Poèmes élégiaques, 1907· Le jardin des rêves
Rimes d’éventail
L’oiseau qui gazouillait la « romance à Madame »Dans un parc de féerie aux ormeaux compassés,L’Oiseau du Rêve, aux ailes d’or, aux chants de flamme,L’Oiseau des contes bleus et des avrils passés ;
Marquise, l’oiseau bleu des anciennes marquisesRedit en vos propos son thème ensorceleur :Le Rire épanouit ses corolles exquisesSur les pourpres rosiers de vos lèvres en fleur.
Et les Grâces d’antan par vous continuéesSurissent, évoquant un monde radieux.Alors qu’Athénaïs marchait sur les nuéesEt que l’amour des Rois s’asseyait chez les Dieux.
Car vous portez ce don que notre temps ignoreD’unir, maigre la foule et son goût roturier,Comme aux jours d’Aspasie et de Clémence Isaure,Le myrthe des Amours au verdoyant laurier.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources