Pauca Paucis, 1894· Première série· Ad Alta
IV. Seconde edelweiss
Toi qui ne te complais que mêlée à la nue ;Toi, la sœur de la neige, et ne sachant fleurirQu’aux surplombs effarants de la cime inconnue,L’homme, qui flétrit tout, ne saurait te flétrir.Violant ton asile, en vain sa main t’emporte :Tu braves la souillure, et cueillie et non morte,Sous le nard précieux de ta pudicité,Tu dors incorruptible en l’immortalité.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources