Wallon, code ; namurois, coude ; Berry, quillir (prononcé ki) ; provenç. coillir, cuelhir, culhir ; catal. cullir ; espagn. coger ; portug. colher ; ital. cogliere ; du latin colligere, de col, cum, et legere, recueillir. Les formes en ir sont irrégulières, et proviennent d'une transformation de colligere en colligire ; du reste, la conjugaison suit colligere, et non colligire : je cueille, cólligo ; il cueille ou, anciennement, il queut, cólligit ; au futur, je cueillerai (cueiller-ai), et non cueillir-ai, qui s'est dit cependant au XVIe siècle et au XVIIe. L'usage a prononcé pour cueillerai, qui suit la conjugaison de colligĕre, contre cueillirai qui suit la conjugaison de colligīre. Dans certaines provinces on dit cueiller, de la 1re conjugaison.
Étymologie de cueillir
Origine du mot cueillir
(Xe siècle) Du latin colligere (« recueillir, rassembler » → voir con- et legere). L’infinitif cueillir doit son radical aux formes accentuées de l’ancienne diphtongue -ue- issue de \ɔ\ ouvert dont la prononciation a évolué jusqu’à \œ\ (pour un exemple semblable voir cor qui a fait cuer en ancien français puis cœur), et sa terminaison -ir à une réfection analogique (d’après le parfait coilli).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de cueillir selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot cueillir d'après le Littré
v. a. Détacher des fruits, des fleurs, des feuilles de la tige. Cueillir des fruits, des fraises, des raisins. Cueillir une rose. Cueillir des feuilles de mûrier. Lire l'article