Poèmes et Poésies, 1895· Cueille d‘avril· Carmen Perpetuum
VII. « La reine auréolée au sourire effacé »
La reine auréolée au sourire effacé,Dans sa robe stellée aux blancs revers d‘hermine,Et l‘apparat des jours de grand‘messe, a passéAvec son doux regard de femme, qui domine…
Puis, sous le grondement des orgues déchaînéOù l‘essor glorieux des hymnes se marie,Mon cœur s‘exaspérait en un rêve damnéParmi l‘alleluia de la Pâque Fleurie :
Tête haute, bravant l‘éclat de l‘ostensoirEt ce peuple courbé que prosterne la crainte,Avec un long sanglot de t‘aimer sans espoir,Je t‘ai priée, à deux genoux, comme une Sainte.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources