Poèmes élégiaques, 1907· Rêve antique
Sonnet
No me tienes que dar porque te quiera,
Porque, si cuanto espero, no esperara,
Lo mismo que te quiero te quisiera.THÉRÈSE DE CEPEDA.
Ce n’est pas l’enfer alluméNi le paradis qui fleuronnePar quoi mon sein est animé.Garde pour d’autres la couronne
Et la gloire qui t’environneDans un éternel mois de mai.Que m’importe cette couronne,O Jésus ! O mon bien-aimé !
C’est vers le baiser de tes lèvres,Que pantèle et hurle ma fièvre,En un abandon sans retour.
Indifférente à toute chose,Géhenne livide ou Ciel rose.C’est toi seul que je veux, Amour !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes élégiaques, Paris, Mercure de France, 1907· numérisation archive.org· Sources