Poèmes antiques et modernes, 1826· Livre moderne
Paris
« Prends ma main. Voyageur,‖ et montons sur la Tour.―Regarde tout en bas,‖ et regarde à l'entour.Regarde jusqu'au bout‖ de l'horizon, regardeDu nord au sud. Partout‖ où ton œil se hasarde,Qu'il s'attache avec feu,‖ comme l'œil du serpentQui pompe du regard‖ ce qu'il suit en rampant,Tourne sur le donjon‖ qu'un parapet prolonge,D'où la vue à loisir‖ sur tous les points se plongeEt règne, du zénith,‖ sur un monde mouvantComme l'éclair, l'oiseau,‖ le nuage et le vent.Que vois-tu dans la nuit,‖ à nos pieds, dans l'espace,Et partout où mon doigt‖ tourne, passe et repasse ?― Je vois un cercle noir‖ si large et si profond,Que je n'en aperçois‖ ni le bout ni le fond.Des collines, au loin,‖ me semblent sa ceinture,Et pourtant je ne vois‖ nulle part la nature,Mais partout la main d'homme‖ et l'angle que sa mainImpose à la matière‖ en tout travail humain.Je vois ces angles noirs‖ et luisants qui, dans l'ombre,L'un sur l'autre entassés,‖ sans ordre ni sans nombre,Coupent des murs blanchis‖ pareils à des tombeaux.― Je vois fumer, brûler,‖ éclater des flambeaux,Brillant sur cet abîme‖ où l'air pénètre à peineComme des diamants‖ incrustés dans l'ébène.― Un fleuve y dort sans bruit,‖ replié dans son cours,Comme dans un buisson‖ la couleuvre aux cent tours.Des ombres de palais,‖ de dômes et d'aiguilles,De tours et de donjons,‖ de clochers, de bastilles,De châteaux-forts, de kiosks‖ et d'aigus minarets ;De formes de remparts,‖ de jardins, de forêts,De spirales, d'arceaux,‖ de parcs, de colonnades,D'obélisques, de ponts,‖ de portes et d'arcades,Tout fourmille et grandit,‖ se cramponne en montant,Se courbe, se replie,‖ ou se creuse ou s'étend.― Dans un brouillard de feu‖ je crois voir ce grand rêve.La Tour où nous voilà‖ dans ce cercle s'élève ;En le traçant jadis,‖ c'est ici, n'est-ce pas,Que Dieu même a posé‖ le centre du compas ?Le vertige m'enivre,‖ et sur mes yeux il pèse.Vois-je une Roue ardente,‖ ou bien une Fournaise ? »
― Oui, c'est bien une Roue ;‖ et c'est la main de DieuQui tient et fait mouvoir‖ son invisible essieu.Vers le but inconnu‖ sans cesse elle s'avance.On la nomme PARIS,‖ le pivot de la France.Quand la vivante Roue‖ hésite dans ses tours,Tout hésite et s'étonne,‖ et recule en son cours.Les rayons effrayés‖ disent au cercle : « Arrête. »Il le dit à son tour‖ aux cercles dont la crêteS'enchâsse dans la sienne‖ et tourne sous sa loi.L'un le redit à l'autre ;‖ et l'impassible roi,Paris, l'axe immortel,‖ Paris, l'axe du monde,Puise ses mouvements‖ dans sa vigueur profonde,Les communique à tous,‖ les imprime à chacun,Les impose de force,‖ et n'en reçoit aucun.Il se meut ; tout s'ébranle,‖ et tournoie et circule ;Le cœur du ressort bat,‖ et pousse la bascule ;L'aiguille tremble et court‖ à grands pas ; le levierMonte et baisse en sa ligne,‖ et n'ose dévier.Tous marchent leur chemin,‖ et chacun d'eux écouteLe pas régulateur‖ qui leur creuse la route.Il leur faut écouter‖ et suivre ; il le faut bien :Car lorsqu'il arriva,‖ dans un temps plus ancien,Qu'un rouage isola‖ son mouvement diurne,Dans le bruit du travail‖ demeura taciturne,Et, brisa, par orgueil,‖ sa chaîne et son ressort,Comme un bras que l'on coupe,‖ il fut