ébrouer v. a.
Allem. brühen, laver à l'eau chaude ; origine d'autant plus probable que le mot paraît appartenir au nord de la France.
(Verbe 1) (1250) Fait esbroer ; (1390) esbrouer. Probablement emprunté au moyen néerlandais broeyen (« ébouillanter »), d’où « plonger dans l’eau (des tissus que l’on veut nettoyer) » → voir brouet en français, brew en anglais.
(Verbe 2) (1564) Fait esbrouer « éternuer pour dégager les naseaux ». Probablement le même que le précédent avec une dérivation sémantique vers le sens de « écumer » (tout lavage implique un rinçage de l’écume savonneuse) qui s’est ensuite appliqué à l’être humain et aux animaux avec le sens d’« ôter l’écume qui vient à la bouche » ; au sens littéral de « se rincer » en parlant des animaux qui se secouent pour se sécher, de là le sens de « secouer, agiter » qui prédomine désormais.
(Verbe 3) De brou avec le préfixe privatif é-.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Allem. brühen, laver à l'eau chaude ; origine d'autant plus probable que le mot paraît appartenir au nord de la France.
Origine obscure. On a songé à bourre, le cheval faisant sortir de ses naseaux comme une bourre. Mais cela ne convient ni aux sens ni aux formes diverses du mot. On a indiqué le bas-breton broez, brouez, emportement, mouvement de colère. Diez remarque que brave, s'il a existé dans l'ancienne langue (ce qui est très vraisemblable), y a existé sous la forme brou ou breu, comme bleu ou blou ; et que c'est de là qu'il a donné é-brouer, rendre bruyant, emporté, et ra-brouer, maltraiter en parole. Cette étymologie ingénieuse est plausible.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
v. a. Terme de métier. Laver, passer dans l'eau une pièce de toile ou d'étoffe pour en ôter les fils, les pailles et autres ordures. Lire l'article