Les épîtres, 1706‑1778
Épître Lxix
AU MÊME
J'ai donc vu ce Potsdam,‖ et je ne vous vois pas ;On dit qu'ainsi que moi‖ vous prenez médecine.Que de conformités‖ m'attachent sur vos pas !Le dieu de la double colline,L'amour de tous les arts,‖ la haine des dévots ;Raisonner quelquefois‖ sur l'essence divine ;Peu hanter nosseigneurs les sots ;Au corps comme à l'esprit‖ donner peu de repos ;Mettre l'ennui toujours en fuite ;Manger trop quelquefois,‖ et me purger ensuite ;Savourer les plaisirs,‖ et me moquer des maux ;Sentir et réprimer‖ ma vive impatience :Voilà quel est mon lot,‖ voilà ma ressemblanceAvec mon aimable héros.Ô vous, maîtres du monde !‖ ô vous, rois que j'atteste,Indolents dans la paix,‖ ou de sang abreuvés…Ressemblez-lui dans tout le reste…
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[ababcbc] 1[abbacca] 1[aa]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 5 de 8)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a pas masculine, classiqueb médecine / colline / divine féminine, classiquec dévots / sots masculine, classiqued repos / maux / héros masculine, classiquee fuite / ensuite féminine, classiquef impatience / ressemblance féminine, classiqueg j'atteste / reste féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres complètes, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1877· numérisation poesies.net· Sources