frappé de mort.Car Paris l'éternel‖ de leurs efforts se joue,Et le moyeu divin‖ tournerait sans la roue ;Quand même tout voudrait‖ revenir sur ses pas,Seul il irait ; lui seul‖ ne s'arrêterait pas,Et tu verrais la force‖ et l'union ravieAux rayons qui partaient‖ de son centre de vie.C'est donc bien, voyageur,‖ une roue en effet.Le vertige parfois‖ est prophétique. Il faitQu'une fournaise ardente‖ éblouit ta paupière ?C'est la fournaise aussi‖ que tu vois. ― Sa lumièreTeint de rouge les bords‖ du ciel noir et profond ;C'est un feu sous un dôme‖ obscur, large et sans fond ;Là, dans les nuits d'hiver‖ et d'été, quand les heuresFont du bruit en sonnant‖ sur le toit des demeures,Parce que l'homme y dort,‖ là veillent des Esprits,Grands ouvriers d'une œuvre‖ et sans nom et sans prix.La nuit, leur lampe brûle,‖ et, le jour, elle fume ;Le jour, elle a fumé,‖ le soir, elle s'allume,Et toujours et sans cesse‖ alimente les feuxDe la Fournaise d'or‖ que nous voyons tous deux,Et qui, se reflétant‖ sur la sainte coupole,Est du globe endormi‖ la céleste auréole.Chacun d'eux courbe un front‖ pâle, il prie, il écrit,Il désespère, il pleure ;‖ il espère, il sourit ;Il arrache son sein‖ et ses cheveux, s'enfonceDans l'énigme sans fin‖ dont Dieu sait la réponse,Et dont l'humanité,‖ demandant son décret,Tous les mille ans rejette‖ et cherche le secret.Chacun d'eux pousse un cri‖ d'amour vers une idée.L’un soutient en pleurant la croix dépossédée,S'assied près du Sépulcre‖ et seul, comme un banni,Il se frappe en disant :‖Lamma Sabacthani ;Dans son sang, dans ses pleurs,‖ il baigne, il noie, il plongeLa couronne d'épine‖ et la lance et l'éponge,Baise le corps du Christ,‖ le soulève, et lui dit :« Reparais, Roi des Juifs,‖ ainsi qu'il est prédit ;Viens, ressuscite encore‖ aux yeux du seul apôtre.L'Église meurt : renais‖ dans sa cendre et la nôtre,Règne, et sur les débris‖ des schismes expiés,Renverse tes gardiens‖ des lueurs de tes pieds. »Rien. Le corps du Dieu ploie‖ aux mains du dernier homme,Prêtre pauvre et puissant‖ pour Rome et malgré Rome.Le cadavre adoré,‖ de ses clous immortelsNe laisse plus tomber‖ de sang pour ses autels ;Rien. Il n'ouvrira pas‖ son oreille endormieAux lamentations‖ du nouveau Jérémie,Et le laissera seul,‖ mais d'une habile main,Retremper la tiare‖ en l'alliage humain.« Liberté ! " crie un autre, et soudain la tristesseComme un taureau le tue‖ aux pieds de sa déesse,Parce qu'ayant en vain‖ quarante ans combattu,Il ne peut rien construire‖ où tout est abattu.N'importe ! Autour de lui‖ des travailleurs sans nombre,Aveugles, inquiets,‖ cherchent à travers l'ombreJe ne sais quels chemins‖ qu'ils ne connaissent pas,Réglant et mesurant,‖ sans règle et sans compas,L'un sur l'autre semant‖ des arbres sans racines,Et mettant au hasard‖ l'ordre dans les ruines.Et, comme il est écrit‖ que chacun porte en soiCe mal qui le tuera,‖ regarde en bas, et voi.Derrière eux s’est groupée une famille forte,Qui les ronge et du pied‖ pile leur œuvre morte,Écrase les débris‖ qu'a faits la Liberté,Y roule le niveau‖ qu'on nomme Égalité,Et veut les mettre en cendre,‖ afin que pour sa têteL'homme n'ait d'autre abri‖ que celui qu'elle apprête ;Et c'est un temple : un temple‖ immense, universel,Où l'homme n'offrira‖ ni l'encens, ni le sel,Ni le sang, ni le pain,‖ ni le vin, ni l'hostie,Mais son temps et sa vie‖ en œuvre convertie,Mais son amour de tous,‖ son abnégationDe lui, de l'héritage‖ et de la nation.Seuls, sans père et sans fils,‖ soumis à la parole,L'union est son but‖ et le travail son rôle,Et, selon celui-là‖ qui parle après Jésus,Tous seront appelés‖ et tous seront élus.― Ainsi tout est osé !‖ Tu vois, pas de statueD'homme, de roi, de Dieu,‖ qui ne soit abattue,Mutilée à la pierre‖ et rayée au couteau,Démembrée à la hache‖ et broyée au marteau !Or ou plomb, tout métal‖ est plongé dans la braise,Et jeté pour refondre‖ en l'ardente fournaise.Tout brûle, craque, fume‖ et coule ; tout celaSe tord, s'unit, se fend,‖ tombe là, sort de là,Cela siffle et murmure‖ ou gémit ; cela crie,Cela chante, cela‖ sonne, se parle et prie ;Cela reluit, cela‖ flambe et glisse dans l'air,Éclate en pluie ardente‖ ou serpente en éclair.Œuvre, ouvriers, tout brûle ;‖ au feu tout se féconde :Salamandres partout !‖ ― Enfer ! Éden du monde !Paris ! principe et fin !‖ Paris ! ombre et flambeau !…― Je ne sais si c'est mal,‖ tout cela ; mais c'est beau !Mais c'est grand ! mais on sent‖ jusqu'au fond de son âmeQu'un monde tout nouveau‖ se forge à cette flamme,Ou soleil, ou comète,‖ on sent bien qu'il sera ;Qu'il brûle ou qu'il éclaire,‖ on sent qu'il tournera,Qu'il surgira brillant‖ à travers la fumée,Qu'il vêtira pour tous‖ quelque forme animée,Symbolique, imprévue‖ et pure, on ne sait quoi,Qui sera pour chacun‖ le signe d'une foi,Couvrira, devant Dieu,‖ la terre comme un voile,Ou de son avenir‖ sera comme l'étoile,Et, dans des flots d'amour‖ et d'union, enfinGuidera la famille‖ humaine vers sa fin ;Mais que peut-être aussi,‖ brûlant, pareil au glaiveDont le feu dessécha‖ les pleurs dans les yeux d'Ève,Il ira labourant‖ le globe comme un champ,Et semant la douleur‖ du levant au couchant :Rasant l'œuvre de l'homme‖ et des temps comme l'herbeDont un vaste incendie‖ emporte chaque gerbe,En laissant le désert,‖ qui suit son large coursComme un géant vainqueur,‖ s'étendre pour toujours.Peut-être que, partout‖ où se verra sa flamme,Dans tout corps s'éteindra‖ le cœur, dans tout cœur l'âme,Que rois et nations,‖ se jetant à genoux,Aux rochers ébranlés‖ crieront : « Écrasez-nous !Car voilà que Paris‖ encore nous envoieUne perdition‖ qui brise notre voie ! »― Que fais-tu donc, Paris,‖ dans ton ardent foyer ?Que jetteras-tu donc‖ dans ton moule d'acier ?Ton ouvrage est sans forme,‖ et se pétrit encoreSous la main ouvrière‖ et le marteau sonore ;Il s'étend, se resserre,‖ et s'engloutit souventDans le jeu des ressorts‖ et du travail savant,Et voilà que déjà‖ l'impatient esclaveSe meut dans la Fournaise,‖ et, sous les flots de lave,Il nous montre une tête‖ énorme, et des regardsPortant l'ombre et le jour‖ dans leurs rayons hagards.
Je cessai de parler,‖ car, dans le grand silence,Le sourd mugissement‖ du centre de la FranceMonta jusqu'à la tour‖ où nous étions placés,Apporté par le vent‖ des nuages glacés.― Comme l'illusion‖ de la raison se joue !Je crus sentir mes pieds‖ tourner avec la roue,Et le feu du brasier‖ qui montait vers les cieuxM'éblouit tellement‖ que je fermai les yeux.
― « Ah ! dit le Voyageur,‖ la hauteur où nous sommesDe corps et d'âme est trop‖ pour la force des hommes.La tête a ses faux pas‖ comme le pied les siens ;Vous m'avez soutenu,‖ c'est moi qui vous soutiens,Et je chancelle encor,‖ n'osant plus sur la terreContempler votre ville‖ et son double mystère.Mais je crains bien pour elle‖ et pour vous, car voilàQuelque chose de noir,‖ de lourd, de vaste, là,Au plus haut point du ciel,‖ où ne sauraient atteindreLes feux dont l'horizon‖ ne cesse de se teindre ;Et je crois entrevoir‖ ce rocher ténébreuxQu'annoncèrent jadis‖ les prophètes hébreux.Lorsqu'une meule énorme,‖ ont-ils dit ― Il me sembleLa voir. ― apparaîtra‖ sur la cité ― Je trembleQue ce ne soit Paris.‖ ― dont les enfants aurontEffacé Jésus-Christ‖ du cœur comme du front…Vous l'avez fait ! ― alors‖ que la ville enivréeD'elle-même, au plaisir‖ du sang sera livrée…Qu'en pensez-vous ? ― alors‖ l'Ange la rayeraDu monde, et le rocher‖ du ciel l'écrasera. »
Je souris tristement :‖ ― « Il se peut bien, lui dis-je,Que cela nous arrive‖ avec ou sans prodige ;Le ciel est noir sur nous ;‖ mais il faudrait alorsQu'ailleurs, pour l'avenir,‖ il fût d'autres trésors,Et je n'en connais pas.‖ Si la force divineEst en ceux dont l'esprit‖ sent, prévoit et devine,Elle est ici. ― Le Ciel‖ la révère. ― Et sur nousL'ange exterminateur‖ frapperait à genoux,Et sa main, à la fois‖ flamboyante et timide,Tremblerait de commettre‖ un second déicide.Mais abaissons nos yeux,‖ et n'allons pas chercherSi ce que nous voyons‖ est nuage ou rocher.Descendons et quittons‖ cette imposante cimeD'où l'esprit voit un rêve‖ et le corps un abîme.― Je ne sais d'assurés,‖ dans le chaos du sort,Que deux points seulement,‖ LA SOUFFRANCE ET LA MORT.Tous les hommes y vont‖ avec toutes les villes.Mais les cendres, je crois,‖ ne sont jamais stériles.Si celles de Paris‖ un jour sur ton cheminSe trouvent, pèse-les,‖ et prends-nous dans ta main,Et, voyant à la place‖ une rase campagne,Dis : « Le volcan a fait‖ éclater sa montagne ! »Pense au triple labeur‖ que je t'ai révélé,Et songe qu'au-dessus‖ de ceux dont j'ai parléIl en fut de meilleurs‖ et de plus purs encore,Rares parmi tous ceux‖ dont leur temps se décore,Que la foule admirait‖ et blâmait à moitié,Des hommes pleins d'amour,‖ de doute et de pitié,Qui disaient :Je ne sais,‖ des choses de la vie,Dont le pouvoir ou l'or‖ ne fut jamais l'envie,Et qui, par dévouement,‖ sans détourner les yeux,Burent jusqu'à la lie‖ un calice odieux.― Ensuite, Voyageur,‖ tu quitteras l'enceinte,Tu jetteras au vent‖ cette poussière éteinte,Puis, levant seul ta voix‖ dans le désert sans bruit,Tu crieras ; "Pour longtemps‖ le monde est dans la nuit ! »
Écrit le 16 janvier 1834, à Paris.
Versification
- Forme
- 5 distiquess (distiques)
- Rimes
- 129((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 5 distiquess
- Mots à la rime
- a Tour / l'entour masculine, classiqueb regarde / hasarde féminine, classiquec serpent / rampant masculine, classiqued prolonge / plonge féminine, classiquee mouvant / vent masculine, classiquef l'espace / repasse féminine, classiqueg profond / fond masculine, classiqueh ceinture / nature féminine, classiquei main / humain masculine, classiquej l'ombre / nombre féminine, classiquek tombeaux / flambeaux masculine, classiquel peine / l'ébène féminine, classiquem cours / tours masculine, classiquen d'aiguilles / bastilles féminine, classiqueo minarets / forêts masculine, classiquep colonnades / d'arcades féminine, classiqueq montant / s'étend masculine, classiquer rêve / s'élève féminine, classiques pas / compas masculine, classiquet pèse / Fournaise féminine, classiquea Dieu / essieu masculine, classiqueb s'avance / France féminine, classiquec tours / cours masculine, classiqued Arrête / crête féminine, classiquee loi / roi masculine, classiquef monde / profonde féminine, classiqueg chacun / aucun masculine, classiqueh circule / bascule féminine, classiquei levier / dévier masculine, classiquej écoute / route féminine, classiquek bien / ancien masculine, classiquel diurne / taciturne féminine, classiquem ressort / mort masculine, classiquen joue / roue féminine, classiqueo pas masculine, classiquep ravie / vie féminine, classiqueq effet / fait masculine, classiquer paupière / lumière féminine, classiquet heures / demeures féminine, classiqueu Esprits / prix masculine, classiquev fume / s'allume féminine, classiquew feux / deux masculine, classiquex coupole / auréole féminine, classiquey écrit / sourit masculine, classiquez s'enfonce / réponse féminine, classiquea décret / secret masculine, classiqueb idée / dépossédée féminine, classiquec banni / Sabacthani masculine, classiqued plonge / l'éponge féminine, classiquee dit / prédit masculine, classiquef apôtre / nôtre féminine, classiqueg expiés / pieds masculine, classiqueh homme / Rome féminine, classiquei immortels / autels masculine, classiquej endormie / Jérémie féminine, classiquel tristesse / déesse féminine, classiquem combattu / abattu masculine, classiquen nombre / l'ombre féminine, classiquep racines / ruines féminine, classiqueq soi / voi masculine, classiquer forte / morte féminine, classiques Liberté / Égalité masculine, classiquet tête / apprête féminine, classiqueu universel / sel masculine, classiquev l'hostie / convertie féminine, classiquew abnégation / nation masculine, classiquex parole / rôle féminine, classiquey Jésus / élus masculine, équivalentez statue / abattue féminine, classiquea couteau / marteau masculine, classiqueb braise / fournaise féminine, classiquec cela / là masculine, classiqued crie / prie féminine, classiquee l'air / éclair masculine, classiquef féconde / monde féminine, classiqueg flambeau / beau masculine, classiqueh âme / flamme féminine, classiquei sera / tournera masculine, classiquej fumée / animée féminine, classiquek quoi / foi masculine, classiquel voile / l'étoile féminine, classiquem enfin / fin masculine, classiquen glaive / d'Ève féminine, classiqueo champ / couchant masculine, classiquep l'herbe / gerbe féminine, non classiqueq cours / toujours masculine, classiquer flamme / l'âme féminine, classiques genoux / Écrasez-nous masculine, classiquet envoie / voie féminine, classiqueu foyer / d'acier masculine, classiquev encore / sonore féminine, classiquew souvent / savant masculine, classiquex esclave / lave féminine, classiquey regards / hagards masculine, classiquea silence / France féminine, classiqueb placés / glacés masculine, classiqued cieux / yeux masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb siens / soutiens masculine, classiquec terre / mystère féminine, classiqued voilà / là masculine, classiquee atteindre / teindre féminine, classiquef ténébreux / hébreux masculine, classiqueg semble / tremble féminine, classiqueh auront / front masculine, classiquei enivrée / livrée féminine, classiquej rayera / l'écrasera masculine, classiquea dis-je / prodige féminine, classiqueb alors / trésors masculine, classiquec divine / devine féminine, classiqued nous / genoux masculine, classiquee timide / déicide féminine, classiquef chercher / rocher masculine, classiqueg cime / abîme féminine, classiqueh sort / MORT masculine, classiquei villes / stériles féminine, classiquej chemin / main masculine, classiquek campagne / montagne féminine, classiquel révélé / parlé masculine, classiquem encore / décore féminine, classiquen moitié / pitié masculine, classiqueo vie / l'envie féminine, classiquep yeux / odieux masculine, classiqueq l'enceinte / éteinte féminine, classiquer bruit / nuit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
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258 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, MDCCCLXXXIII· numérisation abu.cnam.fr· Sources