La Pucelle d’Orléans, 1752
Chant XV
Argument Grand repas à l’hôtel de ville d’Orléans, suivi d’un assaut général. Charles attaque les Anglais. Ce qui arrive à la belle Agnès et à ses compagnons de voyage.
Censeurs malins,‖ je vous méprise tous,Car je connais‖ mes défauts mieux que vous.J'aurais voulu‖ dans cette belle histoire,Écrite en or‖ au temple de Mémoire,Ne présenter‖ que des faits éclatants,Et couronner‖ mon roi dans OrléansPar la Pucelle,‖ et l'Amour, et la Gloire.Il est bien dur‖ d'avoir perdu mon tempsA vous parler‖ de Cutendre et d'un page,De Grisbourdon,‖ de sa lubrique rage,D'un muletier‖ et de tant d'accidentsQui font grand tort‖ au fil de mon ouvrage.Mais vous savez‖ que ces événementsFurent écrits‖ par Trithème le sage ;Je le copie,‖ et n'ai rien inventé.Dans ces détails‖ si mon lecteur s'enfonce,Si quelquefois‖ sa dure gravitéJuge mon sage‖ avec sévérité,A certains traits‖ si le sourcil lui fronce,Il peut, s'il veut,‖ passer la pierre ponceSur la moitié‖ de ce livre enchanté ;Mais qu'il respecte‖ au moins la vérité.O vérité !‖ vierge pure et sacrée !Quand seras-tu‖ dignement révérée !Divinité‖ qui seule nous instruis,Pourquoi mets-tu‖ ton palais dans un puits ?Du fond du puits‖ quand seras-tu tirée ?Quand verrons-nous‖ nos doctes écrivains,Exempts de fiel,‖ libres de flatterie,Fidèlement‖ nous apprendre la vie,Les grands exploits‖ de nos beaux paladins ?Oh ! qu'Arioste‖ étala de prudence,Quand il cita‖ l'archevêque Turpin !Ce témoignage‖ à son livre divinDe tout lecteur‖ attire la croyance.Tout inquiet‖ encor de son destin,Vers Orléans‖ Charle était en chemin,Environné‖ de sa troupe dorée,D'armes, d'habits‖ richement décorée,Et demandant‖ à Dunois des conseils,Ainsi que font‖ tous les rois ses pareils,Dans le malheur‖ dociles et traitables,Dans la fortune‖ un peu moins praticables.Charles croyait‖ qu'Agnès et BonifouxSuivaient de loin.‖ Plein d'un espoir si doux,L'amant royal‖ souvent tourne la têtePour voir Agnès,‖ et regarde, et s'arrête ;Et quand Dunois,‖ préparant ses succès,Nomme Orléans,‖ le roi lui nomme Agnès.L'heureux bâtard,‖ dont l'active prudenceNe s'occupait‖ que du bien de la France,Le jour baissant,‖ découvre un petit fortQue négligeait‖ le bon duc de Bedfort.Ce fort touchait‖ à la ville investie :Dunois le prend,‖ le roi s'y fortifie.Des assiégeants‖ c'étaient les magasins.Le dieu sanglant‖ qui donne la victoire,Le dieu joufflu‖ qui préside aux festins,D'emplir ces lieux‖ se disputaient la gloire,L'un de canons,‖ et l'autre de bons vins :Tout l'appareil‖ de la guerre effroyable,Tous les apprêts‖ des plaisirs de la table,Se rencontraient‖ dans ce petit château :Quels vrais succès‖ pour Dunois et Bonneau !Tout Orléans‖ à ces grandes nouvellesRendit à Dieu‖ des grâces solennelles.Un Te Deum‖ en faux-bourdon chantéDevant les chefs‖ de la noble cité ;Un long dîner‖ où le juge et le maire,Chanoine, évêque,‖ et guerrier invité,Le verre en main,‖ tombèrent tous par terre ;Un feu sur l'eau,‖ dont les brillants éclairsDans la nuit sombre‖ illuminent les airs,Les cris du peuple,‖ et le canon qui gronde,Avec fracas‖ annoncèrent au mondeQue le roi Charle,‖ à ses sujets renduVa retrouver‖ tout ce qu'il a perdu.Ces chants de gloire‖ et ces bruits d'allégresseFurent suivis‖ par des cris de détresse.On n'entend plus‖ que le nom de Betfort,Alerte, aux murs,‖ à la brèche, à la mort !L'Anglais usait‖ de ces moments propicesOù nos bourgeois,‖ en vidant les flacons,Louaient leur prince,‖ et dansaient aux chansons.Sous une porte‖ on plaça deux saucisses,Non de boudin,‖ non telles que BonneauEn inventa,‖ pour un ragoût nouveau ;Mais saucissons‖ dont la poudre fatale,Se dilatant,‖ s'enflant avec éclair,Renverse tout,‖ confond la terre et l'air ;Machine affreuse,‖ homicide, infernale,Qui contenait‖ dans son ventre de ferCe feu pétri‖ des mains de Lucifer.Par une mèche‖ artistement posée,En un moment‖ la matière embraséeS'étend, s'élève,‖ et porte à mille pasBois, gonds, battants,‖ et ferrure en éclats.Le fier Talbot‖ entre et se précipite.Fureur, succès,‖ gloire, amour, tout l'excite.On voit de loin‖ briller sur son armetEn or frisé‖ le chiffre de Louvet :Car la Louvet‖ était toujours la dameDe ses pensers ;‖ et piquait sa grande âme ;Il prétendait‖ caresser ses beautésSur les débris‖ des murs ensanglantés.Ce beau Breton,‖ cet enfant de la guerre,Conduit sous lui‖ les braves d'Angleterre.« Allons, dit-il,‖ généreux conquérants,Portons partout‖ et le fer et les flammes,Buvons le vin‖ des poltrons d'Orléans,Prenons leur or,‖ baisons toutes leurs femmes. »Jamais César,‖ dont les traits éloquentsPortaient l'audace‖ et l'honneur dans les âmes,Ne parla mieux‖ à ses fiers combattants.Sur ce terrain‖ que la porte enflamméeCouvre en sautant‖ d'une épaisse fumée,Est un rempart,‖ que La Hire et PotonOnt élevé‖ de pierre et de gazon.Un parapet,‖ garni d'artillerie,Peut repousser‖ la première furie,Les premiers coups‖ du terrible Betfort.Poton, La Hire,‖ y paraissent d'abord.Un peuple entier‖ derrière eux s'évertue :Le canon gronde ;‖ et l'horrible mot : « Tue ! »Est répété‖ quand les bouches d'enferSont en silence,‖ et ne troublent plus l'air.Vers le rempart‖ les échelles dresséesPortent déjà‖ cent cohortes pressées ;Et le soldat,‖ le pied sur l'échelon,Le fer en main,‖ pousse son compagnon.Dans ce péril,‖ ni Poton ni La HireN'ont oublié‖ leur esprit qu'on admire.Avec prudence‖ ils avaient tout prévu,Avec adresse‖ à tout ils ont pourvu.L'huile bouillante‖ et la poix embrasée,De pieux pointus‖ une forêt croisée,De larges faux‖ que leur tranchant effortFait ressembler‖ à la faux de la Mort,Et des mousquets‖ qui lancent les tempêtesDe plomb volant‖ sur les bretonnes têtes,Tout ce que l'art‖ et la nécessité,Et le malheur,‖ et l'intrépidité,Et la peur même,‖ ont pu mettre en usage,Est employé‖ dans ce jour de carnage.Que de Bretons‖ bouillis, coupés, percés,Mourants en foule,‖ et par rangs entassés !Ainsi qu'on voit‖ sous cent mains diligentesChoir les épis‖ des moissons jaunissantes.Mais cet assaut‖ fièrement se maintient ;Plus il en tombe,‖ et plus il en revient.De l'hydre affreux‖ les têtes menaçantes,Tombant à terre,‖ et toujours renaissantes,N'effrayaient point‖ le fils de Jupiter ;Ainsi l'Anglais,‖ dans les feux, sous le fer,Après sa chute‖ encor plus formidable,Brave en montant‖ le nombre qui l'accable.Tu t'avançais‖ sur ces remparts sanglants,Fier Richemont,‖ digne espoir d'Orléans.Cinq cents bourgeois,‖ gens de cœur et d'élite,En chancelant‖ marchent sous sa conduite,Enluminés‖ du gros vin qu'ils ont bu ;Sa sève encor‖ animait leur vertu ;Et Richemont‖ criait d'une voix forte :« Pauvres bourgeois,‖ vous n'avez plus de porte,Mais vous m'avez,‖ il suffit, combattons. »Il dit, et vole‖ au milieu des Bretons.Déjà Talbot‖ s'était fait un passageAu haut du mur,‖ et déjà dans sa rageD'un bras terrible‖ il porte le trépas.Il fait de l'autre‖ avancer ses soldats,Criant Louvet !‖ d'une voix stentorée :Louvet l'entend,‖ et s'en tient honorée.Tous les Anglais‖ criaient aussi Louvet !Mais sans savoir‖ ce que Talbot voulait.O sots humains !‖ on sait trop vous apprendreA répéter‖ ce qu'on ne peut comprendre.Charle, en son fort‖ tristement replié,D'autres Anglais‖ par malheur entouré,Ne peut marcher‖ vers la ville attaquée ;D'accablement‖ son âme est suffoquée.« Quoi ! disait-il,‖ ne pouvoir secourirMes chers sujets‖ que mon œil voit périr !Ils ont chanté‖ le retour de leur maître ;J'allais entrer,‖ et combattre, et peut-êtreLes délivrer‖ des Anglais inhumains :Le sort cruel‖ enchaîne ici mes mains.— Non, lui dit Jeanne,‖ il est temps de paraître.Venez ; mettez,‖ en signalant vos coups,Ces durs Bretons‖ entre Orléans et vous.Marchez, mon prince,‖ et vous sauvez la ville.Nous sommes peu,‖ mais vous en valez mille. »Charles lui dit :‖ « Quoi ! vous savez flatter !Je vaux bien peu ;‖ mais je vais mériterEt votre estime,‖ et celle de la France,Et des Anglais.‖ » Il dit, pique, et s'avance.Devant ses pas‖ l'oriflamme est porté ;Jeanne et Dunois‖ volent à son côté.Il est suivi‖ de ses gens d'ordonnance ;Et l'on entend‖ à travers mille cris :« Vivent le roi,‖ Montjoie, et saint Denys ! »Charles, Dunois,‖ et la Barroise altière,Sur les Bretons‖ s'élancent par derrière :Tels que, des monts‖ qui tiennent dans leur seinLes réservoirs‖ du Danube et du Rhin,L'aigle superbe,‖ aux ailes étendues,Aux yeux perçants,‖ aux huit griffes pointues,Planant en l'air,‖ tombe sur des fauconsQui s'acharnaient‖ sur le cou des hérons.Ce fut alors‖ que l'audace anglicane,Semblable au fer‖ sur l'enclume battu,Qui de sa trempe‖ augmente la vertu,Repoussa bien‖ la valeur gallicane.Les voyez-vous,‖ ces enfants d'Albion,Et ces soldats‖ des fils de Clodion ?Fiers, enflammés,‖ de sang insatiables,Ils ont volé‖ comme un vent dans les airs.Dès qu'ils sont joints,‖ ils sont inébranlables,Comme un rocher‖ sous l'écume des mers.Pied contre pied,‖ aigrette contre aigrette,Main contre main,‖ œil contre œil, corps à corps,En jurant Dieu,‖ l'un sur l'autre on se jette ;Et l'un sur l'autre‖ on voit tomber les morts.Oh ! que ne puis-je‖ en grands vers magnifiquesÉcrire au long‖ tant de faits héroïques !Homère seul‖ a le droit de conterTous les exploits,‖ toutes les aventures,De les étendre‖ et de les répéter ;De supputer‖ les coups et les blessures,Et d'ajouter‖ aux grands combats d'HectorDe grands combats,‖ et des combats encor :C'est là sans doute‖ un sûr moyen de plaire.Mais je ne puis‖ me résoudre à vous taireD'autres dangers,‖ dont un destin cruelCirconvenait‖ la belle Agnès Sorel,Quand son amant‖ s'avançait vers la gloire.Dans le chemin,‖ sur les rives de Loire,Elle entretient‖ le père Bonifoux,Qui, toujours sage,‖ insinuant, et doux,Du tentateur‖ lui contait quelque histoireDivertissante,‖ et sans réflexions,Sous l'agrément‖ déguisant ses leçons.A quelques pas,‖ La Trimouille et sa dameS'entretenaient‖ de leur fidèle flamme,Et du dessein‖ de vivre ensemble un jourDans leur château,‖ tout entiers à l'amour.Dans leur chemin‖ la main de la natureTend sous leurs pieds‖ un tapis de verdure,Velours uni,‖ semblable au pré fameuxOù s'exerçait‖ la rapide Atalante.Sur le duvet‖ de cette herbe naissante,Agnès approche‖ et chemine avec eux.Le confesseur‖ suivit la belle errante.Tous quatre allaient,‖ tenant de beaux discoursDe piété,‖ de combats, et d'amours.Sur les Anglais,‖ sur le diable on raisonne.En raisonnant‖ on ne vit plus personne.Chacun fondait‖ doucement, doucement,Homme et cheval,‖ sous le terrain mouvant.D'abord les pieds,‖ puis le corps, puis la tête,Tout disparut,‖ ainsi qu'à cette fêteQu'en un palais‖ d'un auteur cardinalTrois fois au moins‖ par semaine on apprête,A l'opéra,‖ souvent joué si mal,Plus d'un héros‖ à nos regards échappe,Et dans l'enfer‖ descend par une trappe.Monrose vit‖ du rivage prochainLa belle Agnès,‖ et fut tenté soudainDe venir rendre‖ à l'objet qu'il observeTout le respect‖ que son âme conserve.Il passe un pont ;‖ mais il devient perclus,Quand la voyant‖ son œil ne la vit plus.Froid comme marbre,‖ et blême comme gypse,Il veut marcher,‖ mais lui-même il s'éclipse.Paul Tirconel,‖ qui de loin l'aperçut,A son secours‖ à grand galop courut.En arrivant‖ sur la place funeste,Paul Tirconel‖ y fond avec le reste.Ils tombent tous‖ dans un grand souterrainQui conduisait‖ aux portes d'un jardinTel que n'en eut‖ Louis le quatorzième,Aïeul d'un roi‖ qu'on méprise et qu'on aime ;Et le jardin‖ conduisait au château,Digne en tout sens‖ de ce jardin si beau.C'était… (mon cœur‖ à ce seul mot soupire)D'Hermaphrodix‖ le formidable empire.O Dorothée,‖ Agnès, et Bonifoux !Qu'allez-vous faire,‖ et que deviendrez-vous ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a tous / vous masculine, classiqueb histoire / Mémoire / Gloire féminine, classiquec éclatants / Orléans masculine, classiqued temps / d'accidents / événements masculine, classiquee page / rage féminine, classiquef ouvrage / sage féminine, classiqueg inventé / gravité masculine, classiqueh s'enfonce / fronce / ponce féminine, classiquei sévérité / enchanté / vérité masculine, classiquej sacrée / révérée / tirée féminine, classiquek instruis / puits masculine, classiquel écrivains / paladins masculine, classiquem flatterie / vie féminine, classiquen prudence / croyance féminine, classiqueo Turpin / divin masculine, classiquep destin / chemin masculine, classiqueq dorée / décorée féminine, classiquer conseils / pareils masculine, classiques traitables / praticables féminine, classiquet Bonifoux / doux masculine, classiqueu tête / s'arrête féminine, classiquev succès / Agnès masculine, classiquew prudence / France féminine, classiquex fort / Bedfort masculine, classiquey investie / fortifie féminine, classiquez magasins / festins / vins masculine, classiquea victoire / gloire féminine, classiqueb effroyable / table féminine, classiquec château / Bonneau masculine, classiqued nouvelles / solennelles féminine, classiquee chanté / cité / invité masculine, classiquef maire / terre féminine, classiqueg éclairs / airs masculine, classiqueh gronde / monde féminine, classiquei rendu / perdu masculine, classiquej d'allégresse / détresse féminine, classiquek Betfort / mort masculine, classiquel propices / saucisses féminine, classiquem flacons / chansons masculine, classiquen Bonneau / nouveau masculine, classiqueo fatale / infernale féminine, classiquep éclair / l'air masculine, classiqueq fer / Lucifer masculine, classiquer posée / embrasée féminine, classiques pas / éclats masculine, classiquet précipite / l'excite féminine, classiqueu armet / Louvet masculine, classiquev dame / âme féminine, classiquew beautés / ensanglantés masculine, classiquex guerre / d'Angleterre féminine, classiquey conquérants / d'Orléans masculine, classiquez flammes / femmes / âmes féminine, classiquea éloquents / combattants masculine, classiqueb enflammée / fumée féminine, classiquec Poton / gazon masculine, classiqued d'artillerie / furie féminine, classiquee Betfort / d'abord masculine, classiquef s'évertue / Tue féminine, classiqueg d'enfer / l'air masculine, classiqueh dressées / pressées féminine, classiquei l'échelon / compagnon masculine, classiquej Hire / admire féminine, classiquek prévu / pourvu masculine, classiquel embrasée / croisée féminine, classiquem effort / Mort masculine, classiquen tempêtes / têtes féminine, classiqueo nécessité / l'intrépidité masculine, classiquep usage / carnage féminine, classiqueq percés / entassés masculine, classiquer diligentes / jaunissantes féminine, classiques maintient / revient masculine, classiquet menaçantes / renaissantes féminine, classiqueu Jupiter / fer masculine, classiquev formidable / l'accable féminine, classiquew sanglants / d'Orléans masculine, classiquex d'élite / conduite féminine, classiquey bu / vertu masculine, classiquez forte / porte féminine, classiquea combattons / Bretons masculine, classiqueb passage / rage féminine, classiquec trépas / soldats masculine, classiqued stentorée / honorée féminine, classiquee Louvet / voulait masculine, classiquef apprendre / comprendre féminine, classiqueg replié / entouré masculine, classiqueh attaquée / suffoquée féminine, classiquei secourir / périr masculine, classiquej maître / peut-être / paraître féminine, classiquek inhumains / mains masculine, classiquel coups / vous masculine, classiquem ville / mille féminine, classiquen flatter / mériter masculine, classiqueo France / s'avance / d'ordonnance féminine, classiquep porté / côté masculine, classiqueq cris / Denys masculine, classiquer altière / derrière féminine, classiques sein / Rhin masculine, classiquet étendues / pointues féminine, classiqueu faucons / hérons masculine, classiquev anglicane / gallicane féminine, classiquew battu / vertu masculine, classiquex d'Albion / Clodion masculine, classiquey insatiables / inébranlables féminine, classiquez airs / mers masculine, classiquea aigrette / jette féminine, classiqueb corps / morts masculine, classiquec magnifiques / héroïques féminine, classiqued conter / répéter masculine, classiquee aventures / blessures féminine, classiquef d'Hector / encor masculine, classiqueg plaire / taire féminine, classiqueh cruel / Sorel masculine, classiquei gloire / Loire / histoire féminine, classiquek réflexions / leçons masculine, classiquel dame / flamme féminine, classiquem jour / l'amour masculine, classiquen nature / verdure féminine, classiqueo fameux / eux masculine, classiquep Atalante / naissante / errante féminine, classiqueq discours / d'amours masculine, classiquer raisonne / personne féminine, classiques doucement / mouvant masculine, classiquet tête / fête / apprête féminine, classiqueu cardinal / mal masculine, classiquev échappe / trappe féminine, classiquew prochain / soudain masculine, classiquex observe / conserve féminine, classiquey perclus / plus masculine, classiquez gypse / s'éclipse féminine, classiquea l'aperçut / courut masculine, classiqueb funeste / reste féminine, classiquec souterrain / jardin masculine, classiqued quatorzième / aime féminine, classiquee château / beau masculine, classiquef soupire / empire féminine, classiqueg Bonifoux / deviendrez-vous masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
287 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète de Voltaire, Paris, Furne, Libraire-Éditeur, 1835· numérisation poesies.net· Sources