Origine du mot coche
(Nom 1) (XVIe siècle) Du hongrois kocsi, soit par l’intermédiaire de l’allemand Kutsche ou de l’italien cocchio, via le vénitien cochio. Le mot a hésité entre le masculin et le féminin, l’étymon allemand étant féminin et l’italien masculin.
(Nom 2) (Début du XIIIe siècle) Terme attesté en gallo-roman dans les domaines d'oïl (en Picardie et Normandie) et d'oc. Les rapports sont obscurs entre les représentants germaniques (moyen néerlandais cogge, cocge, néerlandais kog, kogge, moyen et bas allemand kogge (« navire de commerce de la Hanse »), en ancien nordique kuggi, kuggr) et romans (ancien français, occitan et catalan coca au XIIIe ; l’italien coca est attesté au XIVe siècle. Le mot a été véhiculé d'un domaine à l'autre à la faveur de courants commerciaux de la Hanse et des croisades. Le type primitif (d'où dérive aussi coque) serait issu du frison *kogge étant donné son ancienneté et les nombreuses attestations en latin médiéval et sous des formes cogga, cocka dans le domaine germanique. Mais certains estiment ce terme d'origine romane : du latin vulgaire *cocca, peut-être de conqua (« coquillage »). D’autres enfin, le font issu du bas latin caudica (« sorte de bateau »).
(Nom 3) (XIIe siècle) De l’italien cócca « entaille (sur une flèche) », sens qu’on retrouve dans l’occitan encocar, « encocher ».
(Nom 4) Apparenté à cochon.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de coche selon le Littré
coche s. m.
Provenç. coqua ; espagn. coca ; ital. cocca ; du latin concha, écaille et vase, dit, par assimilation, d'un bateau, d'un vaisseau. Ce mot a pénétré dans les langues germaniques et celtiques : ancien haut allemand, coccho ; holland. kog ; kymri, cwch ; bas-breton koked.
coche s. m.
Espagn. coche ; ital. cocchio. On le tire ordinairement du bohémien kotschi, hongrois kotczy, albanais cotzi, valaque cocie, allem. Kutsche, angl. ccach ; et cette opinion s'appuie sur le dire d'Avila, qui écrivait en 1553 : " Un chariot couvert qui se nomme en Hongrie coche, le nom et l'invention sont de ce pays. " Diez remarque que cette opinion n'est pas favorisée par l'italien cocchio qui indique ou conchula, petite coquille, ou coclea, coquille de limaçon ; mais il est difficile de contredire l'assertion d'Avila. Il est probable que le mot coche, voiture, est venu de l'Italie en France au XVIe siècle ; il y trouva le mot coche, bateau, qui était généralement féminin, et tous deux se confondirent ; si bien que le genre en resta d'abord indécis, et on disait pour une voiture aussi bien une coche qu'un coche.
coche s. f.
Wallon, cosé ; namurois, cousé, petit cochon ; dialecte d'Aix-la-Chapelle, küsch, cochon ; espagn. cochino, cochastro, cochambre. Diez suppose que coche a signifié primitivement l'animal châtré, et alors il le tire de coche, entaille, comme l'espagnol carnero, mouton, vient de crena, entaille, par métathèse ; mais rien ne montre que coche ait eu ce sens de châtré ; on ne le trouve qu'avec le sens de truie, et cochon avec celui de jeune porc. Diez rejette bien loin la dérivation celtique : kymri, hwch ; bas-breton, houch' ; Cornouailles, hoch, d'où l'anglais hog ; mais le changement de l'h aspirée en c dur n'est pas impossible ici.
coche s. f.
Provenç. coca ; ital. cocca ; angl. cock. Origine obscure, mais peut-être celtique ; car on cite le gaélique sgoch, coche, kymri cosi, bas-breton coch.
coche s. f.
Bas-lat. cocha, ceoca, souche ; anc. franç. choque, qui paraît être le même que souche (voy. CHOQUER et SOUCHE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.