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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La Pucelle d’Orléans, 1752

Chant Xix

Voltaire· strophe unique, décasyllabes, 315 vers

Argument Mort du brave et tendre La Trimouille et de la charmante Dorothée. Le dur Tirconel se fait chartreux.

Sœur de la Mort,‖ impitoyable Guerre,Droit des brigands‖ que nous nommons héros,Monstre sanglant,‖ né des flancs d'Atropos,Que tes forfaits‖ ont dépeuplé la terre !Tu la couvris‖ et de sang et de pleurs.Mais quand l'Amour‖ joint encor ses malheursA ceux de Mars ;‖ lorsque la main chérieD'un tendre amant‖ de faveurs enivréRépand un sang‖ par lui-même adoré,Et qu'il voudrait‖ racheter de sa vie ;Lorsqu'il enfonce‖ un poignard égaréAu même sein‖ que ses lèvres brûlantesOnt marqueté‖ d'empreintes si touchantes ;Qu'il voit fermer‖ à la clarté du jourCes yeux aimés‖ qui respiraient l'amour :D'un tel objet‖ les peintures terriblesFont plus d'effet‖ sur les cœurs nés sensibles,Que cent guerriers‖ qui terminent leur sort,Payés d'un roi‖ pour courir à la mort.Charle, entouré‖ de la troupe royale,Avait repris‖ cette raison fatale,Présent maudit‖ dont on fait tant de cas,Et s'en servait‖ pour chercher les combats.Ils cheminaient‖ vers les murs de la ville,Vers ce château,‖ son noble et sûr asile,Où se gardaient‖ ces magasins de Mars,Ce long amas‖ de lances et de dards,Et les canons‖ que l'enfer en sa rageAvait fondus‖ pour notre affreux usage.Déjà des tours‖ le faîte paraissait ;La troupe en hâte‖ au grand trot avançait,Pleine d'espoir‖ ainsi que de courage :Mais La Trimouille,‖ honneur des PoitevinsEt des amants,‖ allant près de sa dameAu petit pas,‖ et parlant de sa flamme,Manqua sa route‖ et prit d'autres chemins.Dans un vallon‖ qu'arrose une onde pure,Au fond d'un bois‖ de cyprès toujours verts,Qu'en pyramide‖ a formés la nature,Et dont le faîte‖ a bravé cent hivers,Il est un antre‖ où souvent les NaïadesEt les Sylvains‖ viennent prendre le frais.Un clair ruisseau,‖ par des conduits secrets,Y tombe en nappe,‖ et forme vingt cascades.Un tapis vert‖ est tendu tout auprès ;Le serpolet,‖ la mélisse naissante,Le blanc jasmin,‖ la jonquille odorante,Y semblent dire‖ aux bergers d'alentour :« Reposez-vous‖ sur ce lit de l'Amour. »Le Poitevin‖ entendit ce langageDu fond du cœur.‖ L'haleine des zéphyrs,Le lieu, le temps,‖ sa tendresse, son âgeSurtout sa dame,‖ allument ses désirs.Les deux amants‖ de cheval descendirent,Sur le gazon‖ côte à côte se mirent,Et puis des fleurs,‖ puis des baisers cueillirent :Mars et Vénus,‖ planant du haut des cieux,N'ont jamais vu‖ d'objets plus dignes d'eux ;Du fond des bois‖ les Nymphes applaudirent ;Et les moineaux,‖ les pigeons de ces lieux,Prirent exemple,‖ et s'en aimèrent mieux.Dans le bois même‖ était une chapelle,Séjour funèbre‖ à la mort consacré,Où l'avant-veille‖ on avait enterréDe Jean Chandos‖ la dépouille mortelle.Deux desservants,‖ vêtus d'un blanc surplis,Y dépêchaient‖ de longs De profundis.Paul Tirconel‖ assistait au service,Non qu'il goûtât‖ ce dévot exercice,Mais au défunt‖ il était attaché.Du preux Chandos‖ il était frère d'armes,Fier comme lui,‖ comme lui débauché,Ne connaissant‖ ni l'amour ni les larmes.Il conservait‖ un reste d'amitiéPour Jean Chandos ;‖ et dans sa violenceIl jurait Dieu‖ qu'il en prendrait vengeance,Plus par colère‖ encor que par pitié.Il aperçut‖ du coin d'une fenêtreLes deux chevaux‖ qui s'amusaient à paître ;Il va vers eux :‖ ils tournent en ruantVers la fontaine,‖ où l'un et l'autre amantA ses transports‖ en secret s'abandonne,Occupés d'eux,‖ et ne voyant personne.Paul Tirconel,‖ dont l'esprit inhumainNe souffrait pas‖ les plaisirs du prochain,Grinça des dents,‖ et s'écria : « Profanes,C'est donc ainsi,‖ dans votre indigne ardeur,Que d'un héros‖ vous insultez les mânes !Rebut honteux‖ d'une cour sans pudeur,Vils ennemis,‖ quand un Anglais succombe ,Vous célébrez‖ ce rare événement ;Vous l'outragez‖ au sein du monument,Et vous venez‖ vous baiser sur sa tombe !Parle, est-ce toi,‖ discourtois chevalier,Fait pour la cour‖ et né pour la mollesse,Dont la main faible‖ aurait, par quelque adresse,Donné la mort‖ à ce puissant guerrier ?Quoi ! sans parler‖ tu lorgnes ta maîtresse !Tu sens ta honte,‖ et ton cœur se confond. »A ce discours‖ La Trimouille répond :« Ce n'est point moi ;‖ je n'ai point cette gloire.Dieu, qui conduit‖ la valeur des héros,Comme il lui plaît‖ accorde la victoire.Avec honneur‖ je combattis Chandos ;Mais une main‖ qui fut plus fortunéeAux champs de Mars‖ trancha sa destinée ;Et je pourrai‖ peut-être dès ce jourPunir aussi‖ quelque Anglais à mon tour. »Comme un vent frais‖ d'abord par son murmureFrise en sifflant‖ la surface des eaux,S'élève, gronde,‖ et, brisant les vaisseaux,Répand l'horreur‖ sur toute la nature :Tels La Trimouille‖ et le dur TirconelSe préparaient‖ au terrible duelPar ces propos‖ pleins d'ire et de menace.Ils sont tous deux‖ sans casque et sans cuirasse.Le Poitevin‖ sur les fleurs du gazonAvait jeté‖ près de sa MilanaiseCuirasse, lance,‖ et sabre, et morion,Tout son harnois,‖ pour être plus à l'aise ;Car de quoi sert‖ un grand sabre en amours ?Paul Tirconel‖ marchait armé toujours ;Mais il laissa‖ dans la chapelle ardenteSon casque d'or,‖ sa cuirasse brillante,Ses beaux brassards‖ aux mains d'un écuyer.Il ne garda‖ qu'un large baudrierQui soutenait‖ sa lame étincelante.Il la tira.‖ La Trimouille à l'instant,Prêt à punir‖ ce brutal insulaire,D'un saut léger‖ à son arme sautant,La ramassa‖ tout bouillant de colère,Et s'écriant :‖ « Monstre cruel, attends,Et tu verras‖ bientôt ce que mériteUn scélérat‖ qui, faisant l'hypocrite,S'en vient troubler‖ un rendez-vous d'amants. »Il dit, et pousse‖ à l'Anglais formidable.Tels en Phrygie‖ Hector et MénélasSe menaçaient,‖ se portaient le trépas,Aux yeux d'Hélène‖ affligée et coupable.L'antre, le bois,‖ l'air, le ciel retentitDes cris perçants‖ que jetait Dorothée :Jamais l'amour‖ ne l'a plus transportée ;Son tendre cœur‖ jamais ne ressentitUn trouble égal.‖ » Eh quoi ! sur le pré mêmeOù je goûtais‖ les pures voluptés,Dieux tout-puissants,‖ je perdrais ce que j'aime !Cher La Trimouille !‖ Ah ! barbare, arrêtez ;Barbare Anglais,‖ percez mon sein timide. »Disant ces mots,‖ courant d'un pas rapide,Les bras tendus,‖ les yeux étincelants,Elle s'élance‖ entre les combattants.De son amant‖ la poitrine d'albâtre,Ce doux satin,‖ ce sein qu'elle idolâtre,Était déjà‖ vivement effleuréD'un coup terrible‖ à grand'peine paré.Le beau Français,‖ que sa blessure irrite,Sur le Breton‖ vole et se précipite.Mais Dorothée‖ était entre les deux.O dieu d'amour !‖ ô ciel ! ô coup affreux !O quel amant‖ pourra jamais apprendre,Sans arroser‖ mes écrits de ses pleurs,Que des amants‖ le plus beau, le plus tendre,Le plus comblé‖ des plus douces faveurs,A pu frapper‖ sa maîtresse charmante !Ce fer mortel,‖ cette lame sanglantePerçait ce cœur,‖ ce siège des amours,Qui pour lui seul‖ fut embrasé toujours :Elle chancelle,‖ elle tombe expirante,Nommant encor‖ La Trimouille… et la mort,L'affreuse mort‖ déjà s'emparait d'elle :Elle le sent ;‖ elle fait un effort,Rouvre les yeux‖ qu'une nuit éternelleAllait fermer ;‖ et de sa faible main,De son amant‖ touchant encor le sein,Et lui jurant‖ une ardeur immortelle,Elle exhalait‖ son âme et ses sanglots ;Et « J'aime… J'aime…‖ » étaient les derniers motsQue prononça‖ cette amante fidèle.C'était en vain.‖ Son La Trimouille, hélas !N'entendait rien.‖ Les ombres du trépasL'environnaient ;‖ il est tombé près d'elleSans connaissance :‖ il était dans ses brasTeint de son sang,‖ et ne le sentait pas.A ce spectacle‖ épouvantable et tendre,Paul Tirconel‖ demeura quelque tempsGlacé d'horreur ;‖ l'usage de ses sensFut suspendu.‖ Tel on nous fait entendreQue cet Atlas,‖ que rien ne put toucher,Prit autrefois‖ la forme d'un rocher.Mais la pitié‖ que l'aimable natureMit de sa main‖ dans le fond de nos cœursPour adoucir‖ les humaines fureurs,Se fit sentir‖ à cette âme si dure :Il secourut‖ Dorothée ; il trouvaDeux beaux portraits‖ tous deux en miniature,Que Dorothée‖ avec soin conservaDans tous les temps‖ et dans toute aventure.On voit dans l'un‖ La Trimouille aux yeux bleus,Aux cheveux blonds ;‖ les traits de son visageSont fiers et doux :‖ la grâce et le courageY sont mêlés‖ par un accord heureux.Tirconel dit :‖ « Il est digne qu'on l'aime. »Mais que dit-il,‖ lorsqu'au second portraitIl aperçut‖ qu'on l'avait peint lui-même ?Il se contemple,‖ il se voit trait pour trait.Quelle surprise !‖ en son âme il rappelleQue vers Milan‖ voyageant autrefois,Il a connu‖ Carminetta la belle,Noble et galante,‖ aux Anglais peu cruelle ;Et qu'en partant‖ au bout de quelques mois,La laissant grosse,‖ il eut la complaisanceDe lui donner,‖ pour adoucir l'absence,Ce beau portrait‖ que du Lombard BélinLa main savante‖ a mis sur le vélin.De Dorothée,‖ hélas ! elle fut mère ;Tout est connu :‖ Tirconel est son pèreIl était froid,‖ indifférent, hautain,Mais généreux,‖ et dans le fond humain.Quand la douleur‖ à de tels caractèresFait éprouver‖ ses atteintes amères,Ses traits sur eux‖ font des impressionsQui n'entrent point‖ dans les cœurs ordinaires,Trop aisément‖ ouverts aux passions.L'acier, l'airain‖ plus fortement s'allumeQue les roseaux‖ qu'un feu léger consume.Ce dur Anglais‖ voit sa fille à ses pieds,De son beau sang‖ la mort s'est assouvie ;Il la contemple,‖ et ses yeux sont noyésDes premiers pleurs‖ qu'il versa de sa vie.Il l'en arrose,‖ il l'embrasse cent fois,De hurlements‖ il étonne les bois,Et, maudissant‖ la fortune et la guerre,Tombe à la fin‖ sans haleine et sans voix.A ces accents‖ tu rouvris la paupière,Tu vis le jour,‖ La Trimouille, et soudainTu détestas‖ ce reste de lumière.Il retira‖ son arme meurtrièreQui traversait‖ cet adorable sein ;Sur l'herbe rouge‖ il pose la poignée,Puis sur la pointe‖ avec force élancé,D'un coup mortel‖ il est bientôt percé,Et de son sang‖ sa maîtresse est baignée.Aux cris affreux‖ que poussa Tirconel,Les écuyers,‖ les prêtres accoururent ;Épouvantés‖ du spectacle cruel,Ces cœurs de glace‖ ainsi que lui s'émurent ;Et Tirconel‖ aurait suivi sans euxLes deux amants‖ au séjour ténébreux.Ayant enfin‖ de ce désordre extrêmeCalmé l'horreur,‖ et rentrant en lui-même,Il fit poser‖ ces amants malheureuxSur un brancard‖ que des lances formèrent :Au camp du roi‖ des guerriers les portèrent,Et de leurs pleurs‖ les chemins arrosèrent.Paul Tirconel,‖ homme en tout violentPrenait toujours‖ son parti sur-le-champ.Il détesta,‖ depuis cette aventure,Et femme, et fille,‖ et toute la nature.Il monte un barbe ;‖ et, courant sans valets,L'œil morne et sombre,‖ et ne parlant jamais,Le cœur rongé,‖ va dans son humeur noireDroit à Paris,‖ loin des rives de Loire.En peu de jours‖ il arrive à Calais,S'embarque, et passe‖ à sa terre natale :C'est là qu'il prit‖ la robe monacaleDe saint Bruno ;‖ c'est là qu'en son ennuiIl mit le ciel‖ entre le monde et lui,Fuyant ce monde,‖ et se fuyant lui-même ;C'est là qu'il fit‖ un éternel carême ;Il y vécut‖ sans jamais dire un mot,Mais sans pouvoir‖ jamais être dévot.Quand le roi Charle,‖ Agnès, et la guerrière,Virent passer‖ ce convoi douloureux,Qu'on aperçut‖ ces amants généreux,Jadis si beaux‖ et si longtemps heureux,Souillés de sang‖ et couverts de poussière,Tous les esprits‖ parurent effrayés,Et tous les yeux‖ de pleurs furent noyés.On pleura moins‖ dans la sanglante Troie,Quand de la mort‖ Hector devint la proie,Et lorsqu'Achille,‖ en modeste vainqueur,Le fit traîner‖ avec tant de douceurLes pieds liés‖ et la tête pendante,Après son char‖ qui volait sur les morts ;Car Andromaque‖ au moins était vivante,Quand son époux‖ passa les sombres bords.La belle Agnès,‖ Agnès toute tremblante,Pressait le roi,‖ qui pleurait dans ses bras,Et lui disait :‖ « Mon cher amant, hélas !Peut-être un jour‖ nous serons l'un et l'autrePortés ainsi‖ dans l'empire des morts :Ah ! que mon âme,‖ aussi bien que mon corps,Soit à jamais‖ unie avec la vôtre ! »A ces propos,‖ qui portaient dans les cœursLa triste crainte‖ et les molles douleurs,Jeanne prenant‖ ce ton mâle et terrible,Organe heureux‖ d'un courage invincible,Dit : « Ce n'est point‖ par des gémissements,Par des sanglots,‖ par des cris, par des larmes,Qu'il faut venger‖ ces deux nobles amants :C'est par le sang :‖ prenons demain les armes.Voyez, ô roi,‖ ces remparts d'Orléans,Tristes remparts‖ que l'Anglais environne.Les champs voisins‖ sont encor tout fumantsDu sang versé‖ que vous-même en personneFîtes couler‖ de vos royales mains.Préparons-nous ;‖ suivez vos grands desseins :C'est ce qu'on doit‖ à l'ombre ensanglantéeDe La Trimouille‖ et de sa Dorothée :Un roi doit vaincre,‖ et non pas soupirer.Charmante Agnès,‖ cessez de vous livrerAux mouvements‖ d'une âme douce et bonne.A son amant‖ Agnès doit inspirerDes sentiments‖ dignes de sa couronne. »Agnès reprit :‖ « Ah ! laissez-moi pleurer ! »

Versification

Forme
Strophe unique
Rimes
16[abba] 54[aa] 3[abbab] 5[aabba] 17[abab] 1[abbacca] 1[abaab] 2[aabab] 1[aaa] 1[abbba] 1[ababa]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a Guerre / terre féminine, classiqueb héros / d'Atropos masculine, classiquec pleurs / malheurs masculine, classiqued chérie / vie féminine, classiquee enivré / adoré / égaré masculine, classiquef brûlantes / touchantes féminine, classiqueg jour / l'amour masculine, classiqueh terribles / sensibles féminine, classiquei sort / mort masculine, classiquej royale / fatale féminine, classiquek cas / combats masculine, classiquel ville / asile féminine, classiquem Mars / dards masculine, classiquen rage / usage / courage féminine, classiqueo paraissait / avançait masculine, classiquep Poitevins / chemins masculine, classiqueq dame / flamme féminine, classiquer pure / nature féminine, classiques verts / hivers masculine, classiquet Naïades / cascades féminine, classiqueu frais / secrets / auprès masculine, classiquev naissante / odorante féminine, classiquew d'alentour / l'Amour masculine, classiquex langage / âge féminine, classiquey zéphyrs / désirs masculine, classiquez descendirent / mirent féminine, classiquea cueillirent / applaudirent féminine, classiqueb cieux / d'eux masculine, classiquec lieux / mieux masculine, classiqued chapelle / mortelle féminine, classiquee consacré / enterré masculine, classiquef surplis / profundis masculine, classiqueg service / exercice féminine, classiqueh attaché / débauché masculine, classiquei d'armes / larmes féminine, classiquej d'amitié / pitié masculine, classiquek violence / vengeance féminine, classiquel fenêtre / paître féminine, classiquem ruant / amant masculine, classiquen s'abandonne / personne féminine, classiqueo inhumain / prochain masculine, classiquep Profanes / mânes féminine, classiqueq ardeur / pudeur masculine, classiquer succombe / tombe féminine, classiques événement / monument masculine, classiquet chevalier / guerrier masculine, classiqueu mollesse / adresse / maîtresse féminine, classiquev confond / répond masculine, classiquew gloire / victoire féminine, classiquex héros / Chandos masculine, classiquey fortunée / destinée féminine, classiquez jour / tour masculine, classiquea murmure / nature féminine, classiqueb eaux / vaisseaux masculine, classiquec Tirconel / duel masculine, classiqued menace / cuirasse féminine, classiquee gazon / morion masculine, classiquef Milanaise / l'aise féminine, classiqueg amours / toujours masculine, classiqueh ardente / brillante / étincelante féminine, classiquei écuyer / baudrier masculine, classiquej l'instant / sautant masculine, classiquek insulaire / colère féminine, classiquel attends / d'amants masculine, classiquem mérite / l'hypocrite féminine, classiquen formidable / coupable féminine, classiqueo Ménélas / trépas masculine, classiquep retentit / ressentit masculine, classiqueq Dorothée / transportée féminine, classiquer même / j'aime féminine, classiques voluptés / arrêtez masculine, classiquet timide / rapide féminine, classiqueu étincelants / combattants masculine, classiquev d'albâtre / idolâtre féminine, classiquew effleuré / paré masculine, classiquex irrite / précipite féminine, classiquey deux / affreux masculine, classiquez apprendre / tendre féminine, classiquea pleurs / faveurs masculine, classiqueb charmante / sanglante / expirante féminine, classiqued mort / effort masculine, classiquee d'elle / éternelle féminine, classiquef main / sein masculine, classiqueg immortelle / fidèle / d'elle féminine, classiqueh sanglots / mots masculine, classiquei hélas / trépas masculine, classiquej bras / pas masculine, classiquek tendre / entendre féminine, classiquel temps / sens masculine, classiquem toucher / rocher masculine, classiquen nature / dure féminine, classiqueo cœurs / fureurs masculine, classiquep trouva / conserva masculine, classiqueq miniature / aventure féminine, classiquer bleus / heureux masculine, classiques visage / courage féminine, classiquet l'aime / lui-même féminine, classiqueu portrait / trait masculine, classiquev rappelle / belle / cruelle féminine, classiquew autrefois / mois masculine, classiquex complaisance / l'absence féminine, classiquey Bélin / vélin masculine, classiquez mère / père féminine, classiquea hautain / humain masculine, classiqueb caractères / amères / ordinaires féminine, classiquec impressions / passions masculine, classiqued s'allume / consume féminine, classiquee pieds / noyés masculine, classiquef assouvie / vie féminine, classiqueg fois / bois / voix masculine, classiqueh guerre / paupière féminine, classiquei soudain / sein masculine, classiquej lumière / meurtrière féminine, classiquek poignée / baignée féminine, classiquel élancé / percé masculine, classiquem Tirconel / cruel masculine, classiquen accoururent / s'émurent féminine, classiqueo eux / ténébreux / malheureux masculine, classiquep extrême / lui-même féminine, classiqueq formèrent / portèrent / arrosèrent féminine, classiquer violent / sur-le-champ masculine, classiques aventure / nature féminine, classiquet valets / jamais / Calais masculine, classiqueu noire / Loire féminine, classiquev natale / monacale féminine, classiquew ennui / lui masculine, classiquex lui-même / carême féminine, classiquey mot / dévot masculine, classiquez guerrière / poussière féminine, classiquea douloureux / généreux / heureux masculine, classiqueb effrayés / noyés masculine, classiquec Troie / proie féminine, classiqued vainqueur / douceur masculine, non classiquee pendante / vivante / tremblante féminine, classiquef morts / bords masculine, classiqueg bras / hélas masculine, classiqueh l'autre / vôtre féminine, classiquei morts / corps masculine, classiquej cœurs / douleurs masculine, classiquek terrible / invincible féminine, classiquel gémissements / amants masculine, classiquem larmes / armes féminine, classiquen d'Orléans / fumants masculine, classiqueo environne / personne féminine, classiquep mains / desseins masculine, classiqueq ensanglantée / Dorothée féminine, classiquer soupirer / livrer masculine, classiques bonne / couronne féminine, classiquet inspirer / pleurer masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

315 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète de Voltaire, Paris, Furne, Libraire-Éditeur, 1835· numérisation poesies.net· Sources