Poèmes et Poésies, 1895· Cueille d‘avril· Euphonies
XI. « Les genêts ont fleuri le sable de la grève »
Les genêts ont fleuri le sable de la grèveOù le fleuve roulait, l‘autre mois, ses caprices,Et tout ce lent Juillet a passé comme un rêve ;Les genêts ont fleuri l‘éblouissante grève…Dis-moi que tes baisers ne sont que des prémices,Que tout ce lent Juillet passé comme en un rêveN‘était que le prélude aux suprêmes délices…
Le sable de la grève est fleuri de genêtsQue le fleuve courbait en riant, l‘autre mois ;Le sable ondule aux creux des lits abandonnés,Le sable éblouissant est fleuri de genêts ;La brise attiédie à l‘ombre du vieux boisChasse le sable fin des lits abandonnés ;Les choses ne sont pas ainsi que l‘autre fois !…
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources