Bourguig. autai ; provenç. altar, autar ; espagn. altar ; ital. altare ; du latin altare, proprement, ce qu'on met dessus l'autel (Quintilien, Decl. XII, 26 : aris altaria imponere), ce qui exhausse, de altus, haut (voy. ce mot). Altare a donné régulièrement alter ou altier ou autier ; la forme autel s'est glissée à côté, par l'affinité entre l'l et l'r, et peut-être aussi par le grand usage de l'adjectif autel, semblable, mot très usité dans ces temps : l'on sait combien les langues ont de tendance à assimiler les mots qui ont peu de différence ; tendance funeste et qui rend bien des choses confuses et même inintelligibles.
Étymologie de autel
Voir aussi : Autel
Origine du mot autel
(Fin du XIe siècle) De l’ancien français alter (« table où l’on célèbre la messe »), du latin altare, surtout usité au pluriel altaria. La substitution du suffixe -er par -el est rare dans des termes désignant des objets concrets ; cette substitution s’explique peut-être par une attraction paronymique avec ostel (« hôpital, hôtel ») à une époque où les Hôtels-Dieu étaient des maisons religieuses.
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L'étymologie de autel selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot autel d'après le Littré
s. m. Sorte de table destinée à l'usage des sacrifices. Lire l'article