La Pucelle d’Orléans, 1752
Chant Xx
Argument Comment Jeanne tomba dans une étrange tentation ; tendre témérité de son âne ; belle résistance de la Pucelle.
L'homme et la femme‖ est chose bien fragile ;Sur la vertu‖ gardez-vous de compter :Ce vase est beau,‖ mais il est fait d'argile,Un rien le casse :‖ on peut le rajuster,Mais ce n'est pas‖ entreprise facile.Garder ce vase‖ avec précaution,Sans le ternir,‖ croyez-moi, c'est un rêve :Nul n'y parvient ;‖ témoin le mari d'Ève,Et le vieux Loth, et l’aveugle Samson,David le saint,‖ le sage Salomon,Et vous surtout,‖ sexe doux, sexe aimable,Tant du nouveau‖ que du vieux Testament,Et de l'histoire,‖ et même de la fable.Sexe dévot,‖ je pardonne aisémentVos petits tours‖ et vos petits caprices,Vos doux refus,‖ vos charmants artifices ;Mais j'avouerai‖ qu'il est de certains cas,De certains goûts‖ que je n'excuse pas.J'ai vu parfois‖ une bamboche, un singe,Gros, court, tanné,‖ tout velu sous le linge,Comme un blondin‖ caressé dans vos bras :J'en suis fâché‖ pour vos tendres appas.Un âne ailé‖ vaut cent fois mieux peut-êtreQu'un fat en robe‖ et qu'un lourd petit-maître.Sexe adorable,‖ à qui j'ai consacréLe don des vers‖ dont je fus honoré,Pour vous instruire‖ il est temps de connaîtreL'erreur de Jeanne,‖ et comme un beau grisonPour un moment‖ égara sa raison :Ce n'est pas moi,‖ c'est le sage Trithème,Ce digne abbé,‖ qui vous parle lui-même.Le gros damné‖ de père Grisbourdon,Terrible encor‖ au fond de sa chaudière,En blasphémant‖ cherchait l'occasionDe se venger‖ de la Pucelle altière,Par qui là-haut‖ d'un coup d'estramaçonSon chef tondu‖ fut privé de son tronc.Il s'écriait :‖ « O Belzébuth ! mon père,Ne pourrais-tu‖ dans quelque gros péchéFaire tomber‖ cette Jeanne sévère ?J'y crois, pour moi,‖ ton honneur attaché. »Comme il parlait,‖ arriva plein de rageHermaphrodix‖ au ténébreux rivage,Son eau bénite‖ encor sur le visage.Pour se venger,‖ l'amphibie animalVint s'adresser‖ à l'auteur de tout mal.Les voilà donc‖ tous les trois qui conspirentContre une femme.‖ Hélas ! le plus souvent,Pour les séduire‖ il n'en fallut pas tant.Depuis longtemps‖ tous les trois ils apprirentQue Jeanne d'Arc‖ dessous son cotillonGardait les clefs‖ de la ville assiégée,Et que le sort‖ de la France affligéeNe dépendait‖ que de sa mission.L'esprit du diable‖ a de l'invention :Il courut vite‖ observer sur la terreCe que faisaient‖ ses amis d'Angleterre ;En quel état‖ et de corps et d'espritSe trouvait Jeanne‖ après le grand conflit.Le roi, Dunois,‖ Agnès alors fidèle,L'âne, Bonneau,‖ Bonifoux, la Pucelle,Étaient entrés‖ vers la nuit dans le fort,En attendant‖ quelque nouveau renfort.Des assiégés‖ la brèche réparéeAux assaillants‖ ne permet plus l'entrée.Des ennemis‖ la troupe est retirée.Les citoyens,‖ le roi Charle, et Bedfort,Chacun chez soi‖ soupe en hâte et s'endort.Muses, tremblez‖ de l'étrange aventureQu'il faut apprendre‖ à la race future ;Et vous, lecteur,‖ en qui le ciel a misLes sages goûts‖ d'une tendresse pure,Remerciez‖ et Dunois et Denys,Qu'un grand péché‖ n'ait pas été commis.Il vous souvient‖ que je vous ai promisDe vous conter‖ les galantes merveillesDe ce Pégase‖ aux deux longues oreilles,Qui combattit,‖ sous Jeanne et sous Dunois,Les ennemis‖ des filles et des rois.Vous l'avez vu‖ sur ses ailes doréesPorter Dunois‖ aux lombardes contrées :Il en revint ;‖ mais il revint jaloux.Vous savez bien‖ qu'en portant la Pucelle,Au fond du cœur‖ il sentit l'étincelleDe ce beau feu,‖ plus vif encor que doux,Âme, ressort,‖ et principe des mondes,Qui dans les airs,‖ dans les bois, dans les ondes,Produit les corps‖ et les anime tous.Ce feu sacré,‖ dont il nous reste encoreQuelques rayons‖ dans ce monde épuisé,Fut pris aux ciel‖ pour animer Pandore.Depuis ce temps‖ le flambeau s'est usé :Tout est flétri ;‖ la force languissanteDe la nature,‖ en nos malheureux jours,Ne produit plus‖ que d'imparfaits amours.S'il est encor‖ une flamme agissante,Un germe heureux‖ des principes divins,Ne cherchez pas‖ chez Vénus Uranie,Ne cherchez pas‖ chez les faibles humains ;Adressez-vous‖ aux héros d'Arcadie.Beaux Céladons,‖ que des objets vainqueursOnt enchaînés‖ par des liens de fleurs ;Tendres amants‖ en cuirasse, en soutane,Prélats, abbés,‖ colonels, conseillers,Gens du bel air,‖ et même cordeliers,En fait d'amour,‖ défiez-vous d'un âne.Chez les Latins‖ le fameux âne d'or,Si renommé‖ par sa métamorphose,De celui-ci‖ n'approchait pas encor :Il n'était qu'homme,‖ et c'est bien peu de chose.L'abbé Trithème,‖ esprit sage et discret,Et plus savant‖ que le pédant Larchet,Modeste auteur‖ de cette noble histoire,Fut effrayé‖ plus qu'on ne saurait croire,Quand il fallut,‖ aux siècles à venir,De ces excès‖ transmettre la mémoire.De ses trois doigts‖ il eut peine à tenirSur son papier‖ sa plume épouvantée ;Elle tomba :‖ mais son âme agitéeSe rassura,‖ faisant réflexionSur la malice‖ et le pouvoir du diable.Du genre humain‖ cet ennemi coupableEst tentateur‖ de sa profession ;Il prend les gens‖ en sa possession ;De tout péché‖ ce père formidable,Rival de Dieu,‖ séduisit autrefoisMa chère mère,‖ un soir au coin d'un bois,Dans son jardin.‖ Ce serpent hypocriteLui fit manger‖ une pomme maudite :Même on prétend‖ qu'il fit encore pis.On la chassa‖ de son beau paradis.Depuis ce jour‖ Satan dans nos famillesA gouverné‖ nos femmes et nos filles.Le bon Trithème‖ en avait dans son tempsVu de ses yeux‖ des exemples touchants.Voici comment‖ ce grand homme raconteDu saint baudet‖ l'insolence et la honte.La grosse Jeanne,‖ au visage vermeil,Qu'ont rafraîchi‖ les pavots du sommeil,Entre ses draps‖ doucement recueillie,Se rappelait‖ les destins de sa vie.De tant d'exploits‖ son jeune cœur flattéA saint Denys‖ n'en donna pas la gloire ;Elle conçut‖ un grain de vanité.Denys, fâché,‖ comme on peut bien le croire,Pour la punir,‖ laissa quelques momentsSa protégée‖ au pouvoir de ses sens.Denys voulut‖ que sa Jeanne qu'il aimeConnût enfin‖ ce qu'on est par soi-même,Et qu'une femme,‖ en toute occasion,Pour se conduire‖ à besoin d'un patron.Elle fut prête‖ à devenir la proieD'un piège affreux‖ que tendit le démon :On va bien loin‖ sitôt qu'on se fourvoie.Le tentateur,‖ qui ne néglige rien,Prenait son temps ;‖ il le prend toujours bien.Il est partout :‖ il entra par adresseAu corps de l'âne,‖ il forma son esprit,Valeur des sons‖ à sa langue il apprit,De sa voix rauque‖ adoucit la rudesse,Et l'instruisit‖ aux finesses de l'artApprofondi‖ par Ovide et Bernard.L'âne éclairé‖ surmonta toute honte ;De l'écurie‖ adroitement il monteAu pied du lit‖ où, dans un doux repos,Jeanne en son cœur‖ repassait ses travaux ;Puis doucement‖ s'accroupissant près d'elle,Il la loua‖ d'effacer les héros,D'être invincible,‖ et surtout d'être belle.Ainsi jadis‖ le serpent séducteur,Quand il voulut‖ subjuguer notre mère,Lui fit d'abord‖ un compliment flatteur :L'art de louer‖ commença l'art de plaire.« Où suis-je ? ô ciel !‖ s'écria Jeanne d'Arc :Qu'ai-je entendu ?‖ par Saint Luc ! par saint Marc !Est-ce mon âne ?‖ ô merveille ! ô prodige !Mon âne parle,‖ et même il parle bien ! »L'âne à genoux,‖ composant son maintien,Lui dit : « O d'Arc !‖ ce n'est point un prestige ;Voyez en moi‖ l'âne de Canaan :Je fus nourri‖ chez le vieux Balaam ;Chez les païens‖ Balaam était prêtre,Moi j'étais Juif ;‖ et sans moi mon cher maîtreAurait maudit‖ tout ce bon peuple élu,Dont un grand mal‖ fût sans doute advenu.Adonaï‖ récompensa mon zèle ;Au vieil Énoc‖ bientôt on me donna :Énoc avait‖ une vie immortelle ;J'en eus autant ;‖ et le maître ordonnaQue le ciseau‖ de la Parque cruelleRespecterait‖ le fil de mes beaux ans.Je jouis donc‖ d'un éternel printemps.De notre pré‖ le maître débonnaireMe permit tout,‖ hors un cas seulement :Il m'ordonna‖ de vivre chastement.C'est pour un âne‖ une terrible affaire.Jeune et sans frein‖ dans ce charmant séjour,Maître de tout,‖ j'avais droit de tout faire,Le jour, la nuit,‖ tout, excepté l'amour.J'obéis mieux‖ que ce premier sot homme,Qui perdit tout‖ pour manger une pomme.Je fus vainqueur‖ de mon tempérament ;La chair se tut ;‖ je n'eus point de faiblesses ;Je vécus vierge :‖ or savez-vous comment ?Dans le pays‖ il n'était point d'ânesses.Je vis couler,‖ content de mon état,Plus de mille ans‖ dans ce doux célibat.« Lorsque Bacchus‖ vint du fond de la GrècePorter le thyrse,‖ et la gloire, et l'ivresse,Dans les pays‖ par le Gange arrosés,A ce héros‖ je servis de trompette :Les Indiens‖ par nous civilisésChantent encor‖ ma gloire et leur défaite.Silène et moi‖ nous sommes plus connusQue tous les grands‖ qui suivirent Bacchus.C'est mon nom seul,‖ ma vertu signalée,Qui fit depuis‖ tout l'honneur d'Apulée.« Enfin là-haut,‖ dans ces plaines d'azur,Lorsque saint George,‖ à vos Français si dur,Ce fier saint George,‖ aimant toujours la guerre,Voulut avoir‖ un coursier d'Angleterre ;Quand saint Martin,‖ fameux par son manteau,Obtint encore‖ un cheval assez beau ;Monsieur Denys,‖ qui fait comme eux figure,Voulut, comme eux,‖ avoir une monture :Il me choisit,‖ près de lui m'appela ;Il me fit don‖ de deux brillantes ailes ;Je pris mon vol‖ aux voûtes éternelles ;Du grand saint Roch‖ le chien me festoya ;J'eus pour ami‖ le porc de saint Antoine,Céleste porc,‖ emblème de tout moine ;D'étrilles d'or‖ mon maître m'étrilla ;Je fus nourri‖ de nectar, d'ambroisie :Mais, ô ma Jeanne !‖ une si belle, vieN'approche pas‖ du plaisir que je sensAu doux aspect‖ de vos charmes puissants.Le chien, le porc,‖ et George, et Denys même,Ne valent pas‖ votre beauté suprême.Croyez surtout‖ que de tous les emploisOù m'éleva‖ mon étoile bénigne,Le plus heureux,‖ le plus selon mon choix,Et dont je suis‖ peut-être le plus digne,Est de servir‖ sous vos augustes lois.Quand j'ai quitté‖ le ciel et l'empyrée,J'ai vu par vous‖ ma fortune honorée.Non, je n'ai pas‖ abandonné les cieux,J'y suis encor ;‖ le ciel est dans vos yeux. »A ce discours,‖ peut-être téméraire,Jeanne sentit‖ une juste colère.Aimer un âne,‖ et lui donner sa fleur !Souffrirait-elle‖ un pareil déshonneur,Après avoir‖ sauvé son innocenceDes muletiers‖ et des héros de France,Après avoir,‖ par la grâce d'en haut,Dans le combat‖ mis Chandos en défaut ?Mais que cet âne,‖ ô ciel ! a de mérite !Ne vaut-il pas‖ la chèvre favoriteD'un Calabrois,‖ qui la pare de fleurs ?« Non, disait-elle,‖ écartons ces horreurs.Tous ces pensers‖ formaient une tempêteAu cœur de Jeanne,‖ et confondaient sa tête,Ainsi qu'on voit‖ sur les profondes mersLes fiers tyrans‖ des ondes et des airs,L'un accourant‖ des cavernes australes,L'autre sifflant‖ des glaces boréales,Battre un vaisseau‖ cinglant sur l'OcéanVers Sumatra,‖ Bengale, ou Ceïlan :Tantôt la nef‖ aux cieux semble portée,Près des rochers‖ tantôt elle est jetée,Tantôt l'abîme‖ est prêt à l'engloutir,Et des enfers‖ elle paraît sortir.L'enfant malin‖ qui tient sous son empireLe genre humain,‖ les ânes, et les dieux,Son arc en main,‖ planait au haut des cieux,Et voyait Jeanne‖ avec un doux sourire.De Jeanne d'Arc‖ le grand cœur en secretÉtait flatté‖ de l'étonnant effetQue produisait‖ sa beauté singulièreSur le sens lourd‖ d'une âme si grossière.Vers son amant‖ elle avança la main,Sans y songer ;‖ puis la tira soudain.Elle rougit,‖ s'effraye, et se condamne ;Puis se rassure,‖ et puis lui dit : « Bel âne,Vous concevez‖ un chimérique espoir ;Respectez plus‖ ma gloire et mon devoir ;Trop de distance‖ est entre nos espèces ;Non, je ne puis‖ approuver vos tendresses ;Gardez-vous bien‖ de me pousser à bout. »L'âne reprit :‖ « L'amour égale tout.Songez au cygne‖ à qui Léda fit fête,Sans cesser d'être‖ une personne honnête.Connaissez-vous‖ la fille de Minos,Pour un taureau‖ négligeant des héros,Et soupirant‖ pour son beau quadrupède ?Sachez qu'un aigle‖ enleva Ganymède,Et que Philyre‖ avait favoriséLe dieu des mers‖ en cheval déguisé. »Il poursuivait‖ son discours ; et le diable,Premier auteur‖ des écrits de la fable,Lui fournissait‖ ces exemples frappants,Et mettait l'âne‖ au rang de nos savants.Tandis qu'il parle‖ avec tant d'élégance,Le grand Dunois,‖ qui près de là couchait,Prêtait l'oreille,‖ était tout stupéfaitDes traits hardis‖ d'une telle éloquence.Il voulut voir‖ le héros qui parlait,Et quel rival‖ l'Amour lui suscitait.Il entre, il voit‖ (ô prodige ! ô merveille !)Le possédé‖ porteur de longue oreille,Et ne crut pas‖ encor ce qu'il voyait.Jadis Vénus‖ fut ainsi confondue,Lorsqu'en un rets‖ formé de fils d'airain,Aux yeux des dieux‖ le malheureux VulcainSous le dieu Mars‖ la montra toute nue.Jeanne, après tout,‖ n'a point été vaincue ;Le bon Denys‖ ne l'abandonnait pas ;Près de l'abîme‖ il affermit ses pas ;Il la soutint‖ dans ce péril extrême.Jeanne s'indigne‖ et rentre en elle-même :Comme un soldat‖ dans son poste endormi,Qui se réveille‖ aux premières alarmes,Frotte ses yeux,‖ saute en pied, prend les armes,S'habille en hâte,‖ et fond sur l'ennemi.De Débora‖ la lance redoutableÉtait chez Jeanne‖ auprès de son chevet,Et de malheur‖ souvent la préservait.Elle la prend ;‖ la puissance du diableNe tint jamais‖ contre ce fer divin.Jeanne et Dunois‖ fondent sur le malin.Le malin court,‖ et sa voix effrayanteFait retentir‖ Blois, Orléans, et Nante ;Et les baudets‖ dans le Poitou nourrisDu même ton‖ répondaient à ses cris.Satan fuyait ;‖ mais dans sa course prompteIl veut venger‖ les Anglais et sa honte ;Dans Orléans‖ il vole comme un traitDroit au logis‖ du président Louvet.Il s'y tapit‖ dans le corps de madame :Il était sûr‖ de gouverner cette âme ;C'était son bien ;‖ le perfide est instruitDu mal secret‖ qui tient la présidente,Il sait qu'elle aime,‖ et que Talbot l'enchante.Le vieux serpent‖ en secret la conduitIl la dirige,‖ il l'enflamme, il espèreQu'elle pourra‖ prêter son ministèrePour introduire‖ aux remparts d'OrléansLe beau Talbot‖ et ses fiers combattants :En travaillant‖ pour les Anglais qu'il aime,Il sait assez‖ qu'il combat pour lui-même.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[ababa] 3[abbaa] 10[abab] 88[aa] 2[aabba] 2[aaa] 10[abba] 4[aabab] 2[abbacca] 1[abbaab] 1[abbacac]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a fragile / d'argile / facile féminine, classiqueb compter / rajuster masculine, classiquec précaution / Samson / Salomon masculine, classiqued rêve / d'Ève féminine, classiquee aimable / fable féminine, classiquef Testament / aisément masculine, classiqueg caprices / artifices féminine, classiqueh cas / pas masculine, classiquei singe / linge féminine, classiquej bras / appas masculine, classiquek peut-être / petit-maître / connaître féminine, classiquel consacré / honoré masculine, classiquem grison / raison masculine, classiquen Trithème / lui-même féminine, classiqueo Grisbourdon / l'occasion masculine, classiquep chaudière / altière féminine, classiqueq d'estramaçon / tronc masculine, classiquer père / sévère féminine, classiques péché / attaché masculine, classiquet rage / rivage / visage féminine, non classiqueu animal / mal masculine, classiquev conspirent / apprirent féminine, classiquew souvent / tant masculine, classiquex cotillon / mission / l'invention masculine, classiquey assiégée / affligée féminine, classiquez terre / d'Angleterre féminine, classiquea d'esprit / conflit masculine, classiqueb fidèle / Pucelle féminine, classiquec fort / renfort masculine, classiqued réparée / l'entrée / retirée féminine, classiquee Bedfort / s'endort masculine, classiquef aventure / future / pure féminine, classiqueg mis / Denys masculine, classiqueh commis / promis masculine, classiquei merveilles / oreilles féminine, classiquej Dunois / rois masculine, classiquek dorées / contrées féminine, classiquel jaloux / doux / tous masculine, classiquem Pucelle / l'étincelle féminine, classiquen mondes / ondes féminine, classiqueo encore / Pandore féminine, classiquep épuisé / usé masculine, classiqueq languissante / agissante féminine, classiquer jours / amours masculine, classiques divins / humains masculine, classiquet Uranie / d'Arcadie féminine, classiqueu vainqueurs / fleurs masculine, classiquev soutane / âne féminine, classiquew conseillers / cordeliers masculine, classiquex d'or / encor masculine, classiquey métamorphose / chose féminine, classiquez discret / Larchet masculine, classiquea histoire / croire / mémoire féminine, classiqueb venir / tenir masculine, classiquec épouvantée / agitée féminine, classiqued réflexion / profession / possession masculine, classiquee diable / coupable / formidable féminine, classiquef autrefois / bois masculine, classiqueg hypocrite / maudite féminine, classiqueh pis / paradis masculine, classiquei familles / filles féminine, classiquej temps / touchants masculine, classiquek raconte / honte féminine, classiquel vermeil / sommeil masculine, classiquem recueillie / vie féminine, classiquen flatté / vanité masculine, classiqueo gloire / croire féminine, classiquep moments / sens masculine, classiqueq aime / soi-même féminine, classiquer occasion / patron / démon masculine, classiques proie / fourvoie féminine, classiquet rien / bien masculine, classiqueu adresse / rudesse féminine, classiquev esprit / apprit masculine, classiquew l'art / Bernard masculine, classiquex honte / monte féminine, classiquey repos / travaux / héros masculine, classiquez d'elle / belle féminine, classiquea séducteur / flatteur masculine, classiqueb mère / plaire féminine, classiquec d'Arc / Marc masculine, classiqued prodige / prestige féminine, classiquee bien / maintien masculine, classiquef Canaan / Balaam masculine, classiqueg prêtre / maître féminine, classiqueh élu / advenu masculine, classiquei zèle / immortelle / cruelle féminine, classiquej donna / ordonna masculine, classiquek ans / printemps masculine, classiquel débonnaire / affaire / faire féminine, classiquem seulement / chastement masculine, classiquen séjour / l'amour masculine, classiqueo homme / pomme féminine, classiquep tempérament / comment masculine, classiqueq faiblesses / d'ânesses féminine, classiquer état / célibat masculine, classiques Grèce / l'ivresse féminine, non classiquet arrosés / civilisés masculine, classiqueu trompette / défaite féminine, classiquev connus / Bacchus masculine, classiquew signalée / d'Apulée féminine, classiquex d'azur / dur masculine, classiquey guerre / d'Angleterre féminine, classiquez manteau / beau masculine, classiquea figure / monture féminine, classiqueb m'appela / festoya / m'étrilla masculine, classiquec ailes / éternelles féminine, classiqued Antoine / moine féminine, classiquee d'ambroisie / vie féminine, classiquef sens / puissants masculine, classiqueg même / suprême féminine, classiqueh emplois / choix / lois masculine, classiquei bénigne / digne féminine, classiquej l'empyrée / honorée féminine, classiquek cieux / yeux masculine, classiquel téméraire / colère féminine, classiquem fleur / déshonneur masculine, classiquen innocence / France féminine, classiqueo haut / défaut masculine, classiquep mérite / favorite féminine, classiqueq fleurs / horreurs masculine, classiquer tempête / tête féminine, classiques mers / airs masculine, classiquet australes / boréales féminine, classiqueu l'Océan / Ceïlan masculine, classiquev portée / jetée féminine, classiquew l'engloutir / sortir masculine, classiquex empire / sourire féminine, classiquey dieux / cieux masculine, classiquez secret / effet masculine, classiquea singulière / grossière féminine, classiqueb main / soudain masculine, classiquec condamne / âne féminine, classiqued espoir / devoir masculine, classiquee espèces / tendresses féminine, classiquef bout / tout masculine, classiqueg fête / honnête féminine, classiqueh Minos / héros masculine, classiquei quadrupède / Ganymède féminine, classiquej favorisé / déguisé masculine, classiquek diable / fable féminine, classiquel frappants / savants masculine, classiquem d'élégance / éloquence féminine, classiquen couchait / stupéfait masculine, classiqueo parlait / suscitait / voyait masculine, classiquep merveille / oreille féminine, classiqueq confondue / nue / vaincue féminine, classiquer d'airain / Vulcain masculine, classiques pas masculine, classiquet extrême / elle-même féminine, classiqueu endormi / l'ennemi masculine, classiquev alarmes / armes féminine, classiquew redoutable / diable féminine, classiquex chevet / préservait masculine, classiquey divin / malin masculine, classiquez effrayante / Nante féminine, classiquea nourris / cris masculine, classiqueb prompte / honte féminine, classiquec trait / Louvet masculine, classiqued madame / âme féminine, classiquee instruit / conduit masculine, classiquef présidente / l'enchante féminine, classiqueg espère / ministère féminine, classiqueh d'Orléans / combattants masculine, classiquei aime / lui-même féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
349 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète de Voltaire, Paris, Furne, Libraire-Éditeur, 1835· numérisation poesies.net· Sources