Pauca Paucis, 1894· Première série· Nugæ
VII. Γυνη
O TE Voir seulement, Kypris anadyomène,Quand tes cheveux, brillants des perles de la mer,« Fouettaient tes reins polis, lavés du flot amer !« Dénouer ta ceinture, ô radieuse Hélène,
« Qui vous troublait le cœur, héros chargés d’hivers,Rien qu’à la contempler sous le voile ! Et toi, Reine,« Cléopâtre d’airain, aux yeux vibrants d’éclairs !« Et vous toutes, ô fleurs de beauté souveraine,
« Vous posséder une heure et mourir !… Puissant Zeus,« Rien qu’une heure !… — » — Mais lui, de ces propos oiseux,Souriant incliné sous le lourd diadème :
« Qu’ils s’appellent Phryné, Laïs ou Margoton,« Qu’ils vaillent un talent, qu’ils vaillent un teston,« Triple sot, ne sont-ils pas toujours faits de même ? »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources