Pauca Paucis, 1894· Première série· Nugæ
III. Faustus
TROIS jours de cela, le clément MorphéeM’avait octroyé quelque lourd sommeil.Or me réveilla, de son doigt vermeil(N’en souriez point), une blonde fée.
Tetins frais et ronds, d’étoiles coiffée,Le pied blanc dressé sur le rose orteil :Tel aux temps païens le corps non pareilQue vit Actéon parmi la nymphée.
« Ainsi que jadis au docteur Faustus,« Je puis t’offrir l’or du pâle Plutus« Ou ressusciter ta chaude jeunesse !
« Vieillard, dis en quoi je puis te servir. »— Lors moi m’étirant avecque paresse :« Puisque tu peux tout, fais-moi rendormir ! »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources