Poèmes et Poésies, 1895· Joies
Les feuilles, cette matinée
Les feuilles, cette matinée,Sont toutes satinées,La pluie est tiède ;Les chants d‘hier reviennent en refrains,Ce gai matin,Et, si j‘oublie, ta voix me vient en aide ;
Et si même ta mémoire défaille,Je reprends l‘air qui mène, vaille que vaille,Les mots qu‘il laisse, au hasard, se poursuivre ;Que chantions-nousAvec des mots si douxQue même ainsi, sans suite, ils nous enivrent ?
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources