aide s. f.
Berry, aïde ; picard, ayude, eyude ; provenç. ajudha, ajuda, ahia ; espagn. ayuda ; ital. aita ; d'un bas-latin adjuta, du supin adjutum, de adjuvare, de ad, à (voy. À), et juvare, aider, plaire. Les anciennes formes françaises sont aïude, aïue, aïde, aïe. Les formes ahia, aita, aïde, aïe, qui sont congénères, ne s'expliquent qu'en supposant qu'à côté d'adjutum avec u long, il y a eu un adjutum avec u bref, d'où un déplacement de l'accent et par suite, aïde. À Paris, dans le peuple on dit souvent aïde. On prononçait ainsi dans le XVIe siècle, comme l'indique Palsgrave, p. 11. Dans le XVIIe s. Chifflet, Gramm. p. 197, recommande de ne séparer jamais l'i, ainsi que quelques-uns qui prononcent mal.