Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La Pucelle d’Orléans, 1752

Chant Ix

Voltaire· strophe unique, décasyllabes, 329 vers

Argument Comment La Trimouille et sire Arondel retrouvèrent leurs maîtresses en Provence, et du cas étrange advenu dans la Sainte-Baume.

Deux chevaliers‖ qui se sont bien battus,Soit à cheval,‖ soit à la noble escrime,Avec le sabre‖ ou de longs fers pointus,De pied en cap‖ tout couverts ou tout nus,Ont l'un pour l'autre‖ une secrète estime ;Et chacun d'eux‖ exalte les vertusEt les grands coups‖ de son digne adversaire,Lorsque surtout‖ il n'est plus en colère.Mais s'il advient,‖ après ce beau conflit,Quelque accident,‖ quelque triste fortune,Quelque misère‖ à tous les deux commune,Incontinent‖ le malheur les unit :L'amitié naît‖ de leurs destins contraires,Et deux héros‖ persécutés sont frères.C'est ce qu'on vit‖ dans le cas si cruelDe La Trimouille‖ et du triste Arondel.Cet Arondel‖ reçut de la natureUne âme altière,‖ indifférente et dure ;Mais il sentit‖ ses entrailles d'airainSe ramollir‖ pour le doux Poitevin :Et La Trimouille,‖ en se laissant surprendreA ces beaux nœuds‖ qui forment l'amitié,Suivit son goût ;‖ car son cœur est né tendre.« Que je me sens,‖ dit-il, fortifié,Mon cher ami,‖ par votre courtoisie !Ma Dorothée,‖ hélas ! me fut ravie ;Vous m'aiderez,‖ au milieu des combats,A retrouver‖ la trace de ses pas,A délivrer‖ ce que mon cœur adore ;J'affronterai‖ les plus cruels trépasPour vous nantir‖ de votre Rosamore. »Les deux amants,‖ les deux nouveaux amis,Partent ensemble,‖ et, sur un faux avis,Marchent en hâte,‖ et tirent vers Livourne.Le ravisseur‖ d'un autre côté tournePar un chemin‖ justement opposé.Tandis qu'ainsi‖ le couple se fourvoie,Au scélérat‖ rien ne fut plus aiséQue d'enlever‖ sa noble et riche proie.Il la conduit‖ bientôt en sûreté.Dans un château‖ des chemins écarté,Près de la mer,‖ entre Rome et Gaëte,Masure affreuse,‖ exécrable retraite,Où l'insolence‖ et la rapacité,La gourmandise‖ et la malpropreté,L'emportement‖ de l'ivresse bruyante,Les démêlés,‖ les combats qu'elle enfante,La dégoûtante‖ et sale impuretéQui de l'amour‖ éteint les tendres flammes,Tous les excès‖ des plus vilaines âmes,Font voir à l'œil‖ ce qu'est le genre humainLorsqu'à lui-même‖ il est livré sans frein.Du Créateur‖ image si parfaite.Or voilà donc‖ comme vous êtes faite !En arrivant,‖ le corsaire effrontéSe met à table,‖ et fait placer les bellesSans compliment‖ chacune à son côté,Mange, dévore,‖ et boit à leur santé.Puis il leur dit :‖ « Voyez, mesdemoiselles,Qui de vous deux‖ couche avec moi la nuit.Tout m'est égal,‖ tout m'est bon, tout me duit ;Poil blond, poil noir,‖ Anglaise, Italienne,Petite ou grande,‖ infidèle ou chrétienne,Il ne m'importe ;‖ et buvons. » A ces mots,La rougeur monte‖ à l'aimable visageDe Dorothée,‖ elle éclate en sanglots ;Sur ses beaux yeux‖ il se forme un nuage,Qui tombe en pleurs‖ sur ce nez fait au tour,Sur ce menton‖ où l'on dit que l'AmourLui fit un creux,‖ la caressant un jour ;Dans la tristesse‖ elle est ensevelie.Judith l'Anglaise,‖ un moment recueillie,Et regardant‖ le corsaire inhumain,D'un air de tête‖ et d'un souris hautain :« Je veux, dit-elle,‖ avoir ici la joieSur le minuit‖ de me voir votre proie ;Et l'on saura‖ ce qu'avec un banditPeut une Anglaise‖ alors qu'elle est au lit. »A ce propos‖ le brave MartinguerreD'un gros baiser‖ la barbouille, et lui dit :« J'aimai toujours‖ les filles d'Angleterre.Il la rebaise,‖ et puis vide un grand verre,En vide un autre,‖ et mange, et boit, et rit,Et chante, et jure ;‖ et sa main effrontéeSans nul égard‖ se porte impudemmentSur Rosamore,‖ et puis sur Dorothée.Celle-ci pleure ;‖ et l'autre fièrement,Sans s'émouvoir,‖ sans changer de visage,Laisse tout faire‖ au rude personnage.Enfin de table‖ il sort en bégayant,Le pied mal sûr,‖ mais l'œil étincelant,Avertissant,‖ d'un geste de corsaire,Qu'on soit fidèle‖ aux marchés convenus ;Et, rayonnant‖ des présents de Bacchus,Il se prépare‖ aux combats de Cythère.La Milanaise,‖ avec des yeux confus,Dit à l'Anglaise :‖ « Oserez-vous, ma chère,Du scélérat‖ consommer le désir ?Mérite-t-il‖ qu'une beauté si fièreS'abaisse au point‖ de donner du plaisir ?— Je prétends bien‖ lui donner autre chose,Dit Rosamore ;‖ on verra ce que j'ose :Je sais venger‖ ma gloire et mes appas ;Je suis fidèle‖ au chevalier que j'aime.Sachez que Dieu,‖ par sa bonté suprême,M'a fait présent‖ de deux robustes bras,Et que Judith‖ est mon nom de baptême.Daignez m'attendre‖ en cet indigne lieu,Laissez-moi faire,‖ et surtout priez Dieu. »Puis elle part,‖ et va la tête hauteSe mettre au lit‖ à côté de son hôte.La nuit couvrait‖ d'un voile ténébreuxLes toits pourris‖ de ce repaire affreux ;Des malandrins‖ la grossière cohueCuvait son vin,‖ dans la grange étendue ;Et Dorothée,‖ en ces moments d'horreur,Demeurait seule,‖ et se mourait de peur.Le boucanier,‖ dans la grosse partiePar où l'on pense,‖ était tout offusquéDe la vapeur‖ des raisins d'Italie.Moins à l'amour‖ qu'au sommeil provoqué,Il va pressant‖ d'une main engourdieLes fiers appas‖ dont son cœur est piqué ;Et la Judith,‖ prodiguant ses tendresses,L'enveloppait,‖ par de fausses caresses,Dans les filets‖ que lui tendait la mort.Le dissolu,‖ lassé d'un tel effort,Bâille un moment,‖ tourne la tête, et dort.A son chevet‖ pendait le cimeterreQui fit longtemps‖ redouter Martinguerre.Notre Bretonne‖ aussitôt le tira,En invoquant‖ Judith et Débora,Jahel, Aod,‖ et Simon nommé Pierre,Simon Barjone‖ aux oreilles fatal,Qu'à surpasser‖ l'héroïne s'apprête.Puis empoignant‖ les crins de l'animalDe sa main gauche,‖ et soulevant la tête,La tête lourde,‖ et le front engourdiDu mécréant‖ qui ronfle appesanti,Elle s'ajuste,‖ et sa droite élevéeTranche le cou‖ du brave débauché.De sang, de vin‖ la couche est abreuvée ;Le large tronc,‖ de son chef détaché,Rougit le front‖ de la noble héroïnePar trente jets‖ de liqueur purpurine.Notre amazone‖ alors saute du lit,Portant en main‖ cette tête sanglante,Et va trouver‖ sa compagne tremblante,Qui dans ses bras‖ tombe et s'évanouit,Puis reprenant‖ ses sens et son esprit :« Ah ! juste Dieu !‖ quelle femme vous êtes !Quelle action !‖ quel coup, et quel danger !Où fuirons-nous ?‖ si sur ces entrefaitesQuelqu'un s'éveille,‖ on va nous égorger.— Parlez plus bas,‖ répliqua Rosamore ;Ma mission‖ n'est pas finie encore ;Prenez courage,‖ et marchez avec moi. »L'autre reprit‖ courage avec effroi.Leurs deux amants,‖ errant toujours loin d'elles,Couraient partout‖ sans avoir rien trouvé.A Gêne enfin‖ l'un et l'autre arrivé,Ayant par terre‖ en vain cherché leurs belles,S'en vont par mer,‖ à la merci des flots,Des deux objets‖ qui troublent leur reposAux quatre vents‖ demander des nouvelles.Ces quatre vents‖ les portent tour à tour,Tantôt au bord‖ de cet heureux séjourOù des chrétiens‖ le père apostoliqueTient humblement‖ les clefs du paradis ;Tantôt au fond‖ du golfe Adriatique,Où le vieux doge‖ est l'époux de Téthys ;Puis devers Naple,‖ au rivage fertile,Où Sannazar‖ est trop près de Virgile,Ces dieux mutins,‖ prompts, ailés, et joufflus,Qui ne sont plus‖ les enfants d'Orithye,Sur le dos bleu‖ des flots qu'ils ont émus,Les font voguer‖ à ces gouffres connus,Où l'onde amère‖ autrefois engloutiePar la Charybde,‖ aujourd'hui ne l'est plus ;Où de nos jours‖ on ne peut plus entendreLes hurlements‖ des dogues de Scylla ;Où les géants‖ écrasés sous l'EtnaNe jettent plus‖ la flamme avec la cendre ;Tant l'univers‖ avec le temps changea !Le couple errant,‖ non loin de Syracuse,Va saluer‖ la fontaine Aréthuse,Qui dans son sein,‖ tout couvert de roseaux,De son amant‖ ne reçoit plus les eaux.Ils ont bientôt‖ découvert le rivageOù florissaient‖ Augustin et Carthage ;Séjour affreux,‖ dans nos jours infectéPar les fureurs‖ et la rapacitéDes musulmans,‖ enfants de l'ignorance.Enfin le ciel‖ conduit nos chevaliersAux doux climats‖ de la belle Provence.Là, sur les bords‖ couronnés d'oliviers,On voit les tours‖ de Marseille l'antique,Beau monument‖ d'un vieux peuple ionique.Noble cité,‖ grecque et libre autrefois,Tu n'as plus rien‖ de ce double avantage ;Il est plus beau‖ de servir sous nos rois,C'est, comme on sait,‖ un bienheureux partage.Mais tes confins‖ possèdent un trésorPlus merveilleux,‖ plus salutaire encor.Chacun connaît‖ la belle Magdeleine,Qui de son temps‖ ayant servi l'Amour,Servit le ciel‖ étant sur le retour,Et qui pleura‖ sa vanité mondaine.Elle partit‖ des rives du JourdainPour s'en aller‖ au pays de Provence,Et se fessa‖ longtemps par pénitence,Au fond d'un creux‖ du roc de Maximin.Depuis ce temps‖ un baume tout divinParfume l'air‖ qu'en ces lieux on respire.Plus d'une fille,‖ et plus d'un pèlerin,Grimpe au rocher,‖ pour abjurer l'empireDu dieu d'amour,‖ qu'on nomme esprit malin.On tient qu'un jour‖ la pénitente juive,Prête à mourir,‖ requit une faveurDe Maximin,‖ son pieux directeur.« Obtenez-moi,‖ si jamais il arriveQue sur mon roc‖ une paire d'amantsEn rendez-vous‖ viennent passer leur temps,Leurs feux impurs‖ dans tous les deux s'éteignent ;Qu'au même instant‖ ils s'évitent, se craignent,Et qu'une forte‖ et vive aversionSoit de leurs cœurs‖ la seule passion. »Ainsi parla‖ la sainte aventurière.Son confesseur‖ exauça sa prière.Depuis ce temps,‖ ces lieux sanctifiésVous font haïr‖ les gens que vous aimiez.Les paladins,‖ ayant bien vu Marseilles,Son port, sa rade,‖ et toutes les merveillesDont les bourgeois‖ rebattaient leurs oreilles,Furent requis‖ de visiter le roc,Ce roc fameux,‖ surnommé Sainte-Baume,Tant célébré‖ chez la gent porte-froc,Et dont l'odeur‖ parfumait le royaume.Le beau Français‖ y va par piété,Le fier Anglais‖ par curiosité.En gravissant‖ ils virent près du dômeSur les degrés‖ dans ce roc pratiqués,Des voyageurs‖ à prier appliqués.Dans cette troupe‖ étaient deux voyageusesL'une à genoux,‖ mains jointes, cou tendu ;L'autre debout,‖ et des plus dédaigneuses.O doux objets !‖ moment inattendu !Ils ont tous deux‖ reconnu leurs maîtresses !Les voilà donc,‖ pécheurs et pécheressesDans ce parvis‖ si funeste aux amours.En peu de mots‖ l'Anglaise leur raconteComment son bras,‖ par le divin secours,Sur Martinguerre‖ a su venger sa honte.Elle eut le soin,‖ dans ce péril urgent,De se saisir‖ d'une bourse assez rondeQu'avait le mort,‖ attendu que l'argentEst inutile‖ aux gens de l'autre monde.Puis franchissant,‖ dans l'horreur de la nuit,Les murs mal clos‖ de cet affreux réduit,Le sabre au poing,‖ vers la prochaine riveElle a conduit‖ sa compagne craintive,Elle a monté‖ sur un léger esquif ;Et réveillant‖ matelots, capitaine,En bien payant,‖ le couple fugitifA navigué‖ sur la mer de Tyrrhène.Enfin des vents‖ le sort capricieux,Ou bien le ciel‖ qui fait tout pour le mieux,Les met tous quatre‖ aux pieds de Magdeleine.O grand miracle !‖ ô vertu souveraine !A chaque mot‖ que prononçait Judith,De son amant‖ le grand cœur s'affadit :Ciel ! quel dégoût,‖ et bientôt quelle haineSuccède aux traits‖ du plus charmant amour !Il est payé‖ d'un semblable retour.Ce La Trimouille,‖ à qui sa DorothéeParut longtemps‖ plus belle que le jour,La trouve laide,‖ imbécile, affectée,Gauche, maussade,‖ et lui tourne le dos.La belle en lui‖ voyait le roi des sots,Le détestait,‖ et détournait la vue ;Et Magdeleine,‖ au milieu d'une nue,Goûtait en paix‖ la satisfactionD'avoir produit‖ cette conversion.Mais Magdeleine,‖ hélas ! fut bien déçue :Car elle obtint‖ des saints du paradisQue tout amant‖ venu dans son logisN'aimerait plus‖ l'objet de ses faiblessesTant qu'il serait‖ dans ses rochers bénis ;Mais dans ses vœux‖ la sainte avait omisDe stipuler‖ que les amants guérisNe prendraient pas‖ de nouvelles maîtresses.Saint Maximin‖ ne prévit point le cas ;Dont il advint‖ que l'Anglaise infidèleAu Poitevin‖ tendit ses deux beaux bras,Et qu'Arondel‖ jouit des doux appasDe Dorothée,‖ et fut enchanté d'elle.L'abbé Trithème‖ a même prétenduQue Magdeleine,‖ à ce troc imprévu,Du haut des cieux‖ s'était mise à sourire.On peut le croire,‖ et la justifier.La vertu plaît :‖ mais, malgré son empire,On a du goût‖ pour son premier métier.Il arriva‖ que les quatre partiesDe Sainte-Baume‖ à peine étaient sorties,Que le miracle‖ alors n'opéra plus.Il n'a d'effet‖ que dans l'auguste enceinte,Et dans le creux‖ de cette roche sainte.Au bas du mont,‖ La Trimouille confusD'avoir haï‖ quelque temps Dorothée,Rendant justice‖ à ses touchants attraits.La retrouva‖ plus tendre que jamais,Plus que jamais‖ elle s'en vit fêtée ;Et Dorothée,‖ en proie à sa douleur,Par son amour‖ expia son erreurEntre les bras‖ du héros qu'elle adore.Sire Arondel‖ reprit sa Rosamore,Dont le courroux‖ fut bientôt désarmé.Chacun aima‖ comme il avait aimé ;Et je puis dire‖ encor que MagdeleineEn les voyant‖ leur pardonna sans peine.Le dur Anglais,‖ l'aimable Poitevin,Ayant chacun‖ leur héroïne en croupe,Vers Orléans‖ prirent leur droit chemin,Tous deux brûlant‖ de rejoindre leur troupe,Et de venger‖ l'honneur de leur pays.Discrets amants,‖ généreux ennemis,Ils voyageaient‖ comme de vrais amis,Sans désormais‖ se faire de querelles,Ni pour leurs rois,‖ ni même pour leurs belles.

Versification

Forme
Strophe unique
Rimes
2[abacbc] 59[aa] 6[abba] 17[abab] 2[aabab] 4[aabba] 3[abaab] 4[aaa] 3[abbab] 1[ababab] 1[abbaa] 1[abbacca] 1[ababa] 1[ababccb] 1[abbba]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a battus / pointus masculine, classiqueb escrime / estime féminine, classiquec nus / vertus masculine, classiqued adversaire / colère féminine, classiquee conflit / unit masculine, classiquef fortune / commune féminine, classiqueg contraires / frères féminine, classiqueh cruel / Arondel masculine, classiquei nature / dure féminine, classiquej d'airain / Poitevin masculine, classiquek surprendre / tendre féminine, classiquel l'amitié / fortifié masculine, classiquem courtoisie / ravie féminine, classiquen combats / pas / trépas masculine, classiqueo adore / Rosamore féminine, classiquep amis / avis masculine, classiqueq Livourne / tourne féminine, classiquer opposé / aisé masculine, classiques fourvoie / proie féminine, classiquet sûreté / écarté masculine, classiqueu Gaëte / retraite féminine, classiquev rapacité / malpropreté / impureté masculine, classiquew bruyante / enfante féminine, classiquex flammes / âmes féminine, classiquey humain / frein masculine, classiquez parfaite / faite féminine, classiquea effronté / côté / santé masculine, classiqueb belles / mesdemoiselles féminine, classiquec nuit / duit masculine, classiqued Italienne / chrétienne féminine, classiquee mots / sanglots masculine, classiquef visage / nuage féminine, classiqueg tour / l'Amour / jour masculine, classiqueh ensevelie / recueillie féminine, classiquei inhumain / hautain masculine, classiquej joie / proie féminine, classiquek bandit / lit masculine, classiquel Martinguerre / d'Angleterre / verre féminine, classiquem dit / rit masculine, classiquen effrontée / Dorothée féminine, classiqueo impudemment / fièrement masculine, classiquep visage / personnage féminine, classiqueq bégayant / étincelant masculine, classiquer corsaire / Cythère féminine, classiques convenus / Bacchus / confus masculine, classiquet chère / fière féminine, classiqueu désir / plaisir masculine, classiquev chose / j'ose féminine, classiquew appas / bras masculine, classiquex j'aime / suprême / baptême féminine, classiquey lieu / Dieu masculine, classiquez haute / hôte féminine, classiquea ténébreux / affreux masculine, classiqueb cohue / étendue féminine, classiquec d'horreur / peur masculine, classiqued partie / d'Italie / engourdie féminine, classiquee offusqué / provoqué / piqué masculine, classiquef tendresses / caresses féminine, classiqueg mort / effort / dort masculine, classiqueh cimeterre / Martinguerre / Pierre féminine, classiquei tira / Débora masculine, classiquej fatal / l'animal masculine, classiquek s'apprête / tête féminine, classiquel engourdi / appesanti masculine, classiquem élevée / abreuvée féminine, classiquen débauché / détaché masculine, classiqueo héroïne / purpurine féminine, classiquep lit / s'évanouit / esprit masculine, classiqueq sanglante / tremblante féminine, classiquer êtes / entrefaites féminine, classiques danger / égorger masculine, classiquet Rosamore / encore féminine, classiqueu moi / effroi masculine, classiquev d'elles / belles / nouvelles féminine, classiquew trouvé / arrivé masculine, classiquex flots / repos masculine, classiquey tour / séjour masculine, classiquez apostolique / Adriatique féminine, classiquea paradis / Téthys masculine, classiqueb fertile / Virgile féminine, classiquec joufflus / émus masculine, classiqued d'Orithye / engloutie féminine, classiquee connus / plus masculine, classiquef entendre / cendre féminine, classiqueg Scylla / l'Etna / changea masculine, classiqueh Syracuse / Aréthuse féminine, classiquei roseaux / eaux masculine, classiquej rivage / Carthage féminine, classiquek infecté / rapacité masculine, classiquel l'ignorance / Provence féminine, classiquem chevaliers / d'oliviers masculine, classiquen l'antique / ionique féminine, classiqueo autrefois / rois masculine, classiquep avantage / partage féminine, classiqueq trésor / encor masculine, classiquer Magdeleine / mondaine féminine, classiques l'Amour / retour masculine, classiquet Jourdain / Maximin masculine, classiqueu Provence / pénitence féminine, classiquev divin / pèlerin / malin masculine, classiquew respire / l'empire féminine, classiquex juive / arrive féminine, classiquey faveur / directeur masculine, classiquez d'amants / temps masculine, classiquea s'éteignent / craignent féminine, classiqueb aversion / passion masculine, classiquec aventurière / prière féminine, classiqued sanctifiés / aimiez masculine, classiquee Marseilles / merveilles / oreilles féminine, classiquef roc / porte-froc masculine, classiqueg Sainte-Baume / royaume / dôme féminine, classiqueh piété / curiosité masculine, classiquei pratiqués / appliqués masculine, classiquej voyageuses / dédaigneuses féminine, classiquek tendu / inattendu masculine, classiquel maîtresses / pécheresses féminine, classiquem amours / secours masculine, classiquen raconte / honte féminine, classiqueo urgent / l'argent masculine, classiquep ronde / monde féminine, classiqueq nuit / réduit masculine, classiquer rive / craintive féminine, classiques esquif / fugitif masculine, classiquet capitaine / Tyrrhène féminine, classiqueu capricieux / mieux masculine, classiquev Magdeleine / souveraine / haine féminine, classiquew Judith / s'affadit masculine, classiquex amour / retour / jour masculine, classiquey Dorothée / affectée féminine, classiquez dos / sots masculine, classiquea vue / nue / déçue féminine, classiqueb satisfaction / conversion masculine, classiquec paradis / logis masculine, classiqued faiblesses / maîtresses féminine, classiquee bénis / omis / guéris masculine, classiquef cas / bras / appas masculine, classiqueg infidèle / d'elle féminine, classiqueh prétendu / imprévu masculine, classiquei sourire / empire féminine, classiquej justifier / métier masculine, classiquek parties / sorties féminine, classiquel plus / confus masculine, classiquem enceinte / sainte féminine, classiquen Dorothée / fêtée féminine, classiqueo attraits / jamais masculine, classiquep douleur / erreur masculine, classiquer désarmé / aimé masculine, classiques Magdeleine / peine féminine, classiquet Poitevin / chemin masculine, classiqueu croupe / troupe féminine, classiquev pays / ennemis / amis masculine, classiquew querelles / belles féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

329 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète de Voltaire, Paris, Furne, Libraire-Éditeur, 1835· numérisation poesies.net· Sources