Poèmes et Poésies, 1895· Les cygnes
« De l‘herbe bleue aux plaines roses »
De l‘herbe bleue aux plaines roses,Jusqu‘à l‘étang laiteux de brumes,Mon cœur, au loin des amertumes,Adore et s‘émerveille aux choses ;Parmi l‘haleine respirée,Pour moi seul, des iris insignesMon âme suit vers l‘empyréeL‘essor éblouissant des cygnes.
Il chante dans les jeunes branchesEt sur la prée et vers le fleuve ;Mon cœur enamouré s‘abreuveD‘espoir et rêve des revanches,Et, dans sa ferveur d‘inspirée,Guettant le vol des strophes dignes,Mon âme suit vers l‘empyréeL‘essor éblouissant des cygnes.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources