Les épîtres, 1706‑1778
Épître Liii
1738 À MADEMOISELLE DE T*****, DE ROUEN, QUI AVAIT ÉCRIT À L’AUTEUR, CONJOINTEMENT AVEC M DE CIDEVILLE
Quoi ! Celle qui n'a dû connaîtreQue les grâces, ses tendres sœurs,De qui les mains cueillent des fleurs,Et de qui les pas les font naître,En philosophe ose paraîtreDans les profondeurs des détoursOù l'on voit les épines croître ;Et la maîtresse des amoursA choisi Newton pour son maître !Je vois cette jeune beauté,Du palais de la volupté,Se promener d'un pas agileAu temple de la vérité.La route en était difficile ;Mais elle est avec Cideville,Dans ces deux temples si fêté.Jusqu'où n'a-t-elle point étéAvec ce conducteur habile ?Je vois que la nature a fait,Parmi ses œuvres infinies,Deux fois un ouvrage parfait :Elle a formé deux émilies.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a connaître / naître / paraître féminine, classiqueb sœurs / fleurs masculine, classiquec détours / amours masculine, classiqued croître / maître féminine, classiquee beauté / volupté masculine, classiquef agile / difficile féminine, classiqueg vérité / fêté / été masculine, classiqueh Cideville / habile féminine, classiquei fait / parfait masculine, classiquej infinies / émilies féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
22 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres complètes, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1877· numérisation poesies.net· Sources