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Étymologie de abri

nom· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· mots qui vont avec· traductions· Littré

Origine du mot abri

(1170) Du moyen français abri, de l’ancien français (même mot), déverbal sans suffixe de l’ancien français (XIe siècle) abrier (« mettre à l’abri »), usité jusqu’au début du XVIIe siècle et conservé comme terme de marine et comme régionalisme, du bas latin apricare, altération de apricari (« se mettre au soleil », puis « se mettre à l’abri, s’abriter »), de apricus (« exposé, ensoleillé »), peut-être de *apericus, lui-même de aperire (« ouvrir », puis « découvrir, dévoiler, mettre au grand jour »), peut-être issu de *ap-ueriō, et operio (« fermer ») de *op-ueriō, composés de *ueriō, dont le correspondant existerait dans les langues balto-slaves : le vieux slave *vrěti ; apparenté à veru ; de l’indo-européen commun *u̯er-.

Dans le Littré, il est indiqué « Diez n’accepte pas cette étymologie, y objectant que […] le sens ne peut pas passer de “exposé au soleil”, au sens de “à couvert”. En conséquence, il propose l’allemand bergen, au présent birg, (« cacher, mettre en sûreté ») ; d’où, par une métathèse du r, et avec la préposition romane à, on a abric. », et il précise que l’étymologie latine est tout de même la plus vraisemblable selon lui. Ménage le faisait quant à lui dériver de operio (« couvrir ») ; Sainte-Palaye s’appuie lui sur les orthographes arbri et abri pour rapporter ce mot au mot arbre, qui s’est encore écrit abre, abri aurait alors désigné le couvert que procurent les branches des arbres, et qu’ensuite, par extension, on a employé abri dans l’acception générale qui lui reste.

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de abri selon le Littré

Bourguign. averi, aibri ; wall. à l'abri, exposé : èse à l'abri del plaive, être exposé à la pluie ; bas-lat. abrica, abriga ; provenç. abric ; catal. abrig ; espagn. et port. abrigo ; du latin apricus, exposé au soleil. La concordance est complète pour la forme ; apricus ayant l'accent sur la seconde syllabe, l'accent est resté dans les langues romanes sur cette même syllabe ; ce qui est la règle de la dérivation. La signification seule fait difficulté. Mais les langues romanes ont pris se mettre à l'abri pour se mettre à couvert, parce que les choses exposées au soleil sont en quelque sorte à couvert du frold et du mauvais temps. D'ailleurs la signification d'exposé au grand air se trouve dans le wallon, comme on voit. Les langues germaniques ont aber, exposé au soleil, anc. haut allem. âpon, serein, qui paraissent avoir de la parenté avec le mot latin. Diez n'accepte pas cette étymologie, y objectant que l'italien n'a pas ce mot qu'il aurait s'il venait d'apricus, et que le sens ne peut pas passer de exposé au soleil, au sens de à couvert. En conséquence il propose l'allemand bergen, au présent birg, cacher, mettre en sûreté ; d'où, par une métathèse de l'r, et avec la préposition romane à, on a abric. Malgré ces objections, l'étymologie latine me paraît la plus vraisemblable.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot abri d'après le Littré

s. m. Ce qui protége contre.... Abri contre la pluie. Sous un abri sûr. Le mauvais temps les força de chercher un abri. La côte offrait un abri au vaisseau. Cette rade est un abri. Lire l'article

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