Poèmes et Poésies, 1895· Fleurs du chemin et chansons de la route
II. « Un pont saute le fleuve »
Un pont saute le fleuveBondissant d‘île en îleEntre des saules et des peupliers ;Passons ; tout chant résonne aux arches,L‘heure bleue est neuveOù près de moi tu marches,J‘ai des baisers par milleEt par milliers.
Irons-nous aux vignobles pamprés,Irons-nous par l‘herbe des prés,Ou sous la pénombre des jeunes frênes,Irons-nous par delà les couchants empourprés ?‒ Toute route est lointaine.
13 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources