’or.
Mai 1880.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources