Pauca Paucis, 1894· Première série· Vetera
VI. La chanson du vanneur
PUISSÉ-JE plonger le van dans le grain,Tandis qu’elle rit, les bras pleins de gerbes !La poussière monte en un ciel d’airain,Brûlant le poumon de ses flots acerbes ;Mais la dent de perle, en son rose écrin,Vient mordre en riant mes lèvres imberbes.
Que me fait l’ardeur de tes flots acerbes,Poussière qui monte en un ciel d’airain,Tandis qu’elle rit, les bras pleins de gerbes ?Puissé-je plonger le van dans le grain,Pourvu que la perle, en son rose écrin,Morde ainsi, riant, mes lèvres imberbes !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources