Poèmes et Poésies, 1895· Fleurs du chemin et chansons de la route
I. « En un parfum de foin qui fane »
En un parfum de foin qui fane,En un murmure de gué rustique,A travers l‘ombre diaphane,Viens l‘ombre oblique,Les foins fleurent d‘amour,Le chant de l‘eau est tendre, grave et sourdComme un lointain cantique‒ L‘année a fait le tour.
Toutes les bergeries sont mêmesEt dans mes vers des moutons s‘en viendront‒ Comme ce soir, vers l‘Indre ‒ Groupés en rond,Bêler le plus sot des poèmes‒ Dont nous rirons.
Il n‘est pas jusqu‘à l‘orage imprévuQui facilite l‘héroïsme ( souviens-toi )Et je serai si brave sous les éclairs( Et tel, ma foi, que tu m‘as déjà vu )Que j‘en mériterai tes baisers fiers ;Viens, Juin a fleuri prés et boisEt les demains sont les hiers….. Je crois ?…
21 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources