À quoi il sert
L'imparfait est le temps du décor et de l'habitude dans le passé : il décrit (il pleuvait, la maison était vide), dit ce qui se répétait (chaque soir, il lisait) et pose l'arrière-plan sur lequel le passé simple ou le passé composé font avancer l'action (il lisait quand on frappa). Après si, il exprime l'hypothèse (si j'avais le temps, je viendrais) ; il sert aussi à adoucir une demande (je voulais vous demander).
Comment il se forme
Le radical de nous au présent suivi de -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient : nous finissons → je finissais, nous prenons → je prenais, nous buvons → je buvais. Seule exception, être : j'étais. Les verbes en -ier et -yer gardent leur i ou leur y devant -ions et -iez (nous criions, vous payiez) ; ceux en -cer et -ger prennent ç et ge devant a (je plaçais, nous mangions).
Les terminaisons
| 1er groupe | 2e groupe | 3e groupe |
| je | -ais | -issais | -ais |
| tu | -ais | -issais | -ais |
| il, elle | -ait | -issait | -ait |
| nous | -ions | -issions | -ions |
| vous | -iez | -issiez | -iez |
| ils, elles | -aient | -issaient | -aient |
Mêmes terminaisons pour tous les verbes, sur le radical de « nous » au présent : nous prenons → je prenais, nous buvons → je buvais. Seul être fait exception : j'étais.