Poèmes et Poésies, 1895· Joies
Plus même l‘écho
Plus même l‘écho d‘un jeune rire‒ Des lézardes aux murs s‘écaillent, ‒Et nul reflet de son sourireQu‘aux fleurs dont les sourires raillent ;Les heures mortes attendent au seuil ;Il semble qu‘on ouvre un cercueil…
O, ce corridor d‘autrefois,Qui va toujours de chambre en chambre,Avec le vieux dallage en croix…Et Mai s‘attriste comme un Décembre.
Plus même l‘écho de ses pas ;Le vieux grenier se drape d‘ombres ;Les colombages branlent, las ;Le sol s‘enjonche de décombres ;‒ Les autres, mêmes, parlent bas…
Et j‘ai laissé close ta chambre,Pris d‘un scrupule confus,‒ Et Mai s‘attriste comme un Décembre ‒Il n‘erre par la maison videPlus qu‘un regret de toi qui fus…Et comme le hasard décide…
21 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources